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22/05/2016

Glanum

Glanum
 
Aux jardins de Provence ils ressuent les genets
sous l'antique chaleur salivant leurs nuances
au cadre diffusées doucereuses fragrances
dans les segments du temps je prise les effets
 
C'est la pierre d'antan de ces gens des Alpilles
encor'' là ce jourd'hui en les sites majeurs
l'aura d'un oppidum et par suite aux vainqueursglanum,provence,alpilles,poemes,poesie,artal
dessous le tumulus un fatras d'effondrilles
 
J'inhale le passé... sa romanisation
c'est le temple toscan d'époque hellénistique
ou l’abîme à dromos à l'usage aquatique
et maison de Sulla en sa révélation
 
Du champ monumental pétillent ses vestiges
quand jaillit la curie puis une aire à bassin
la brume a mis un terme où l'éclat en chemin
Glanum y fut cité absorbée aux litiges
 

18/05/2016

Que la rime me soit...

Que la rime me soit...

Autre ermite que toi du fond de mon écart
l'esprit de me livrer à faire un pur poète
je crée, je mure et cloître, aboute le rempart
au corps de mon asile en l'espace sans part

Et tout ce qui m'étreint l'enclos secret au cœur
l'esprit de me livrer à faire un pur poète
divin dans sa pensée tel sérieux assembleur
sans trahir l'idéal, la suprême valeur

Décalquer l'invisible à l'encart au projet
l'esprit de me livrer à faire un pur poète
d'incarner le sensible aux côtes de l'adret
la rime ensoleillée composée sans regret

Ami, ô frère Antoine au transport souverain
l'esprit de me livrer à faire un pur poète
j'ai l'oreille au message où l'amour est refrain
du haut de ton rocher je rimerai demain.

(au frère Antoine ermite de Roquebrune sur Argens)
GH. Artal (05/2016)

14/05/2016

Par peur de malencontre

 

Par peur de malencontre

A l'orée du néant où le monde s'arrête
un œil sur mon tréfonds de l'autre à son insu
précédant la raison et céleste vertu
de ma voûte d'azur assouvi je m'apprête

Errant le pas lambin au train du corbillard
l'ancien accoutumé baisote la poussière
me démarquant du front de l'ombre cavalière
mais sans l’appréhender j'y porte du retard

C'est au fumet des fleurs piquées à la couronne
que fond le souvenir à l'issue du destin
alors qu'ivre de vie moi me sachant festin
où silence se dit je veux qu'on m'abandonne

Aux vers je confierai ma chair et son vieux cœur
à l'attrition mon âme en douleur amoureuse
du revers à l'issue la cime avantageuse
de l’abîme émouvant ce jour n'en ai plus peur

GH. Artal (mai 2016)

11/05/2016

A ma mère

A ma mère

Le cœur las en ce jour au vent noir des aigreurs
que le temps passe vite en sa lumière acide
à la brume du mois et de l'ombre impavide
vers un nouvel azur tu portas tes faveurs

Tu as été l'éclair à la foudre offensive
mon regard étonné ton fond loin d'être mien
j'ai lutté par amour, il n'en fut jamais rien
puis forcé d'être libre et l'âme décisive

Il m'en souvient encor'' la date anniversaire
de naissance et départ sans ne faire de bruit
la saison printanière est-ce jour ou de nuit
que tu fus éblouie à l'accès cinéraire ?

Si le manque est un vide il en est quoi pour moi
les issues sont ainsi pour nos blêmes images
j'inhale l'air courant et toi sans avantages
à ravir la pensée tu gouvernes l'émoi.

GH. Artal ( 09/05/2016)

05/05/2016

Le badaud de Sarlat

Le badaud de Sarlat

Il est là, bien campé à l’enceinte du songe
en repli de l'ennui d'un temps rythmé d'exil
le badaud de Sarlat au trépas de l'avril
il tresse son destin, la prunelle qui plonge               le badaud de Sarlat.JPG

Mais que sont ses pensées en ce regard si nu
aux ombres du couchant où s'éteint toute chose
chagrine destinée ta charge je compose
et de ton froid glacis, tu seras souvenu

Ton soleil agonise il t'abstrait de ce monde
renversé au silence où se noient tes secrets
et le mystère issu du plus beau des reflets

Je souffle sur ta vie de bronze sans esprit
sans rêve ni espoir mais que tout s'accomplit
quand ton ardente veille en moi se fait profonde.

GH. Artal (mai 2016)
Carnet de voyage - Photo GH. Artal

23:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : badaud, sarlat, artal, poème, poésie

04/05/2016

Sur la trace des aînés

Sur la trace des aînés

A la liqueur des mots je m'enivre impulsé
là où mon espérance est enfin apparue
sur ces terres sans âge en immense étendue
sous la chaleur du lieu tout s'élève à degré

C'est le Maine Giraud de Vigny en poète
l'ami de Baudelaire et bien d'autres rêveurs
là encor'' des abords que gagnèrent les cœurs
dit-on du Périgord la patrie qui reflète

Si Michel de Montaigne est itou de l'endroit
La Boétie aussi, au peuple qu'il enlace
il fera son discours en la plus belle audace.
A la plèbe du jour que le Maître elle assoit.

Le doux platonicien préserve le mystèreSur la trace des aînés, Carnet de Voyage, Errance en Périgord, Vigny, Montaigne, Fénelon, La Boétie, Artal, poème, poésie
transmettre par l'écrit Fénelon est de ceux
qu'embellit le reflet au parterre des dieux
de tradition secrète et qu'il n'insiste guère

L'attraction me saisit où je fixe l'ailleurs
tout appréciant l'accord, l'attache poétique
la liberté de l’œuvre à la place publique
de celle du pays et de ses arpenteurs

A quelque chose sert l'utile solitude
s'éclairer la pensée au pouvoir du démon
mon tout premier verset bien né de Bargemon
sur fonds d’Occitanie que ma rime dénude.

GH. Artal (avril 2016)

Carnet de Voyage – Photo Chris : château de Fénelon.
  Errance en Périgord et Charente Maritime du 16 avril au 01 mai 2016