19.07.2008

Tu as perdu

Tu as perdu

Allons pâle vaincu chante et que l’accord soit
Pour apaiser ma rime de ta courbe un dessein
Tandis que ton boulet enrichira mon toit
Toi esclave tu peines et moi je suis serein

Reste au seuil de la porte mirer ton maître temps
Tu n’as que la misère, lui, plaisir et pécune
Et le chapeau bien bas tu stagnes en contretemps
Sur la lèvre ton vers emprunté dans la rune

Toi le rimeur d’espoir sans projet d’avenir
Car le champ t’est ouvert où s’étoilent les cieux
Dans leurs flancs généreux tu glisseras pourrir
Je me busque en extase, moi qui suis déjà vieux

Tes couleurs sont fanées tu regardes nerveux
S’achever le combat, tu as perdu l’amie
Ta nuit descend au pas des amours malheureux
Tu manques de splendeur émouvante élégie

Artal (Bagnols sur Ceze le 19 juillet 08)


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14.07.2008

Dans le masqué du Verbe

Citation

On a couru

On a couru dans le coeur de l'hiver,
Tout au long de ses boulevards
Je t'ai consolé de tes peines
J'ai éffacé les séquelles
J'ai gravé en toi l'espoir

On a couru au milieu des ténébres
Dans une longue nuit de détresse
J'ai adopté ton chagrin
J'ai absorbé ta souffrance
Je t'ai donné toutes mes lumières,
L'espoir

Aujourd'hui il ne pleut plus sur les boulevards,
Mais il pleut sur mon réve et mes poémes
Et je coure seule

Un poème de UnRêve


Dans le masqué du Verbe

Dans le secret du cœur d’un rêve de bonheur
Le Verbe du poète effacera la pluie
Tu ne courseras plus seule observe la lueur
Dominer la solitude au parcours de ta vie

Il faut que la flamme garde son ardeur continue
Puis dès qu'elle se retrouvera brûlante
Telle que dans le passé et ses moments vécus
Ton rêve sera de nouveau une image rayonnante

Si le feu ralenti, alors donne lui du bois
Puis l'espoir se fera lumière et ta fortune avec
Et la lumière se fera baume cheminant dans la soie
Où le délice enivré de parfums embaumera l’erg sec

Artal

Tiré des poèmes arabes de Artal

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29.06.2008

Péan poétique

Péan poétique

Etrangère des sables laissez moi espérer
De vos traces de plume une vague d’amour
Un ressac vrombissant sur les dunes en damier
D’où je scande mes vers, conviant votre retour.

Je vis en sahraoui et j’honore mon frère
Mais me manque l’amie, la rémige de rêve
Femme au corps allongé mon étoile bergère
Qu’un second hémistiche livrera en la sève

Amante de mes nuits pour consoler mon cœur
Tel un vent de sablon vous viendrez écorcher
Mes chairs de vos baisers à l’acmé de l’ardeur
En soirée délicieuse, saurais-je vous contenter

Raffinant ma pensée, poésie et l’oracle
Sous les ordres d’Allah je griffonne un mirage
Et le jour du sabbat, voilerons le miracle
L’hyménée sera ombre au céleste couplage

Et le feu en nos liens épandra la fureur
Souffleront l’harmattan, le simoun, la victoire
S’embraseront nos fièvres, le tapis aux deux cœurs
La théière et la menthe, mes strophes et l’écritoire.

Du haut des minarets, une offrande d’éloges
Inonde les bienfaits du couple des métriques
L’arène saharienne se parant d’épitoges
S’abreuve des péans aux caresses poétiques.

Artal (Bagnols sur Ceze, le 29 juin 2008)


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La fleur des glaciers

La fleur des glaciers

Sur son bord bien assis j’observe le ruisseau
Et médite mon âme en exaltation
Où tu trembles de froid je frictionne ta peau
Puis baise ton sourire et ta chair en frisson

T’étreindre du regard, te chanter ma passion
Au recueil en prière je stimule l’Amphion
Qu’une douce musique se faufile à la cluse
Et tu bois cette eau fraîche et l’amour qui l’infuse

Le soleil nous fait place pour écrire ce rêve
Voir cette fleur nivéale, sa robe immaculée
Une muse à pétales qui est naît d’une sève
Le fruit de la beauté sous la cime élevée

Artal (Bagnols sur Ceze, le juin 2008)


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08.06.2008

Bruire au temps

Bruire au temps

L’envoyé du destin m’exhibe l’évidence
La missive est parfaite se délit l’accourci
Si le temps a sa fin j’ai le vers en présence
Me manque son audience je dois vivre l’ennui.

S’il n’y a plus de toi, se désistent mes envies
Alors fermant les yeux j’entrevois l’existence
D’une âme au cœur hurlant aux étoiles réunies
Maîtresse de ces lieux tu es ma Providence

Des échos de mes rimes se déverse tant d’ombre
Aspecte le latent dans leurs sources fécondes
Ma plume est toute à toi à même les coins sombres
Je t’ai toujours aimé malgré les Ris des ondes

Ah ! belle et bien élue je me perds dans les nues
Il n’est que toi qui règne au point te sacrifier
Mettant un sceau d’honneur à mes sentes perdues
A mon but infernal de tout vouloir semer.

Comment chasser l’orgueil expulser la passion
Renaître en assombri pour calmer l’engouement
Et cesser de combattre les épreuves en moisson
Je poursuis ma chérie, l’heure a sonné le temps.

Artal Bagnols le 08 juin 08

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07.06.2008

Intellective amante

3bf117c7984b2642521750997ffdb157.jpgIntellective amante

Sous la terre est l’exil pour de longues ténèbres
Du Fiancée solennel, plus beau que la lumière
Consumé par l’amour des répliques funèbres
L’acerbe décoction en purge coutumière.

Elle porte la douleur l’intellective amante
Chaste et fidèle à l’ombre, la fruition de l’amour
Plein essor vers le ciel, la fournaise ascendante
L’approche du solstice elle présage le séjour

Je recèle mes mots aux parages d’un cœur
Adorable et sublime, fruit béni fourvoyé
Mes louanges vouées, quelques rimes d’auteur
Qu’elles vivifient ton âme et ton souffle mutilé

La Passion se nourrit des annales affiliées
Des reliques chéries, la sensible oraison
Par pourvoi de tes larmes les braises confortées
Se saisissent aux flots, touant la transition

L’espérance assurée, elle s’assert à l’instance
Je prie qu’elle soit tienne la raison vit le temps
Je livre ma conscience à la lettre créance
La syllabe est vermeille, sache que je l’attends.

Artal (07 juin 08)

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17.05.2008

Parfum d’enfance

Parfum d’enfance,

Se soustrait le lointain dans ses flux de brumaille
Malgré la quintessence retenue du meilleur
Tout s’égare et s’oublie par devant la muraille
Dans la marche en avant, se détruit la lueur

Revivre son essor et les divins reflets
Leurs instants harmonieux, les doux frémissements
Aux senteurs légères du parfum des mouflets
Que nous étions alors, portés par tous les vents.

J’ai connu le bonheur et les peines aussi
La blancheur des jours gais, souvenirs éternels
Puis ceux qui l’étaient moins retombés dans l’oubli
De nos contes d’enfants, aux amours fraternels

Se ravive l’empreinte du môme que j’étais
En la venue du temps confondant la fragrance
L’automne n’est plus très loin sur sa trace je vais
Des effluves d’hier parfument l’allégeance.

Artal (mai 08)

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A la Féemuse

A la Féemuse

Mes nuits les plus profondes ont goûté ton absence
Et les jours de grisaille qu’enlaçaient mes printemps
Infini sans madone, j’explorais ta présence
Les ondes dérisoires me décomptaient du temps.

Je confesse la tristesse, mon vécu consterné
Les torturants fragments de ces moments ténus
Où nous posions nos plumes à la douce clarté
Sur ces iniques pages que nous avions élues.

Ô bien jeune féemuse j’ai bravé les effrois
La frayeur des tempêtes, j’ai goutté l’amertume
Mais ce jour il me plait à revoir ton minois
Je te contemple ô flamme au sortir de la brume.

Si le joug des hideux nous aura fait grand mal
Le souvenir soulage nos misères sont nobles
Les centons départis du grand jeu déloyal
Mais nous voilà vengés de ces cœurs ignobles

Nos larmes et sourires ont suivi les nuages
Ceux qui portent au désir la dangereuse ivresse
Fulgurante vision je sculpte des mirages
Au ciseau de platine un stratus de tendresse.

Artal (mai 08)

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03.05.2008

Marie Magdeleine - Suprême extase

82b728ec0d1174f3a8e0621c11baec64.gifMarie Magdeleine - Suprême extase

Ma pensée aux emprises des bercements du lieu
L'œil troublé contemple, de la baume sa roche
La grotte familière, les ombres du milieu
L'image transparente qu'embellit son approche
 
Sous le grand manteau sombre à l'ubac du massif
La dryade aux affûts d'un frisson, imprégnée
Vit en élévation, le cœur contemplatif
La dame de passion, lumière caressée.
 
Dans son profond regard, la douleur de l'amour
A jamais pour Jésus son doux Galiléen
Crucifié sur le mont, nébuleux est ce jour
Mais le temps reste ombre sous le pied du païen.
 
Ô Rabbi je vénère, les halos de Marie
Et ceux de Magdeleine, de ces deux femmes exquises
Pour l'une notre mère la douceur de ma vie
Au fruit de Magdala mes louanges soumises.
 
Artal (1 mai 2008)
 

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12.04.2008

Ö femmes, mon cœur fatigue

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Ö femmes, mon cœur fatigue

Les chemins verdoyants au gré de notre plume
Pénétrés de bonheur quand les mots s’abandonnent
Se confondent à l’azur par le flux de l’écume
Qui roule les beautés de celles qui nous enrobent.

Par dedans mes pensées envahies de silence
Vos ombres si pures, que poursuivent les mirages
Elles sont resplendissantes au creux de ma conscience
Ces rêves imaginés se hissent aux nuages

Ö femme tu te cambres et m’enchante ce corps
Et ses grisants attraits au taillis parfumé
M’étourdir sur le mont, Vénus donne l’accord
Où je m’abreuve encore à la source enchantée

Tes rivages de charmes font bouillir mon sang
Leurs tendres secrets au follicule précieux
Qu’une lutte sans trêve s’accroît au fil de l’an
Il s’essouffle en ton dessert, l’amant se fait vieux.

Artal (avril 08)

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06.04.2008

Un pollen de lyre

Un pollen de lyre

La fluctuante écume se verra apparaître
Roulant son sort dans la voie de l’au-delà.
Au travers la poussière se veut fuir le spectre
Le barde enchanté doit poursuivre son combat

Un regard glorieux vers sa plume à frimas
Où les mots se coulent tels un torrent de cendre
Légère excitation lorsqu’il croise moult aléas
La sentence dévale, le sirvente doit surprendre.

Les ingrats bouteront au feu l’ode à l’hyade
Et les œuvres méprisées que chante le rossignol
L’ombre les avive, l’homme poursuit l’oréade
Quand l’aède s’inspire aux larmes du campagnol

Quoi de plus divin quand la rime se déploie
L’émotion bat son plein et que tremble la main
Un pollen de lyre comme une fumée s’échoit
Sur l’infini rêve du poète qui ancre son refrain

Artal

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25.03.2008

Un rêve à Casa

Un rêve à Casa

A toi, fée de casa j’offre ces quelques fleurs
La splendeur des lilas plus un bouquet de roses
Passe la takchita et assemblons nos cœurs
Dans la soirée de plumes où s’unissent les proses

Conforte ta présence, tes jours et ton destin
Sois délice et sereine je serai ton intime
Tu goûteras mes mots j’ornerai ton jardin
Mon azur sur tes sables, on agréera la rime

Belle au conte de vie, aimée vivant tes jours
Prodigieuse harmonie suggère ton désir
Mon âme est dans ta main nos rêves sont amours
La lune et les étoiles pour nous deux vont fleurir

Je peindrai ton visage, Ô déesse du douar
Ton pays ciel de nuit qu’orne le manuscrit
Tu es toute beauté, questionne le miroir
Reflétant ta noblesse unie à mon esprit.

Je caresse un doux rêve et nos tendres secrets
A la saveur d’un temps lactescente princesse
Aux plaisirs mêlés des charmes et de l’ivresse
De ton corps oasis, je m’abreuve des reflets .

Artal

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24.03.2008

Joyeux anniversaire Artal

c5cb72e18f944d7e3312ee92f54b2ee8.jpgArtal ces quelques fleurs
venant du fond du coeur
des petites pensées
au parfum d'amitié
qui se font messagères
pour ton anniversaire
des voeux les plus sincères...

Papaye


Je rêve où je navigue

Une kyrielle de vœux, de fleurs, d’amitiés
De souhaits sincères en cette saison neuve
Vos regards parés à éblouir, les rêves rimés.

L’affect bise le temps quand teintent joyeuses
Les campanes de bronze de cette férie de regain
Qui précisent le cycle caressé de l’humain.

Mais où sont mes vingt ans par ce jour si pur
Regarde, je cavale encore dans les thyms
Foulant par le bosquet mes chaleurs d’azur.

Ô amantes des mots je recueille le message
J’agrémente cette fête de vos parfums délicats
Je souffle mes ans et demeure votre page.

Artal

Toute ma gratitude à toi Papaye que j’apprécie grandement
La poétesse au cœur d’or, aux vers d’argent et l’âme diamant

Mais encore Patou77, une plume décidée et combien belle
Un fourmillement de vers élus avec « un petit peu d’elle »

EcrirRêve, je sais également que tu as un site superbe
Il est à voir, je l’ai visité et ta poussée Africaine m’a pris

Blondinette d’amour, si tu n’étais pas si loin, je serais venu
Te faire ma flatterie, mais voilà, la distance ne m’encourage guère.
Tu hantes le site de ta rime exquise, ton réel succès, assidue
Véritable ascension, chez toi, Paques c’est chaque nuit où tu ponds tes vers

Alnilam, à toi également, ta pensée aiguille ma plume et pour cela je te remercie


Et maintenant, je vous invite tous au « Baramed » pour y déguster son thé vert.
Merci Café-crème d’avoir suivi les filles.

AMITIE Sincère

Artal

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15.03.2008

Merveilleux Poèmes

Merveilleux Poèmes

Pour peindre le mot pesant ou berceur
La rime appliquée ou plutôt cocasse
Faire chanter la plume, son bonheur
Il faut une âme qu’un poète embrasse

Pour composer le merveilleux poème
Qui serait chantonné à la volée
A l’amante, à la fille que l’on aime
Il faut un cœur pur, la douceur encrée

Sous le motus ailé, l’azur plus doux
S’inspire l’ariette au vœu destiné
Un chaudeau d’aise, tisane de houx
Voir le vers complice au pas cadencé

Et sur ces accords aux effets magiques
Ample enluminure le verbe éclot
L’art se veut décent en nobles suppliques
Et ne point grimer la bévue du sot.

Artal (Bagnols sur Ceze, le 10/03/2008)

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13.03.2008

Le miracle des roses

a7015062e9a5614289059b33efff513c.jpgA Roseline des Arcs en Provence
A Germaine de Pibrac
A Claudine de Montjoie


Le miracle des roses

Solliciter la complaisance du céleste
Puis espérer de la repentante amende
Le cœur anxieux se doit rester modeste
Il n’y a plus de pain mais roses de légende

Le peuple a faim, les âmes crient famine
La foule à genoux courbée sous la douleur
Des ventres vides, la disette assassine
Donnez-nous pitance, estimez le malheur

Roseline, Germaine et Claudine, propices
Trois gouttes de tendresse aux huis du pays
Octroyant la briffe, aux gueusants, hors la lice
Caresses magistrales, le sire n’est pas d’avis.

Surveillant leurs vierges, le trio seigneurial
Les surprirent soudain transportant sous l’effet
L’aliment de bonté, issu du four banal
Afin l’offrir à ces gens, bien tristes d’aspect

Ah que cloîtrez-vous là ma chère et belle enfant
Ouvrez donc, que je pèse, l’objet de vos délits
Mais père ce ne sont que, et tout débattant
Mille pétales de roses, sauvèrent nos brebis.

Artal (Bagnols sur Ceze, le 12 mars 08)

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11.03.2008

Le Prince Temps

Le prince temps.

9fdddd3b5573bc81c4abd2b8340fe1d0.gifD’une saison à l’autre il est là le printemps
Le cadre en mouvement, la clôture fleurie
Les arts flatteurs seyants embellissent le temps
Du flâneur encombré dans sa mine ébahie.

Observant la bulbille à éblouir ses yeux
Cette abstruse alchimie qui fait force de beauté
Contemplatif il est, tel un grand amoureux
Où réside en son cœur cet espace exalté.

L’ivresse en sa féerie aux effluves subtiles
Des senteurs du courtil excitant les amants
Alors qu’ils sont au bois les espérances graciles
Période des amours, prospèrent les grisants

Un lever de rideau sur l’estampe de roses
Que noue la passiflore engravant les esprits
Des masques de soulas à déverser leurs proses
Au cœur des étamines sur les pistils épris

Ah souviens t’en amie de la saison dernière
Le gèle du bourgeon combien je nous plaignis
Mais là s’en est fini l’allée se veut fruitière
Du Rhône au Finistère les vergers embellis


Artal (Bagnols sur Ceze mars 2008)

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05.03.2008

Rides d’Ô

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Rides d’Ô

A l’art de féerie dans ce monde magique
De rêves enchanteurs par l’aisance bercée
Pour ce festin de choix, caprice idyllique
Où le sexe a l’honneur se joue d’une corvée

Tout autour, les cœurs crient à l’empire béni
Les grâces captivantes réclamant la substance
Aux débits expressifs que trône l’aguerri
En ce jardin plaisirs où fleurit la romance

Une muse enchantée venue cueillir l’issue
Quand harassée au jeu se blottit dans mes bras
Son effarante échine généreuse et cossue
Alimente l’afflux, le flambeau monte gras.

Les fentes d’Ô avides réclamant une verge
La fontaine au nectar vint infuser l’amante
Qui de sa bouche cupide galvanisant un cierge
Le vœu étant acquis sous la ride fumante.

Vénal parage uni en débauches effrénées
Où les pièces mêlées en esclaves audacieuses
Au travers du nuage des blandices excitées
Epurent l’anodin sous la harpe luxurieuse.


Artal (Bagnols/Ceze le 29 fev 2008)

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25.02.2008

La Lourde close

Pour les trente ans d'un établissement pénitentiaire français. Une offre à la demande


La Lourde close

Une ombre que suivait une ombrine d'un doute
De son regard hagard suspendue de sa route
Entre l' acier forgé à panser ses pensées
Lèche au mur de béton quelques traces effacées
 
Mirador tour à tour il cherche les suivants
Des doubles illusions dans leurs esprits flottants
L'assujetti décompte la distance flexible
Séparant de sa cure les œuvres de l'impossible
 
De ce flot expansif, trente ans d'adversité
Il en a vu passer l'abri du condamné
Le maillon nuancé embrasser l'habitude
Des frères détenus que lie la solitude
 
Où il purge sa cause comptant les annuités
La lourde reste close, l'alcade en a les clés
Le reclus convaincu auquel j'offre ces vers
Est ombre solitaire verrouillée dans ses fers.
 
ARTAL Bagnols sur Ceze le 23/02/08
 

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15.02.2008

Lege quaeso

A l’heure de la prière, le regard tourné vers la pietà.


Lege quaeso

Tandis que mes fiançailles d'avec Agrypnie battent la fête, conjuguant ma nature d'homme à celle d'un animal solitaire, je poursuis ma quête du rêve de bohème dès que le pouvoir cérébral m'y autorise...Dans la profonde nuit de ce silence sépulcral qui m'envahit, sous l'astre de lumière de l'anodine lampe de chevet au pied grossier d'un bois verni tourné, je disparais dans mes maux.
Les pensées sont mes armes, le sommeil un ennemi, et je combats l'opposant sur le champ du cadran à panser mes plaies sans doctrine au déclin. Je vais, je viens tel le féroce du cirque donné à la curiosité d'un transit. Lui dans ses barreaux d'acier et moi entre mes quatre murs d'une chaux blanchie. Je suis au vague décomposé, un relégué baignant dans sa brume hagarde, blême jusqu'à l'asthénie totale. Et je scrute au sablier du temps, l'ambiance d'un goutte à goutte tombé de sa cascade qui dès l'aube va renaître. Courage, courage semble me lancer l'araneae suspendue dans ses fils, ta plume est insipide.
Sur le seuil, l'orée du jour cueille ses premières saveurs benoîtes. Le gibet est dressé autour duquel saigne la solitude des mots tranchés, il n'y a plus d'amant, la maîtresse s'isole dans l'avancée de son âge, à veiller les étoiles et leur route suivie

Aussi loin tu le peux, va, garde et t’en défends
Fuis celui devenu mendigot des étoiles
Un poète sans nom affaibli par le temps
Qui puise dans son rêve que recouvre le voile

Des chants de ses minuits aux pensées à la houle
Remâcher la saillie, l’infertile corps décroît
Où les mots se succèdent et quand le verbe foule
Les silences se font cris et les cris se font froids

Je cravache au désordre des souillures du clos en friand de ce soleil qui filtre mon tombeau. Le cœur est touché jusqu'à son défaut et cette peine que j'endure pour la beauté d'une flamme qui s'est éteinte un matin sur un baiser extrême à la longe de mon vers. Les lys et les lilas tapissent les jardins de géhenne où mon âme bouffie de ris artificiels au spectacle grotesque, musarde éthérée. Ma volonté rend ses hommages d'un dépit amer en grand secret à la cause du mal des mollesses d'amour, tout s'éteint sans mystère, les herbes encore fumantes et la lueur des candélabres et le fil de mes jours en ces turbulences hivernales, aux souvenirs qui me dévorent.
Ô souviens t'en ce jour, vêtue de brun, un châle sur les épaules où tu t'exposais au délice d'une fin d'automne, les bronzes silencieux au pacte factuel, j'étais faune et toi, jeune corps amour toute de beauté, fondante entre mes doigts, chère ombre devenue, toujours en splendeur divine et mon cœur trémulera éternellement au flot de ces silences nocturnes.
Les orages ont pâli les roses du courtil, ont pleuré le ciel, les vents, les rais du soleil, le reflet de nos ans d'où rayonnait l'amour alors que, peu à peu s'éteignaient les beaux jours. Toute cette œuvre de vie intime transporte sans repos sur les rives du Styx, mon âme et son bagage, nos riches splendeurs, ma misère et tes pleurs.

Mais comment m’acquitter du forfait d’infortune
Mon amour vétilleux, ses multiples accords
Au jardin des tendresses quand se vit la rancune
Les hier retrempés se noient aux désaccords

Nos printemps défeuillés, les funèbres blessures
De ces nuits qui projettent leurs obscures couleurs
Qu’accablent les péchés en montée des mercures
Sous les astres voilés ne guériront nos cœurs.

Que servent ces paroles à gorger l’univers
Cendres des feux impies mes songes sont chargés
Devrais-je submerger de mes sanglots amers
Les filles de Zeus par des chants de regrets.

Tout mon monde s’écroule, dois-je en disperser les ruines afin m’ouvrir sur une condition brutalement différente et toute nouvelle, mais comment ignorer tout ce passé, toi qui a été mienne, moi qui étais autre. Ce futur nécessaire n’existe pas alors que je ne suis qu’un démon d’Enfer qui essaie de guérir sa nostalgie à peindre et dépeindre ton visage à la fois si pur et si doux et je me dois de te rendre un intime hommage éternel, au pyrée de mon feu.
Cette aventure de reclus je la vie telle que je la mérite mais le lieu est si beau qu’il se forme ce contraste du pur et de l’impur, de l’héritier de cette antique Provence au déshérité de ce monde, piétinant l’Élysée primitif. Je bagote sur ce sentier occitanien estimant le fardeau de mes fautes, c’est une leçon de vivre, laquelle j’édifie au compte du « garri terré » privé de l’essentiel fécond des racines de ce monde. Les symboles s’infiltrent jusque dans mes songes, le fleuve qui nous sépare est un désordre des deux, venus s’unir dans le même lit depuis la nuit de nos temps. Mais on dit du temps qui se veut passé qu’il est hors du réel, que la vie est un songe couché sur son cauchemar, le penseur en sursis dans la spirale du mouvement.


Amère solitude je pendille en potence
L’étendue de mes nuits, espace confondu
A plier sous le faix qu’oppresse le silence
Je vis et désespère où le rêve est rompu.

Ô la Cèze dormeuse que j’envie votre lit
Mon être qui me fuit aux mânes s’est vendu
Je lui berce l’adieu soufflant ma poésie
Il est déjà bien tard mon monde trop perclus

J’arpente le déclin, se décroît mon ivresse
Une Agonie sans trêve que forge l’aboulie
L’ombre de mon destin en bien pâle caresse
Par ce miroir fantasque aux mille reflets polis.

Ton empreinte m’assiste, mirage de vermeil
Mais soudain tout se brise en fond de barbarie
Acidulé trumeau , consterné par l’éveil
Bien condamné je suis, le fiancé d’agrypnie.

Chanter l’affection, la splendeur idéale aux portes du Midi autour d’une souche d’olivier millénaire nourri de cette terre que nous aimons, qui t’aura vu naître et grandir tandis que moi je vivais la guerre, l’exil dès ma première décade, côtoyé la mort honorable et toute son unité négative. Tu vivais tes premières tresses et moi mes premiers cauchemars. J’ai longtemps cru que la vie durait une éternité, avec un assez long temps afin vivre un jour le bonheur édénique, mais combien j’ignorais que cette éternité là avait une fin. Je vis à présent ma solitude soit, dans le plus douillet des berceaux mais ce jour tu n’es plus là, pour attiser le campos.

J’avais rêvé ce monde voilé dans l’abandon
A méditer ton ombre, le galbe de ton corps
Tous ces moments vécus, ta chaste reddition
Figée dans la caresse aux offrandes d’accords

Imaginé ce règne celui de mon regain
Où je vis le moment dans l’antre des métriques
La fleur de poésie fécondée de ma main
En veilleur de ses nuits aux lueurs héroïques

Anticipé le temps, dérive du hasard
A me jouer de l’ère des signes du néant
De celui quotidien, il n’est jamais trop tard
Pour bayer aux nuées j’oublie le consternant

Ah, j’ai soif de la vie, les arts, leurs agréments
La saison du printemps dans les jardins fleuris
Te prendre par la main, clamer d’exquis serments
Sous le perron grisant des pures anagogies

Mais à me définir, sur le seuil de l’Érèbe
Je ne suis qu’un errant platonique songeur
Une œuvre du Démon que pâture la plèbe
La complainte surfaite du reclus louangeur

Perverti dans mes maux où bouillonne la rêverie, mon âme s’aboutant aux étreintes de la plume alors que la réserve me brûle les veines. Je sombre où la faiblesse est si douce dans les heures tardives de ce monde mi-lune, mi-soleil sous le pavois du ravissement. Un poème se naît et je cultive ses premiers sons. Il est à toi ma mie, Lege quaeso , lis le je t’en prie, au souvenir de l’enchantement qui fut notre, tandis que nous allâmes sur les granits tantôt noirs, tantôt roses, taillés d’une main maladroite, du moins, bien à distance du programme divin . Passifs, nous captivons la chaleur des crépuscules, ton sourire s’est éteint sur ton doux visage mais il demeure en moi et j’en informerai les gabelous du Grand Maître.

Je déclare Saint Père au mystère enivrant
Conserver l’anamnèse dans la perpétuité
L’amour et la sagesse, le sourire exaltant
De celle que j’ai aimée sans m’y être ajusté.

Je gage me soumettre aux lois de nos aînés
Aux saintes assemblées, a la constitution
Mais j’entends cultiver les éclats sublimés
L’ivresse de son cœur de par l’adoration.

Ô préservez Seigneur le philtre à l’apogée
Celui du pur regret en mon nuage cendreux
Endiguez ma souffrance protégez mon aimée
Des elfes diaboliques les foudres de ces gueux

J’expose mes péchés en fresque surchargée
La coulpe de la chair mon égoïsme affreux
Si près de vous Très-Haut mon âme protégée
Et son icône avec, au royaume glorieux

Je dépose à vos pieds mes errances insanes
Vous êtes le sauveur, la voie et le nocher
Offrez à mon élue les sources mélomanes
La lyre d’Amphion et prions là chanter.

Ô écoutez Seigneur le fond de sa pensée
En écho du soleil la musique des sphères
Toute la symphonie est aux anges adressée
L’âme d’une choriste ses sourires aurifères



Prisonnier de tes lèvres fraîches comme l'Issole, pareille de ta chair comme un oued divin, outre la confession, ce jour ma Muse, me devais de prier.


Artal....Bagnols sur Ceze, le 04 février 2008


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06.02.2008

Le fiancé d’agrypnie

Le fiancé d’agrypnie

Amère solitude je pendille en potence
L’étendue de mes nuits, espace confondu
A plier sous le faix qu’oppresse le silence
Je vis et désespère où le rêve est rompu.

Ô la Cèze dormeuse que j’envie votre lit
Mon être qui me fuit aux mânes s’est vendu
Je lui berce l’adieu soufflant ma poésie
Il est déjà bien tard mon monde trop perclus

J’arpente le déclin, se décroît mon ivresse
Une Agonie sans trêve que forge l’aboulie
L’ombre de mon destin en bien pâle caresse
Par ce miroir fantasque aux mille reflets polis

Ton empreinte m’assiste, mirage de vermeil
Mais soudain tout se brise en fond de barbarie
Acidulé trumeau , consterné par l’éveil
Bien condamné je suis, le fiancé d’agrypnie.

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