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20/09/2008

Saint Chamas

Saint Chamas


Mon esprit inspiré au calcaire jauni
Faisant monter vers lui les images en rameaux
Les divines clartés aux couleurs du midi
Se réveille mon cœur sur l’étang et ses eaux
Si l’homme bousculé à servir à foison
Les soirées lui font grâce parcourir le Pertus
J’ouïs vibrer des harpes les drisses créant le son
Aux amarres fécondes les coques des pointus

Lei gènt du Baou fiers exhibent leur Mireille
Leur sainte ivresse d’or la dame de Provence
Au pays de Mistral Sant Chamas fait merveille
Je flirte avec la belle, souveraine présence

La vision de ces baumes enflamme ma faiblesse
Sont mes yeux captivés par la probe mémoire
Epars au front dressé l’habitat sans noblesse
Qui de ces lieux obscurs a fardé le grimoire

Et je musarde aisé où me mène le pas
Si moult jolies placettes garnissent le village
C'est au plan de l'horloge que se fixe l'appas
Vestiges des murailles et saveur du parage

Le Pont sur la Touloubre bâti par les Romains
Un témoin de l'histoire sous le siècle d'Auguste
J'y ai laissé un soir la sueur de mes mains
A caresser la pierre de son arche vétuste

Saint Chamas doux soleil je m'arrime à ton culte
Où la Goule effondrée me conte ses secrets
Quand l'infini du temps de sa couronne occulte
Me fraîchit de son vent se forgent les couplets

Artal (Saint Chamas, le 19 Septembre 2008)

 Les poèmes de Artal..

La Pachamama

Voyage en terre inconnue - Un clin d'yeux à Gérard Jugnot à la rencontre des Chipayas .

La Pachamama

Terre mère des hommes toi qui est notre vie
En offrande reçois cette thrène de la Baume
Tandis que le relief festoie en place amie
L'affligé à l'éteule thésaurise la chaume

Chargé de son fardeau il façonne l'abri
Dans ce coin d' univers qu'il estime être à lui
Lui offrant la tinka et fœtus de lama
Syncrétisme enduré sur l'arène Chipaya

Voir "La Pachamama" dans sa course sans fin
A l'heure où nait puis s'endort dans son refrain
L'homme sans demeure qui prie quand il espère
Un songe laudateur d'indulgence prospère

Et le temps sur le champ clos qui s'évanouit
Puis on dirait que l'homme déformé s'épanche
A embrasser la terre qui s'ouvre sur sa nuit
Le dernier cri émerge de l'Andine si blanche.

GH. Artal (Saint Chamas, 09/ 2008)

 Les poèmes de Artal..

la prière d’al Fajr

 

La prière d’al Fajr


A l'Est du minaret une esquisse de jour
En fond changeant au bleu de ses franges rubis
La source de Chanaan inondant mon amour
De mes yeux dédoublés vers la Mecque je fléchis

La prière d'al Fajr inclusion matinale
Au grand bien de mon gré j'accomplis un rakaat
L'assistance fleurant l'alliance imaginale
Le levant en moi règne quand l'esprit est béat

C'est avant le Chourouk au parfum de la dune
Je repris le chemin des actions élevées
Se couchent les étoiles l'harmonie de la lune
Souveraines de leurs charges les voix restent sacrées

Artal (Bagnols sur Cèze, Août 2008)

 Les poèmes de Artal..

06/09/2008

Le pavé de l’abstrait

Le pavé de l’abstrait


Déambulant au pas léchant la devanture
Où matinale Ceze évente sa fraîcheur
Les rideaux toujours clos, patience à l’ouverture
Tandis que l’art nouveau se pave avec ferveur.

Et je les sens vibrer, suaves et chantonnant
Scènes traditionnelles l’abstrait virevoltant
Les gestes décisifs, de la teinte pour reflets
Les peintres dans la rue les toiles aux chevalets.

Si la métamorphose se veut revendiquée
Au désir sans répit d’une Eve démembrée
Chacun y met l’espoir ce n’est pas un défaut
Effarante ambition y brosse ce qu’il faut

La fleur la plus précieuse étale son génie
Expression prodigieuse par l’épreuve nourrie
D'Anita en mantilles, la croûte qui m’allume
A ce noble pinceau, le respect d’une plume

Artal (Bagnols sur Cèze, Septembre 2008)

 Les poèmes de Artal..