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14/12/2014

Inondations de Novembre 2014 - le déchirement.

Inondations de Novembre 2014 - le déchirement.

Les images de ce qui sera l'éternelle douleur de cette famille de la ville habituellement estivale de La Londe les Maures me reviennent sans cesse en rythmes émouvants. Qui a souffert de perdre un enfant s'y reconnaîtra, mais qui en plus aura perdu le même jour la maman de cet enfant comprendra le tumulte poignant d'un tel malheur. Le morne effondrement, la désespérance déchirante, la révolte du cœur, l'abandon de soi à l'acharnement du destin. Les appels suppliants au Sphinx qui suscite les interrogations, qui sait tout, voit tout et ne dit rien et les souvenirs émotifs qui semblent apaiser la blessure en proie à l'épouvante dans la dominante contradiction de la sensibilité humaine s'attachant aux évocations éperdues des béatitudes intimes et familières d'un passé si proche.
Je pense ici à la petite Marie emportée le 28 novembre par les flots acharnés de ces tempêtes ayant provoqué les inondations dans la région varoise alors qu'elle rentrait de l'école avec sa mère pour atteindre le domicile familial qu'elles ne reverront plus jamais.
Je dépose le poème lié au souvenir d'un insupportable cauchemar, m'associant au malheur qui a fondu sur cette famille Londaise et autres familles ayant perdu un proche, mais encore sur toute la ville de La Londe, la région et les départements touchés par la cause.

Les eaux du délit

Grand peine m'a frappé qu'a porté le destin
La vision de la mort empaumant ma pensée
Dans son chaos funeste à la crainte figée
Voir les flots fulminants sévir en assassin

Retirez-vous maudits, nuages aux sanglots
A la face du ciel un berger de Provence
Qui pleure, prie, espère effacer la fréquence
De l'impure coulée des furies en complots

Avons bu au calice un versant sans pareil
Et perdu de nos vies dans la noire détresse
Un débit de chagrin, de larmes et faiblesse
En suppliciés contraints quand privés de soleil

Le sort l'a condamné cet ange dans son lit
Le gapeau franchissant a englouti son ombre
Toujours par là rodant parcourir la pénombre
Éclusant la prière et les eaux du délit

G. Artal

Les poèmes de Artal...

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