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30/12/2014

Sur la route

Sur la route

Vaguer l'obscur asphalte en errante foulée
Sous le dais d'une nuit le silence tout bas
Singulière démence et austère pensée
Je baloche mon sort au néant de mes pas

Et règne le bonheur d'apparence sévère
Fantasque solitude au bienfait plein d'effroi
L'âme va l'étendue traînante et coutumière
La face au clair de lune et le cœur en émoi

Se devine au plus loin l'âcreté d'une essence
Relents de mon enfance allez-vous en de moi
Mes ans fuient de l'appui tout tenant la cadence
Fleurir en vain le temps où s'égare la foi.

Tout est un faux miroir que le mésaise endure
Il reflète beau monde à ses rudes tourments
Qui touchent la misère à la grande envergure
Je loge sur la route et m'illustre d'arpents

G. Artal (déc.2014)

Les poèmes de Artal...

22/12/2014

Damné persécuteur

Damné persécuteur

Damnée la tyrannie, la domination
Damnée l'ardeur démoniaque
Damnée la déloyauté, la faute
L'erreur, légèreté, traîtrise
L'hypocrisie, la forfaiture
Damné l'imparfait
Celui du monde obscur
Damné le concours
Damnée la circonstance
Damnée l'immatérielle clairvoyance
des âmes despotes
Damnée la persécution.

G. Artal (décembre 2014)

Les poèmes de Artal...

La fusion - à la dame des près

La fusion

Les seins se font litière où l'or de ses cheveux
Sans se priver d'appui à la douce habitude
Que tout lui soit permis et fort avantageux
Une source de vie au besoin du prélude

Et s'efface la nuit du règne vert des près
Sous l'azuré du ciel qui ouvre sans mesure
Aux enivrants désirs de ces yeux veloutés
En leurs regards coquets ses rais à la gravure

Chuchotis au partage on sent l'isolement
Sa fougue caressante étrange et passionnée
En extase busquée jusqu'à l'abusement
Aspirant les parfums et perles de rosée

La suprême vertu est dans l'action cueillir
Dans cet herbeux enclos les fruits de la nature
Qui lui sont présentés ce afin d'embellir
Un espace du cœur d'une flamme en bouture.

G. Artal (12/2014)

Les poèmes de Artal...

11:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fusion, dame, près, poème, artal, poésie

14/12/2014

Inondations de Novembre 2014 - le déchirement.

Inondations de Novembre 2014 - le déchirement.

Les images de ce qui sera l'éternelle douleur de cette famille de la ville habituellement estivale de La Londe les Maures me reviennent sans cesse en rythmes émouvants. Qui a souffert de perdre un enfant s'y reconnaîtra, mais qui en plus aura perdu le même jour la maman de cet enfant comprendra le tumulte poignant d'un tel malheur. Le morne effondrement, la désespérance déchirante, la révolte du cœur, l'abandon de soi à l'acharnement du destin. Les appels suppliants au Sphinx qui suscite les interrogations, qui sait tout, voit tout et ne dit rien et les souvenirs émotifs qui semblent apaiser la blessure en proie à l'épouvante dans la dominante contradiction de la sensibilité humaine s'attachant aux évocations éperdues des béatitudes intimes et familières d'un passé si proche.
Je pense ici à la petite Marie emportée le 28 novembre par les flots acharnés de ces tempêtes ayant provoqué les inondations dans la région varoise alors qu'elle rentrait de l'école avec sa mère pour atteindre le domicile familial qu'elles ne reverront plus jamais.
Je dépose le poème lié au souvenir d'un insupportable cauchemar, m'associant au malheur qui a fondu sur cette famille Londaise et autres familles ayant perdu un proche, mais encore sur toute la ville de La Londe, la région et les départements touchés par la cause.

Les eaux du délit

Grand peine m'a frappé qu'a porté le destin
La vision de la mort empaumant ma pensée
Dans son chaos funeste à la crainte figée
Voir les flots fulminants sévir en assassin

Retirez-vous maudits, nuages aux sanglots
A la face du ciel un berger de Provence
Qui pleure, prie, espère effacer la fréquence
De l'impure coulée des furies en complots

Avons bu au calice un versant sans pareil
Et perdu de nos vies dans la noire détresse
Un débit de chagrin, de larmes et faiblesse
En suppliciés contraints quand privés de soleil

Le sort l'a condamné cet ange dans son lit
Le gapeau franchissant a englouti son ombre
Toujours par là rodant parcourir la pénombre
Éclusant la prière et les eaux du délit

G. Artal

Lauréat au concours francophone de Pernes les Fontaines 2015

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