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29/08/2009

Quarante

Quarante

Quarante printemps à, t’aimer sans défaillir
Si rare et si précieuse toi qui fut mon alliée
La saison des amours, des espoirs à vernir
A l’action du forfait par l’intrigue employée

Quarante étés aux anges, au soleil du midi
Notre Dame présente certains ne la voient pas
Le sentier de Provence il s’offre au couple ami
Au poète, à sa Muse, à l’œuvre d’ici bas.

Quarante automnes ainsi, persister et se battre
Marchant sur les talons du doué qui encense
Le feuillage va choir, le chêne devant l’âtre
L’arrière-saison conduit les âmes en sénescence

Quarante hivers passés au pied de l’édifice
Sous ton regard en vie compagne du destin
D’un bel amour loyal sans trêve ni caprice
Comme un vaillant armé qui défend son lopin

Quarante années chérie, il en reste à venir
Sur nos cœurs harcelés, le jour va, se réduit
Susurrant le secret de la Vierge à bénir
L’étrivière est au vent sous le temps qui s’enfuit

Artal ( Istres, août 09 )

 Les poèmes de Artal..

22/08/2009

Prière au plus Haut

Prière au plus Haut

Sur ma fosse creusée célèbrent leur festin
Les vers inachevés ce jour sans espérance
Pique un crêpe à la rime la plume à son destin
J’ai rêvé cesser d’être et je suis en instance

Si dans le noir abîme j’expulse mon tourment
Satan me tend la main, en vain tentera-t-il
Me descendre aux enfers, est-ce bien si utile
Il ne peut séparer l’astre du firmament

Me savoir déposer au fond de mon tombeau
Tout bas dans la vapeur des restes à pourrir
Il me faut supposer un supplice nouveau
Mais l'éden est en haut à qui a dû souffrir

A ce Dieu le plus pur par mes appels funèbres
J’élève mes prières et les plus beaux cantiques
Que sa lumière agrée le tollé des ténèbres
J’admire le soleil dans ses phases mystiques

Creusant aux cieux levés l’instant du sacrifice
L’oblation de ma vie pour demain à l’office
Le divin est la flamme, glorifions le Seigneur
D’ici bas émigrant, je vous offre ce cœur

Ma terrestre apparence changera de figure
Minuscule fragment au jardin du très haut
Fervent je fus baigné en baptême et censure
Ô Dieu omniprésent, est-ce plus qu’il n’en faut.

Artal (Istres, août 09)

Être, paraître, disparaître, comparaître et… se démettre

 Les poèmes de Artal..

16/08/2009

Toi qui, (Triolet)

Toi qui,

Toi qui, au symbole tu déposes une fleur
Fleurie pour témoigner de l’heure qui s'efface
Puis la voir se faner rompue par la douleur
Toi qui, au symbole tu déposes une fleur

A la monotonie qui traîne dans le cœur
Du temps qui a coulé au siècle qui t’enlace
Toi qui, au symbole tu déposes une fleur
Fleurie pour témoigner de l’heure qui s'efface

Artal (Brignoles, août 09)

 Les poèmes de Artal..

16:39 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : toi qui, symbole, fleur

15/08/2009

Le poète persévère

Le poète persévère

La caresse qui va et vient voluptuaire
En cortège fleuri vers le fin papier blanc
Où s'enchaîne mêlée la flagrance de l'aire
A l'encre que déverse le rêvasseur peignant

Le désir du matin s'inspirer d'un grand jour
De l'arôme exaltant d'une plante suave
Raviver le brandon de l'étoile en séjour
Que l'instant soit béni il se voue en esclave

Et l'aède fécond et seigneur corvéable
Goûte joie d'un beau cœur se fixant à ses yeux
Il le place en le songe d'une nuit délectable
Transformant par le vers un trésor délicieux

Une forme sacrée d’un équilibre instable
La muse persévère vers ce pôle confus
Que médite le maître érigeant le louable
L’élan de sa raison au propos du rébus

Se trémoussent les âmes sous son albe blason
D'une plume ajustée sachant guérir les maux
Rebondir du néant de la vague abstraction
Se profile un poète des décors en travaux.

Artal (Istres – Août 09)

 Les poèmes de Artal..

08/08/2009

Trobairitz d'antan

Trobairitz d'antan

Sur le feu de l'hymen, leurs premières amours.
Ils durent être heureux sous la plume royale
Ces appâts aux corolles abritées des détours
Amantes et poétesses en contrée Provençale

Pour s'en être approché, le charmant Miraval
Disparu à jamais sans sa belle Albigeoise
L'aventure est contée de l'amont en aval
Du château de Lombers en couronne sournoise

Maîtresses de ses chants, cantilènes galantes
D'amour et de soucis dans l'effort inutile
L'emblème de l'aisance aux rimes abondantes
Y laissera sa vie, sa flamme volubile.

Moulte dame en Provence, l'insistance à aimer.
La doulce Azalaïs languissante à son tour
Du maître de sa vie des huis de Montpellier
A fait vibrer l'aigrette, des hommes de la cour

Désir, la grande envie où nait le bel espoir
A la fleur de son ombre ira goûter la lèvre
Trobairitz remarquable excitant le miroir
L'expression de l'ardeur au rite de la fièvre.

Poétesses d'antan, je découvre en ce jour
Vos rimes parfumées étancher l'appétence
Du rêveur exalté tel que vous, troubadour
Voici jolies ballades en pays de Provence

Artal (Brignoles – Août 09)

 Les poèmes de Artal..