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17/05/2008

Parfum d’enfance

Parfum d'enfance


Se soustrait le lointain dans ses flux de brumaille
Malgré la quintessence retenue du meilleur
Tout s'égare et s'oublie par devant la muraille
Dans la marche en avant, se détruit la lueur

Revivre son essor et les divins reflets
Leurs instants harmonieux, les doux frémissements
Aux senteurs légères du parfum des mouflets
Que nous étions alors, portés par tous les vents.

J'ai connu le bonheur et les peines aussi
La blancheur des jours gais, souvenirs éternels
Puis ceux qui l'étaient moins retombés dans l'oubli
De nos contes d'enfants, aux amours fraternels

Se ravive l'empreinte du môme que j'étais
En la venue du temps confondant la fragrance
L'automne n'est plus très loin sur sa trace je vais
Des effluves d'hier parfument l'allégeance.

Artal (Bagnols sur Cèze, Mai 2008)

 Les poèmes de Artal..

A la Féemuse

A la Féemuse


Mes nuits les plus profondes ont goûté ton absence
Et les jours de grisaille qu'enlaçaient mes printemps
Infini sans madone, j'explorais ta présence
Les ondes dérisoires me décomptaient du temps.

Je confesse la tristesse, mon vécu consterné
Les torturants fragments de ces moments ténus
Où nous posions nos plumes à la douce clarté
Sur ces iniques pages que nous avions élues.

Ô bien jeune féemuse j'ai bravé les effrois
La frayeur des tempêtes, j'ai goutté l'amertume
Mais ce jour il me plait à revoir ton minois
Je te contemple ô flamme au sortir de la brume.

Si le joug des hideux nous aura fait grand mal
Le souvenir soulage nos misères sont nobles
Les centons départis du grand jeu déloyal
Mais nous voilà vengés de ces cœurs ignobles

Nos larmes et sourires ont suivi les nuages
Ceux qui portent au désir la dangereuse ivresse
Fulgurante vision je sculpte des mirages
Au ciseau de platine un stratus de tendresse.

Artal (Bagnols sur Cèze, Mai 2008)

 Les poèmes de Artal..

03/05/2008

Marie Magdeleine - Suprême extase

82b728ec0d1174f3a8e0621c11baec64.gifMarie-Madeleine - Suprême extase

Ma pensée aux emprises des bercements du lieu
L'œil troublé contemple, de la baume sa roche
La grotte familière, les ombres du milieu
L'image transparente qu'embellit son approche

Sous le grand manteau sombre à l'ubac du massif
La dryade aux affûts d'un frisson, imprégnée
Vit en élévation, le cœur contemplatif
La dame de passion, lumière caressée.

Dans son profond regard, la douleur de l'amour
A jamais pour Jésus son doux Galiléen
Crucifié sur le mont, nébuleux est ce jour
Mais le temps reste ombre sous le pied du païen.

Ô Rabbi je vénère, les halos de Marie
Et ceux de Magdeleine, de ces deux femmes exquises
Pour l'une notre mère la douceur de ma vie
Au fruit de Magdala mes louanges soumises.

Artal (1 mai 2008)

 Les poèmes de Artal..