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26/11/2010

El erg de Bou-Saâda

Bousaada oued.jpgEl erg de Bou-Saâda

Les traces de vos pas sur le sable désert
Fuyant vers l’horizon au delà des nuages
J’exhale ma douleur la fièvre à découvert
Ô fruits des oasis je me meurs aux mirages

El erg ambitieux transpire ses avis
La palmeraie témoin, le rêve à l’hémistiche
Que m’inspire son cours si fidèle aux écrits
Si ce n’est m’étonner voir transcrire un fétiche

Toi sublime interprète, oriental éclat
Tu traverses le gué sous les chants coraniques
Dans un halo sablé, la dune en marquisat
Bou Saâda la belle aux parfums exotiques

Les bergers de l’islam conduiront mon retour
Libéré de mes fers et souffrances ultimes
Dieu me préservera dans son éden d’amour
En cubique chapelle ou koubba des intimes .

Artal (Istres, novembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

 Peinture: abdelkrim hamri

http://www.artmajeur.com/hamri/

17:07 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : erg, bousaada, oasis, mirage, oriental

19/11/2010

A Jacqueline, Marie-Claude et Cathy

A Jacqueline, Marie-Claude et Cathy

Trois cousines fixées au pourtour de l’étang
Du monde oriental telle la Magdeleine
Sont venues enflammer et le cœur et le sang
D’un aède exalté éloigné de sa reine.

Délectable soirée au style soutenu
Couronnant le répit où flashantes hôtesses
Glissèrent aux fastes et détails du menu
Belles âmes férues des intrigues de fesses

Nous fourrions le nez dessous les volets clos
Des nymphes affranchies en concert à la lune
De nos rires pervers émergeaient les échos
Les seins de la voisine et le train de chacune

Nanties de leurs brocards et moi bien attelé
Trois cousines givrées des surfaces de Berre
Ont versé tant de mots au poème impliqué
Qu'au théâtre des trois j'ai fini dans la serre.


Artal (Istres, novembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

 

11/11/2010

Je conclus à la chose

Je conclus à la chose

Tardives réflexions plus sombres que sous bois
A la chute d'un soir que la nuit chaperonne
Je divague isolé le joint en bout de doigts
Bocage nébuleux et la quinte friponne

En fond le chant riant des sylphides du lieu
Aux vapeurs d'oliban qu'encense le mystère
J'attise le manchon, lyrisme d'un bon vœu
L'extrême du confin que la vie est amère

Mon âme retranchée du monde ensorceleur
Je n'ai plus de mérite, est-il encor possible
De chasser le démon qui règne sur mon coeur
Cette came qui tue de sa morsure horrible

Je souffle la fumée sur l'astre du berger
Et la blanche à occire où l'oeil baye en la lune
Finir l'accoutumé des doses pour tuer
Vivre la nature, son emprise opportune

Il n'est jamais trop tard pour oublier le temps
Du mal que l'on s"est fait, l'avenir je dispose
Satyre de l'espace appoint du contretemps
Bannir l'orviétan et conclure à la chose

Artal (Brignoles, 11 novembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

15:58 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : quinte, friponne, came, orviétan

01/11/2010

Un premier de novembre

Un premier de  novembre   

En ce jour des esprits que celui de nos morts
Jour de larmes nourries à toute âme céleste
Tel un écho fleuri, chrysanthème aux décors
Je contemple la vie de celle qui me reste.

Les froides ténèbres sur mon aigre demain
Je suis nom de vigie en la stèle fatale
A l’office du mois  ne serais plus humain
Mais trépas adulé d'une église ancestrale

Rêverie de l'avent mes pas sur le conduit
Je traîne dans l'allée ma raison s'y repose
Un baume qui pallie, mille fleurs au circuit
Ce novembre des saints de prière et de pose

Mystique création qui nous force aux adieux
A tous ceux que l'on aime à mon tour j'agonise
Amertume et douceur aboutir dans les cieux
Voyageur dans le deuil, le temps a la mainmise.

Artal  ( Brignoles, 1er Novembre 2010).

  Les poèmes de Artal..