Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

25/02/2013

Aubrac sur la via Podiensis

Aubrac sur la via Podiensis

Par la nuit constellée au conduit fructueux
Le pérégrin transi dans l'extase il enchaîne
Ses informes efforts sous des pas laborieux
De chrétien affermi emmaillé à la chaîne

Du tombeau immortel Aubrac,via Podiensis,Saint Jacques le Majeur,Pèlerin,Saint Jacques le Majeur
Au cœur des profondeurs de l'obscur hypogée
Transporte le fidèle aidé du protecteur
Dans sa marche de croix dévotement menée

La cloche des perdus guide le pèlerin
Qui a fait sous le vent lui fouettant le visage
A la manière froide astreignant du chemin
Une approche forcée sur le fil du voyage

Aubrac est un palier de la Via Podiensis
L'homme y trouve repos en sa nuit tutélaire
Campo du voyageur de sa peine au sursis
Qu'à l'étape s'ensuit l'avancée séculaire

S'élève le soleil sur le flanc du plateau
La Dômerie croisée solitaire et pudique
Épaulant son bagot le vaillant chemineau
De là en loin rallier le gisant ibérique

Artal (février 2013)

Photo Artal


 Les poèmes de Artal...

16/02/2013

Petite fille à la poupée

Petite fille à la poupée

Mes yeux inquiets savoir ta jeune âme câline
Aux idéaux fixée qui reflètent tes vœuxEtienne,Dinet,E.Dinet,
Vers l'absolu éden dans sa griffe féline
En delà du rideau où tout paraît copieux

Le faisceau barbouillé aux faveurs du support
J'étends le chevalet l'un des sels du bonheur
Proche la palmeraie où l'entour pris l'emport
La féconde peinture en coulée de chaleur

La poupée de chiffon au crampon de l'instance
Crédite ta douceur affable tu es d'or
Moments de flânerie l'arcane d'une alliance
Soutenant l'apparat si affectif de Noor

En fidèle engagée renonçant au mutisme
Tu formes tes souhaits je t'offre l'attention
Sous ta cage dorée aux parfums d'exotisme
Découvrant ton secret j'ai peint sa détention

Artal (février 2013)
(d'après le tableau de Etienne.Dinet)

 Les poèmes de Artal...

10/02/2013

A travers le dédale

A travers le dédale

A la vie j'ai chanté mes espoirs d'avenir
Fixant le temps sans fin du nuage qui passe
Les vingt ans d'un soleil aux fièvres du plaisir
En amont de priser les influx du parnasse

M'abreuvant de désirs aux sources du péché
Sans trouver le repos parcourant l'intervalle
J'ai traîné mon fardeau dessinant le passé
Y laissant une empreinte à travers le dédale

Je m'éloigne dans l'âge étourdi sans vigueur
C'est l'immense frisson au levant de l’abîme
L'inscience m'entrave ignorant la sombreur
Est pour demain l'obit à ma nuit est la cime

Je force l'horizon à hisser mes fanaux
Aux lueurs du futur accordé qui me reste
L'étendue en approche avivez les flambeaux
Celui du souvenir et ceux du jour funeste

Artal (février 2013)


 Les poèmes de Artal...

02/02/2013

L'homme de Réveilla

L'homme de Réveilla

Se trace la douleur sur les marbres couchés
Veineux qui vont soumis aux froideurs hivernales
La blafarde tristesse en ces champs réservés
Quantifiés aux carrés des stèles nominales

Les rênes de l’affect régentent la passion
Du vieil homme insensible à l’excès d'une ondée
Les joues entre ses mains il traîne à l'abandon
Que préside le temps sur l'humide pensée

Rien n'éteint l'étincelle et pas même le grain
Ces flots sans discrétion venus noyer la terre
Le veuf et la poussière aux élans du chagrin
L'amant de Réveilla bien seul au cimetière

Copieuses attentions affluent vers le décor
Un dépôt d'émotions en précieuse conduite
Au cliché accolé qu'embellit le sénior
Je pénètre son rêve alangui dans sa fuite

Artal (Martigues - février 2013)


 Les poèmes de Artal...