Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

24/09/2010

Les appels d’Hadès

Les appels d’Hadès

Sous peu je quitterai, le home du lignage
Pour d’autres cieux m’amie j’ai ouï le devin
La mort cherche sa proie ô funeste présage
Le glas est imminent, pour très bientôt la fin

Oui, je vieillis hélas et s’approche l’étape
Où tu seras présente au pas de ton fuyard
Je me heurte au néant, le reflet à la vape
Nous étions si comblés que voilà le brouillard

L'avance enténébrée des ombres du fini
Mortelle liberté, aux confins de ma route
Je veux croire et la voir à l'écart dégarni
Le verbe est au passé et l’âme sous la voûte

Dans mon lit de sapin je veux rêver de toi
Tes sourires d’amour sur ton moiré visage
Tous ces gestes du cœur que tu posais sur moi
Ô femme mon aimée entends gronder l’orage

En vain le nul espoir dans les bras du destin
Au manteau gris et noir pelure familière
L’ angoisse des adieux puis l’étreinte au malin
Sous le sol du midi, en suspens ma poussière.

Artal (Istres, septembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

10:51 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hadès, mort, glas

10/09/2010

Le carme déchaux

carmel.jpgLe carme déchaux

Sous la pierre voilée dans le triangle étrange
Entre mer et montagne où causer est délit
Un dais au calvaire, la supplique d’un ange
Le prieur ancestral a fondé son édit

Chemin de droit divin il parait à nos yeux
Rite de perfection, l’assemblée des gens sages
Les ministres croisés dans l’ombre de leurs vœux
Chantent les ténèbres des lointains assemblages

Et j'arpente la brande et le temps qui s’enfuit
Piétinant la campagne du moine erratique
En gésine la rose aux rumeurs, m’éblouit
Théologie du cœur d’un Ordre catholique.

Mes pensées à l’amour froid par ce lieu obscur
La quiétude du cloître et piliers de sa voûte
Vont les carmes déchaux jusqu’à l’extrême azur
Je fais retraite Iris, l’arc céleste me coûte.

Artal (Istres, septembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

03/09/2010

fulgurance trièdre

chris-toulon.jpgfulgurance trièdre

A peine un peu de toi, ô mystère de vie...
M’investis de lumière et d’une ultime envie
Caresser la matière à la couche dressée
Où les feux de la chair font la flamme sacrée

La pulsion de cendre émerge du silence
Des pures profondeurs je goûte la présence
Sans pouvoir discerner le rosé de sa joue
Posé sur l’oreiller, son fin minois de proue

Captif d’un agrément ont passé les années
Asservi en amant, ses grâces vénérées
Le corps impérieux je suis son ombre grise
Contour de la payse au cœur pur friandise

Fulgurance trièdre, amour, beauté, maîtresse
Poussée d’exaltation, éruption de l’ivresse
Sa nature exaltante et sa philosophie
Font de moi le clair fait de haute flatterie

Artal (Istres, septembre 2010)

 Les poèmes de Artal..