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25/01/2015

Tu sais Charlie

Tu sais Charlie

Sous le ciel ici bas le soupir est confus
Le souci s’émancipe il régit la défiance
De regard à regard le charbon va diffus
Tu dresses la satire au jet de la nuisance

L'effigie a frappé je te sens réjoui
Irriter l'univers la voilà ta conquête
Tes fidèles amants tu les as aujourd'hui
Le destin est à toi le peuple est à la fête

Tu sais Charlie
Vient de fondre le plomb au corps de tes amis
Le silence apeuré le marqueur qui angoisse
Douz' mortels au pavé dans la rue les brebis
La bévue d'un chienlit et fume la paroisse

Les orients embrasés, voilà tu t'enhardis
La loi est avec toi crayonne à l'aveuglette
Avant ton jour d'exil au jardin paradis
Graveur de liberté se gomme la silhouette.

G. Artal (janvier 2015)

Les poèmes de Artal...

21/01/2015

L'escale

La poésie a pour fonction de « déraciner les mots » afin de « rompre avec l’accoutumance » (Saint-John Perse). Exploration du mystère de la langue, je puise dans le dictionnaire de mon analogie, l’auxiliaire de ma pensée et je m'en amuse.

L'escale

L'écrit né de ma pensée
Devant lequel on s'arrête
De ma main en échappée
Ai façonné la requête

C'est un chant à la passion
Qui de tout mal se préserve
Un poème à l'occasion
Après m'être mis en verve

Je produis et ne vends rien
Oui, j'ai la plume précaire
Des mots dit-on magicien
Non, simple aède ordinaire

Vous qui ce jour me lisez
Cette note peu banale
La dernière... présumez
Il me peut de faire escale

G. Artal (janvier 2015)

Les poèmes de Artal...

 

15/01/2015

Dans les eaux de Phlégéthon.

Dans les eaux de Phlégéthon.

Les fonds de la terreur les avons exploités
Audités angoissants, sinistres, sanguinaires
Au comble des acquêts des ignobles souillés
De projets déroutants aux effusions sectaires

Toujours ces mots puissants projetés à l'oubli
Les uns la liberté condamnée dans ses chaînes
Et autre égalité au sort le plus meurtri
La colombe aliénée se refuse à nos graines

De gloire en clair-obscur les chevaliers croisés
Offrant sur le pavé de leur humeur altière
Tous les sucs substantiels à ces cœurs agités
Courant les feux sacrés et ceux de la lumière

La France saigne encor les eaux de Phlégéthon
Sous les assauts obscurs, passer mon existence
Dans la nef du tourment, vivre la confusion
L'emprise de l'horreur où règne la démence

Là est la forcerie du vieux corps la raison
L'intérêt d'un auguste en ce flot est la foule
A l'assaut de l'estime autour de sa maison
Tout un vague vitreux fait la hideuse houle

G. Artal (janvier 2015)

Les poèmes de Artal...

10/01/2015

Sur les terrasses au clair de lune – Bou Saada.

Sur les terrasses au clair de lune – Bou Saada.

Sous le clair d'une lune à la foudre des chairs              sses au clair de lune, Bou Saada, Dinet, Artal,poèmes,poesie
Le bonheur enlacé des amours en partage
Il règne en leur désir voir fuser les éclairs
Mirifiques visions aux chaleurs de passage

Le soupir enfiévré se repaît pleinement
En ce trait d'abandon les ombres généreuses
De m'offrir la primeur de leurs faits adhérents
A la brûlante histoire, aux formes colporteuses

Et voulant l'acquérir sur la toile de lin
De filer bon entrain l'appétence et la brigue
Ma couche de plaisance est un masque d'airain
Qui n'avoue rien encor mais sourit à l'intrigue

D'un lissé de chaux blanche en terrasses du lieu
Des cubes étagés, je vais peindre ce monde
L'endroit est animé à l'affection de Dieu
Lui ai offert mon cœur, mon œuvre vagabonde

G. Artal (janvier 2015)
Tableau d' Étienne Dinet - Huile sur toile, année 1901.

Les poèmes de Artal...

07/01/2015

Au monde citoyen ...mon vœu 2015

Au monde citoyen ...mon vœu 2015

J'erre dans le séjour de la splendeur s'offrant
La pensée, les écrits, la plume qui palpite
Où l'une accole l'autre et l'autre en son élan
A l'appel de l'humain, à l’œuvre qui l'invite

Le vers tombe presto d'un transport souverain
Je la vis de mes yeux cette action qui se fonde
Lorsque monte la sève et que naît le lointain
Je contemple attendri la vision vagabonde

Ornement de l’accord en subtile expansion
On se prend à puiser la source intarissable
Fort le mot qui se prête à créer le bastion
Résolu dans le but l'accomplir, convenable

Et se glisse gaiement au souvenir des jours
L'attrait du grand rêveur à veiller sans moyen
Sur ce front planétaire à l'orée des amours
En ma chute j'aspire... au monde citoyen

G. Artal (janvier 2015)

Les poèmes de Artal...

04/01/2015

Aigues-Mortes

Aigues-Mortes

Vieilles pierres d'un temps ont fait haut cet ouvrage
Qui m'exhorte en élu tel un vieux troubadour
Dont le cœur n'a rien vu sans chanter l'assemblageAigues Mortes, croisade, troubadour, Artal, poèmes, poesie
D'où je tiens à l'hommage y mander mon séjour

Le rempart livre honneur à celui qu'il accueille
Tout soufflant le passage à le presser du pas
En exalté du lieu de l'entour je recueille
Grand plaisir en saison dispensé des frimas

Vous renvoie méditant la vertu de Constance
Un éclat sacro-saint des années douze cent
De son hautain aspect l’ancestrale endurance
A la terre de France attachée posément

Resplendit l'étendue le ciel est sans nuage
Où je marche à souhait tout s'anime à la fois
J'accepte le défi parcourir l’apanage
La ville et son enceinte en un Oc d'autrefois

G. Artal  (déc. 2014)

Les poèmes de Artal...

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