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27/06/2010

Saisons sentimentales

 Lauréat 2éme Prix au CONCOURS INTERNATIONAL DE POESIE FRANCOPHONE 2010
Alliance française de Lyon.
Ecole internationale de langue et de culture françaises,

Saisons sentimentales

La magnétique effluve embaume ma naissance
Je m'enivre d'extase, affleure le printemps
Un fouillis de verdure en teinte d'abondance
J'étends la flânerie au pers de l'entre-temps.

Combien le ciel d'azur sur mon chemin si vague
Et le soleil pensant tous les impacts profonds
D'un hiver disparu en la claie de la drague
Exhibent leurs couleurs les esprits vagabonds

J'assemble les saisons bien fier de mes reliques
Symboles de constance, en deux siècles, présent
J'ai brouté tous les vers dans les chants mirifiques
Des automnes venteux, d'un mistral à l'accent.

Plus qu'un lointain mirage, un soleil qui opère
Tarit mon révolu aux charrois des étés
Me veux sentimental, la fleur bleue qui tempère
Ô sublime univers, ô suprêmes beautés.

Artal (Istres, le 11 février 2010)

 Les poèmes de Artal..

 

25/06/2010

Aux Arcs sous l’Argens

PIC_0159.JPGAux Arcs sous l’Argens

Du déluge à la mort dont la terre se pare.
Sous un ciel assombri, la bien triste cité
A son tour a connu en ce lieu un fait rare
Le maître du destin aux forces sans pitié

Ô Sainte Roseline si le monde est immense
Qu’elle fut la raison du choix de nos foyers
Qu’un vil torrent de boue ait brisé la défense
Ô mère du pays, ils pleurent vos bergers.

Sur le lit est tombée la confesse du diable
Venu noyer la faute et le laisser aller
Où le cours manque d’air il se veut redoutable
Et ce sera alors, à l’ouaille d’invoquer

Mais la source fatale en sa robe funèbre
Sera-t-elle bridée au plan du conseiller
Car si dès ce temps l’Argens se veut célèbre
Obsédant ma raison, tout peut recommencer.

Artal ( Le Var, juin 2010)

 Les poèmes de Artal..

14:47 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arcs, argens, déluge, roseline, var

18/06/2010

Insula Ratis

PIC_0055.JPGInsula Ratis

Aux sources de l’histoire de la bande émergée
J’ai ratissé l’Antique et découvert Rhéa
Les occupants du Bois, la tombelle écumée
Mythique fougeraie, Reorum ou bien Râ

La pointe du Lizay en a fixé la trace
Commué l’île blanche et le corps du roman
Sous le vent gémissant qui balaie la surface
Dans l’ombre où tout s’efface a roulé l’Océan

Perdus sur la grève le veilleur des baleines
Le bac des jours heureux, la chaîne du déclin
Terminés les efforts des grisons à leurs peines
Aux ordres des salants et celui du destin

En chercheur de courants j’ai torturé la plage
Pour mes écrits diffus et mes galimatias
Sous un ciel souriant, je ressassais l’orage
La Couarde assainie des causes d’ici-bas

Il fait front le rempart qui se dresse en extase
Du temps de sa splendeur au feu de cette nuit
Saint Martin pour ma foi, le souvenir s’arase
Aussi pure, autant chaste est l’île qui séduit.

Artal (juin 2010)

 Les poèmes de Artal..

11/06/2010

Sur les feux d’une alliance

PIC_0016.JPGSur les feux d’une alliance

Femme au corps affamé gourmande de nos jeux
Qui se pare en flambée que ventile la houle
Sensuelles chaleurs aux parcours délicieux
Je m’écluse aux pulsions, des foudres de la goule

Vous languissez d’amour, du nectar de bonheur
En dentelles d’esclave et greffon du mystère
Au nombre des Grâces tout chez vous tentateur
A jouir aux abus sur la couche de l’ère

Ô femme je m’enfièvre au talweg du méat
Sur ce chemin de feu, l’embardée frémissante
Je fais vœu ma précieuse où l’organe est béat
Là sont les agréments, vous savoir si aimante

Passons les vains discours, aux deux corps l’essentiel
Anarchiques vapeurs sur nos chairs parsemées
Vos sourires enivrants m’ont guidé vers le ciel
Étreindre l’infini des lyres inspirées.

Artal (Istres, juin 2010)

 Les poèmes de Artal..

14:03 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feux, alliance, goule, béat, artal

05/06/2010

Le garric des Maures

Le garric des Maures

L’autre jour au verso des ombres de Victoire
Sur le flanc du coteau que câline l’éclat
Tel bouquet de lumière en scherzo à la gloire
Ta louange flatteuse inspirait le débat.

Les parfums de Provence égalaient ton langage
Parfois impétueux, sous un coup de Mistral
Un souffle de chez nous sur le garric en âge
Je buvais du regard, l’arbre au corps magistral

Les Maures le logèrent et jugèrent l’écorce
En forêt du pays de ses anges veilleurs
Les gardiens du massif et des glands en amorce
Notre illustre bouchon en terre des Seigneurs

La qualité du liège à l’abbaye se voue
D’obstruer le goulot aux caves du gotha
Voilà trente ans plus tôt, l’usine perd la noue
La cuirasse des troncs, le chêne son aura.

Et chemine la pousse, en prélude à l’espèce
Puis les foudres de Zeus de la Verne aux Mayons
La forêt tourmentée que la flamme dépèce
Le garric des Maures, proie du Baal des brandons

Artal (Istres, le 04 juin 2010)

 Les poèmes de Artal..