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28/11/2015

Ma dernière pensée

 Une place importante dans ce poème est réservée au poète Léon Deubel

Ma dernière pensée

Vers l'infini espace entre deux nuits sans lune
dépourvu de mes sens rêvassant l’irréel
fixant devant ma vie son désert démentiel
au néant étoilé je traîne ma rancune.

Dans cette errance vaine où le destin odieux
à degrés vers l'amont affronte l'infortune
au deuil est mon revers tout caressant la thune
la dernière vacante en offrande aux miteux

J'ai soif de liberté et c'est bien peu de choses
m'esquiver à jamais, souhait d'un trait final
afin m'émerveiller de l’Élysée crucial
ne plus souffrir la faim et l’excès de névroses

Seigneur je suis sans pain où mes vers de pâtir
à défaut de matière au rêve je demeure
mon ombre à l'alganon à petits pas me meure
adieu je fuis le mythe aux cieux de me ravir.

GH. Artal (novembre 2015)

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Mourir au Bataclan

Triste mois de l'avent
sur la feuille qui tombe de l'arbre d’Orient
s'achève avec le jour, périr au coup de vent
en un souffle profond...saigne le Bataclan.

GH. Artal (novembre 2015)

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22/11/2015

La Liberté se meurt

La Liberté se meurt

Les partisans de l'ombre et de l'obscurité
ont pénétré l'enclos du pire et de l’extrême
d'une action effrénée que domine l'emblème
de l'enfer soutenir, voir le mal assigné

Un désir de vengeance en ce soir de novembre
criant les mots sacrés le verbe encor ' vivant
que la sève a taché de pourpre abolissant
l'équilibre prospère au sort qui le démembre

La France mortifiée n'est plus que vains potins
alors qu'au jour d'hier tout était de son règne
l'effondrement s'étend où la terre s'imprègne
du sang de ses enfants aux mains de vils hautains

GH. Artal (novembre 2015)

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15/11/2015

Fleurs Orientales

Fleurs Orientales

Comment puis-je trouver des saveurs à ma vie Fleurs Orientales
après tant de chemins, de déserts parcourus
que sont mes jours réels aux supplices vécus
à ces coups du destin qu'un fatum planifie

Le silence pesant en ma fougue sans nom
je me fraie une voie au travers la pensée
tout humant le parfum des éclats de contrée
le djebel de l'ouest et ses fruits de renom

A l'instant où ma vue me fit don, tu devines
la fleur orientale en mon fragment de ciel
venue flatter ma chair de son baiser de miel
afin d'y attacher mon âme aux maghrébines

Captif de leur beauté en pauvre serviteur
du calice des mots je puise la substance
à revêtir l'attrait d'une illustre puissance
le roi orne sa tête et la reine son cœur.

GH. Artal (novembre 2015)

un tableau de Farid BENYAA, artiste peintre algérien

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08/11/2015

L'inéluctable issue

L'inéluctable issue

Dans un caveau masqué se porte mon destin
ce lieu qu'on appréhende en moins de rien, atteindre
cet espace voilé qui nous semble bien loin
Au réalisme en loi tout finit par s’éteindre.

Quand implorant le ciel ce vieux damné miroir
aux novas exaltées en les ères nocturnes
l'âme enfiévrée s'enchaîne et crie au désespoir
tout converge en raison vers mes nuits taciturnes

L'inéluctable issue ignore nos sanglots
ma constance s'endort désertant la bataille
passe pluie de l'automne et l'hiver sur les mots
je traverse les mois sont mes jours à la taille

L'esprit ploie puis se couche au silence du temps
le regard qui s'éteint absorbant le mystère
je songe mon départ en l'espoir d'un printemps
un retour au berceau d'une tombe héritière

GH. Artal (le 06 novembre 2015)

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03/11/2015

Un tétrapyle au poète

Un tétrapyle au poète

Heureux, tu meurs aimé quittant l'abord du temps
Toi qui soignais l'ami, ta vieillesse servante
à portées d'inédits et autre composante
afin qu'il ne t'oublie bien avant le printemps

Tu la couves figé ta mignarde assemblée
aux prunelles zélées et comblée d'appétit
de tes odes sans fin voir grossir le débit
de l'étreinte hermétique à la mort en traînée

Que l'iambe et l'anapeste évidents éblouis
s'agitent dans ton erre à régenter la gloire
tu fournis les élans au destin du grimoire
avec tant de rigueur et moindre bafouillis

C'est ainsi tu t'en vas sous la modeste pierre
du géronte en alerte aux élégies du vent
mais c'est toi qui le cries à l'action du moment
afin pourvoir l'encart et c'est de bonne guerre.

GH. Artal

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