Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

30/11/2014

La défloration

La défloration

Les yeux flous si lointains la pensive évasion
Vers cet éden fondant des vierges apeurées
Clair de lune discret en soi la soumission
Secrètes communions des formes enlacées

Au levant du frisson tout déflorant l'écueil
Jaillir du cours fumant j'ai vu là l'innocence
Et son regard chargé en pointant sur le seuil
Soudain se transformer rendue à l'évidence

Vouée dans l'abandon à haler la raison
Un court entrain du temps sur ce jeune visage
A portée de sanglots dans la terminaison
D'un brûlant souvenir au plus fort du partage

Exhaler la cadence du geste doucereux
Sous les éclats de feu de l'antre à l'avantage
Faisant passer à flot tous les spasmes aqueux
Vers le roc établi sur titre d'apanage

Et traînant l'abandon en fin d'assauts câlins
Elle effleure le mal de la vague panique
L’œillade angélisée au bourreau des vagins
Puis lente rêverie en la fièvre classique.

G. Artal ( novembre 2014)

Les poèmes de Artal...

25/11/2014

Sourire de Hanoï. A Tú Anh

Sourire de Hanoï. Tú Anh, Artal, poème

Sourire de Hanoï. A Tú Anh

Sourire de Hanoï tes messages glissés
Offrant au vent la vue de pure jouvencelle
Un doux rêve hauturier, les chaos encaissés
Ont fait du temps qui fuit de toi une étincelle

Dans les secrets désirs d'un horizon lointain
Aux couleurs du levant que halent les étoiles
Errant l'onde à souhait le verbe pèlerin
Vers l'univers bridé je guinderai mes voiles.

Que ma vie soit vouée au marais d'une nuit
Un sublime dessein dans cette aube insolente
Tes yeux illuminés le bonheur te poursuit
Dont l'aède s'enivre en la chaste tourmente

Il est des visages aux normes de beauté
Dans l'étang romantique où règne ta lumière
J'immergerai la tête et mon cœur agité
Ô princesse du temple il vaque le mystère.

G. Artal (novembre 2014)

— avec Nguyễn Tú Anh.

14/11/2014

Le regard d'Elsa

Le regard d'Elsa

Cet automne a fleuri ce qu'on y voit à peine
Une fleur à l'enclos d'un occulte vélin
Je m'en vais la cueillir et l'offrir à la reine
Cet allant qui me nargue aux aguets de félin

En belle traversée fut noyée ma jeunesse
Flétrie dans le silence au versant de l'abstrait
Vers l'infini de l'âge où glanant la sagesse
C'est l'attrait que j'ai vu au minois si parfait

La première fraîcheur de son jeunet visage
L'ai coiffé de lauriers puis gravé sa beauté
Dans le bronze des mots tout à son avantage
D'y accoler son nom à la postérité

L'azuré de tes yeux réveille ma mémoire
De maints et jeunes traits que cernait la saison
Ton ciel peu différent d'un lointain territoire
Dans ton regard Elsa je vis la confusion.

G. Artal (novembre 2014)

 Les poèmes de Artal...

10/11/2014

A la Dame de la Marne

A la Dame de la Marne... (A Mylène).

Le souhait sans remords gagné à l'engouement
Je me dois de prier à l'outrance que voile
La chaleur de ce corps où déverse en torrent
La sève de ses nuits au phénix d'une étoile

Dépourvue d'épopée et d'âme à concilier
Nul accompagnateur le sanglot en dérive
Tu surmontes les maux dans le feu du brasier
Sitôt le jour amorphe et le lit sans convive

Les yeux enténébrés déchirés par défaut
Agonise l'agnelle émotive haletante
Au vague de sa vie voir l’appât dans l'assaut
Le vers en son empire et l'homme qui la hante

De mon chant sibyllin se détache en repli
La caresse à la rose au jardin du silence
Bien las de folâtrer ne suis plus qu'un ami
Le perfide archerot qui agrée la sentence

G. Artal (novembre 2014)

 Les poèmes de Artal...

07/11/2014

Le champ clos en déclin

Le champ clos en déclin

La pénible tourmente
Ô lourdes confusions tout est terne et bien bas
L'atmosphère assombrie en lambeaux la misère
Dans mon humble univers je la traîne à deux bras

L'intruse meurtrière
Déferle dans ma vie de son élan crucial
Méprisant mes repos sous l'éclipse compagne
Le cri de mon orgueil, l'aboi de l'animal

Des châteaux en Espagne
En un tas de gravats suis tombé d'une tour
La copieuse agonie aux enfers la descente
Braise brûlante en main y aviver le four

Me reste dans l'attente
Le toit noir du tombeau, mes sanglots, le chagrin
Au jardin des douleurs en ses tristes cadences
La terre m'est devenue un champ clos en déclin.

Artal (octobre 2014)

 Les poèmes de Artal...

02/11/2014

Femme Juive Algéroise

Femme Juive Algéroise

femme juive Algéroise,Artal,poésie

Les coutumes font l’œuvre au cycle du hasard
Une alliance des sangs aux attraits de douceur
L'âme abri du ferment qui procrée le moutard
De sa fièvre accordée et sursauts de son cœur

Et la voilà conçue tout ce que nous voyons
Notre juive algéroise est si belle l'image
Du cliché initial aux humaines fusions
Sous le frisson sacré où se forge l'alliage

En bourgeoise nantie fertile volupté
La fille du passé effacée de l'histoire
Ce temps évanoui qu'on nous a confisqué
D'où celui qui renie a perdu la mémoire

Elle est notre cousine issue de l'extraction
Une belle du nombre au parfum solitaire
Un nuage flottant sur fond d'admiration
Revêtu de l'oubli duquel je veux l'abstraire.

G. Artal (octobre 2014)

 Les poèmes de Artal...