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15.03.2008

Merveilleux Poèmes

Merveilleux Poèmes

Pour peindre le mot pesant ou berceur
La rime appliquée ou plutôt cocasse
Faire chanter la plume, son bonheur
Il faut une âme qu’un poète embrasse

Pour composer le merveilleux poème
Qui serait chantonné à la volée
A l’amante, à la fille que l’on aime
Il faut un cœur pur, la douceur encrée

Sous le motus ailé, l’azur plus doux
S’inspire l’ariette au vœu destiné
Un chaudeau d’aise, tisane de houx
Voir le vers complice au pas cadencé

Et sur ces accords aux effets magiques
Ample enluminure le verbe éclot
L’art se veut décent en nobles suppliques
Et ne point grimer la bévue du sot.

Artal (Bagnols sur Ceze, le 10/03/2008)

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13.03.2008

Le miracle des roses

a7015062e9a5614289059b33efff513c.jpgA Roseline des Arcs en Provence
A Germaine de Pibrac
A Claudine de Montjoie


Le miracle des roses

Solliciter la complaisance du céleste
Puis espérer de la repentante amende
Le cœur anxieux se doit rester modeste
Il n’y a plus de pain mais roses de légende

Le peuple a faim, les âmes crient famine
La foule à genoux courbée sous la douleur
Des ventres vides, la disette assassine
Donnez-nous pitance, estimez le malheur

Roseline, Germaine et Claudine, propices
Trois gouttes de tendresse aux huis du pays
Octroyant la briffe, aux gueusants, hors la lice
Caresses magistrales, le sire n’est pas d’avis.

Surveillant leurs vierges, le trio seigneurial
Les surprirent soudain transportant sous l’effet
L’aliment de bonté, issu du four banal
Afin l’offrir à ces gens, bien tristes d’aspect

Ah que cloîtrez-vous là ma chère et belle enfant
Ouvrez donc, que je pèse, l’objet de vos délits
Mais père ce ne sont que, et tout débattant
Mille pétales de roses, sauvèrent nos brebis.

Artal (Bagnols sur Ceze, le 12 mars 08)

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11.03.2008

Le Prince Temps

Le prince temps.

9fdddd3b5573bc81c4abd2b8340fe1d0.gifD’une saison à l’autre il est là le printemps
Le cadre en mouvement, la clôture fleurie
Les arts flatteurs seyants embellissent le temps
Du flâneur encombré dans sa mine ébahie.

Observant la bulbille à éblouir ses yeux
Cette abstruse alchimie qui fait force de beauté
Contemplatif il est, tel un grand amoureux
Où réside en son cœur cet espace exalté.

L’ivresse en sa féerie aux effluves subtiles
Des senteurs du courtil excitant les amants
Alors qu’ils sont au bois les espérances graciles
Période des amours, prospèrent les grisants

Un lever de rideau sur l’estampe de roses
Que noue la passiflore engravant les esprits
Des masques de soulas à déverser leurs proses
Au cœur des étamines sur les pistils épris

Ah souviens t’en amie de la saison dernière
Le gèle du bourgeon combien je nous plaignis
Mais là s’en est fini l’allée se veut fruitière
Du Rhône au Finistère les vergers embellis


Artal (Bagnols sur Ceze mars 2008)

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