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30/05/2009

La Rochelle

La Rochelle

Récurrence en ce mai à revoir La Rochelle
Au soir illuminant sa façade atlantique
Sur mon séant songeant à Rupella la belle
D’une image historiée au cadre romantique

Je l’a fait gloire et or dans ses tours destinées
J’en prise les détours, les espaces verdoyants
Fruits des rêves d’attente et visions exhortées
Je fixe la beauté de ces pôles attrayants

Les pas sous les arcades, la ville bien inspirée
Aux heures des pressés bravant le temps perdu
Longue étape de vie que souffle passionnée
La vieille horloge ornée d’un historique vécu

Elle ne fanit jamais ni même se flétrit
Ses pans épanouis d’une pierre qui dure
Aux senteurs des marées, l’onde qui la nourrit
Que je veux glorifier par l’ode la plus pure

Raconte le conteur le choix de mes avis
Ces hauts lieux d’attention qui ne sauraient tarir
Les temps forts et ceux beaux d’un agrément exquis
La ville Charentaise au suprême avenir

Artal (voyage, mai 2009)

 Les poèmes de Artal..

24/05/2009

l'île de Ré

DSCF7153.JPGl'île de Ré

Sur les degrés du cycle, loin de l’image folle
Où les couleurs passives des barreaux pernicieux
Couronnaient le mutin en son fond de geôle
Qu’il est doux sentiment rêvasser du temps vieux

Les hauts murs larmoyants de dame citadelle
Sous cette obscure étoile quand tombe la clarté
C’est la nuit Charentaise, décor aux pieds de celle
D’un dessin de la mer aux supplices du confié .

La consistance occulte, rituel et magie
Ce que la pierre au temps aura donné de vain
Fragments de la matière des relégués à vie
Contemplant le faisceau du phare de Saint Martin

Cette année là, blessé, sur les sables de Ré
Par la nuit anonyme, les observais lointains
Ces feux de La Rochelle au répit engagé
Parfumés de mystères, tels, les sillons incertains

Le poème s’exhale aux propos des instants
De peine et de plaisir je panse la blessure
Bisant pieusement cet hommage aux enfants
La guerre des boutons, puis l’exquise aventure

Dans ses larmes du gris, le ciel est au plus bas
Je piétine ce sol que gamins nous foulions
Caressant la matière du talon sous mes pas
La roche colossale qui forme les bastions

Si elle était une île que chérissait mon cœur
Elle n'est vraiment plus telle cependant reste muse
Adieu à la marée, fanal et mareyeur
M'en repars vers la mer où mon âme est incluse

Artal (île de Ré, le 22 mai 09)

 

 Les poèmes de Artal..

07/05/2009

A tempo d’angélus

A tempo d’angélus

Par les voies confondues de mes fièvres complices
Aux humeurs des cadences romantiques ou impures
Les astres se rallient, semblent crus mes caprices
Respirez leurs parfums ô amantes obscures.

Rêvons nos crépuscules aux spectres de vos seins
Les flambées de l’ouïe des poussées braséantes
Que vos croupes ingambes triomphent sur nos reins
Célébrons l’aventure aux ivresses des mantes

Les aubes inflexibles se fondent aux extases
Qui sourdent des étoiles et apathie du temps
Vertigineux ébats, l’angélus dans ses phases
Je cisèle l’éclat d’un écho du printemps

Le soleil au zénith des rythmes insolites
Traîne ses raies spectrales en claires espérances
Créant de nos ferveurs le symbole des rites
Emblème énigmatique, l’œuvre des allégeances

Si les heures passives reçoivent les images
Des aurores aux couchers des cohortes célestes
Nos sens à l’unisson transsudent leurs orages
Et les cœurs se façonnent, s’abandonnent les gestes

Matutinaux baisers convertissent les rêves
En réelles fusions aux murmures des amants
Des je t’aime à outrance s’enliser dans les sèves
Matin midi et soir ils me hantent vos chants



Artal (Istres, mai 09)

 

 

 Les poèmes de Artal..

01/05/2009

Le jardin en friche

Le jardin en friche

Dans un jardin en friche où la fleur est trépas
Se reflètent les âmes des piètres jardiniers
Et je songe souvent aux parfums délicats
De l’amour d’une enfant en courtil des damnés

J’ai perdu ce plaisir à humer l’horizon
Les troubles vifs du rose de son corps insoucieux
Tout est hardi désir dans ce néant rayon
Hélas que reste-il du vieux temps fastueux 

Ah ! ces jours d’entichés, chimérique espérance
Ses jeunes exigences faire bouillir ma boue
Mes démences séniles pour rimes en instance
L’enfant des poètes achevé sur la roue

L’outrage du divin on l’y distingue encore
En cornes d’abondance au souffle mensonger
Ma pensée toujours pleine, lumineux météore
Viendra frapper l’essaim aux lunes du berger

Artal (Istres, avril 09)

 Les poèmes de Artal..