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29/08/2013

La danse du foulard (les belles nailiates)

La danse du foulard (les belles nailiates)

Divine dérobée l'agrément est extrême
Une volée d'amour venue là s'exposer
Badines allouées au décor de l'emblème
Sous la griffe du maître ont osé s'agiter

La fougue contenue la grâce ne s'outrage
Le tempo dans les plis d'un ṭubūl à l'action
Et l'aire sous les pas nos Muses au foulage
Contorsionnent le buste où se crée l'allusion

Les gestes emmiellés de ces belles nailiates
Font la nuance drue des foulards affairés
C'est l’œuvre qui les porte aux lumières médiates
Dardant bien haut du rai ses pinceaux étoilés

Le soleil sur l'Oued fait leurs danses légères
J'ai l'esprit embrumé à contempler ce bien
Trois âmes épanies trio de fleurs berbères
Cœurs de Bou Saada vous êtes notre lien.

Artal ( Août 2013)

Sur un tableau de Etienne Dinet

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18/08/2013

Il bruine sur la Creuse (billet de voyage)

Il bruine sur la Creuse (billet de voyage)

A l'enceinte du temps l'areau perd de sa vie
Il n'est plus que débris épandus sans ardeur
Le soc rubigineux se meurt dans l’infamie
Un tableau en cession grimé de l’antérieur

Des âmes ingénues bourradent ma pensée
Orchestrant le conflit en marge des instants
D'un désordre affranchi d'origine attestée
Au regain ordinaire et d'échos concordants.

A l'ombre d'un chacun la tradition s'épuise
Plus rien ne se transmet du passé qui s'en va
Le flambeau élusif brodait la convoitise
Le sillon est comblé où germe le quota

Si l'image gémit sous ma triste prunelle
Jamais de mes larmes ne saurais la noyer
Le dessein en est là , l'espérance cruelle
Lemosin de l'antan garde espoir à l'orner.

Artal (Creuse août 2013)


 Les poèmes de Artal...

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17:08 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : creuse, areau, infamie, image

03/08/2013

La transfiguration diabolique

La transfiguration diabolique (Un clin d'oeil à Baudelaire)


Fades difformités sont en elle à présent,
L'écorce façonnée l'humeur en son relent,
Venu la disgracier à défaut cette lame,
Qu'a forgé le malin, à la flamme d'une âme.
Je ne puis satisfaire à présent contrefait,
Que l'ambitieux fourreau il manque de parfait,
Et vient salir mon temps de celui qui m'agite,
Atrophie d'un coucheur, l'amertume m'habite.
Se perd au clair-obscur, le cep de mes exploits,
Un astre qui s’éteint en perte de tous droits ;
Orgueil de nos beaux jours se meure le satyre,
Dans un jus écœurant où se trempe la lyre.

Et toi strige lascive abreuvée des hasards,
Venue baiser d'audace au grabat des mochards,
Cette verge de pus qui n'a plus de visage,
Qu'un soir tu dégradas, dans l'antique affûtage.
La dame est à mon lit, son emblème au chevet,
L'ambition séditieuse en témoin du banquet,
D'une chair à pensées, un temple de l'envie,
Qu'au jeu de ses appâts ma nature est bannie.
Le fond de l’œil aigri lui qui fut si puissant,
Il a trouvé sa mort avant moi bien qu'aimant,
Le poison dominant assigné dans les restes,
De sang et du dégoût, aux agréments funestes.


Artal (Brignoles 2013)

 

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