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27/06/2009

Tahrān pleure Neda

Tahrān pleure Neda

Le silence est passé dans son monde éternel
En la triste journée au plateau des passions
Tahrān verse ses larmes et dégorge son fiel
Le peuple se soulève et s’oblige aux actions

Éprise du meilleur en étoile équitable
Puis surgir cœur brisé dans l’amère galaxie
Victime auréolée, d’une main misérable
L’homme dans sa faiblesse a occis une vie

Tu reposes à jamais sous le roc lapidaire
Figée vers l’infini au côté du grand Maître
Il t’a voulu ainsi , loyale missionnaire
Pour servir l’idéal d’un traité à renaître

Son destin a marqué au fer rouge la terre
Où l'inclémence impure de l'inhumanité
A brandit le trépas en le feu de la guerre
Tahrān pleure Neda, martyr de l'insensé.

Artal (Istres, le 26 juin 09)

 Les poèmes de Artal..

08:31 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tahrān, neda, martyr

19/06/2009

Le marais Poitevin

marais poitevin.JPGLe marais Poitevin

Aux usances du lieu sur la barque à fond plan
Vert pays je découvre et celui du marais
Ancien golf des Pictons par dedans l'océan
En cours olivacé qui trône sous un dais.

Ô richesse du lieu que brasse la couleur
Ta nature enivrante s’abandonne en rameaux
Se pare de verdure la berge du siffleur
Cet autre chant j'ouïs tout fleurant les canaux

Poussée à la pigouille, l'échappée poétique
Sous le frêne et le saule où perce la prairie
Espaces ménagés sur celui hydraulique
L'herbivore laitière adorne la féerie

Venise verte élue en joyau vénéré
Richesse de l'évail aux baies de la passion
La conche Poitevine va le héron cendré
Paysages singuliers d'une étrange région

Artal (voyage mai 2009)

 Les poèmes de Artal..

06/06/2009

La Sainte Victoire

La Sainte Victoire

La cavée montagneuse, je sens le vent glacé
Parfumé solitaire qui hurle sa berceuse
L’ivresse du divin s'accouple à la beauté
Image d’un sommet, la grâce sinueuse

L’agonie s’éternise où pétille l’exploit
Sous le faix du challenge je quête l’envolée
Qu’envoûte la raison dans le regard du toit
En marge du néant à fixer l’apogée

Je m’enfuis vers là-haut l’azimut des teutons
Le dérisoire monde sur la masse immuable
Émigrante grimpée où se paient les frissons
De ce chaste culmen quand l'Auster se fait diable

Le Sarrasin en mal refoule la lumière
Du légendaire voile qui flotte sur les eaux
Ô la Sainte Venture Marius dans son ère
A vaincu l’ennemi puis levé les flambeaux.

Voyageurs qui passez par l’antique citée
Quand se portent vos yeux sur l’opulent dessin
Par le désir de plaire celle élue s’est fardée
Si Cézanne l’a peint, elle sera votre entrain.

Artal

 Les poèmes de Artal..