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25/09/2017

L'une l'autre, vice vers

D'un doigt le démon il a ravi mes anges
me reste l'exil composer rotruenges
au Val en Vignes de tous regards distants

Des regrets furtifs recouvriront mes cendres
je deviendrai songe à chaque soir mes chants
vanter le néant des tortueux méandres

Seul au souvenir le berceau de l'enfant
mais nul trait plaintif aux encres littérales
le temps coule vite et parfois trop bouillant

L'ombre sans éclat en nos voies parentales
épaisse et aveugle un tantinet friponne
a donné la nausée d'une mer en remous

L'émeute infantile où le faux déraisonne
j'ai fui le saignoir des esprits bien trop flous
Pourquoi le démon a t-il ravi mes anges ?

GH. Artal (septembre 2017)

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24/09/2017

Dernier exil

Composé en pays Thouarsais (région Nouvelle-Aquitaine) mon '' Dernier exil '' un poème (pantun) en six quatrains à rimes entrecroisées de forme poétique originaire des milieux artistiques malais et indonésien et réservé pour le numéro 21 à sortir prochainement de la revue Pantun Sayang dont je suis contributeur.
Ci-dessous, je vous offre le premier des six quatrains à découvrir. dans l'attente de l'éclosion de ladite revue.

Je ne procède point sans bride à ma besogne
tout fixant mon regard sur les plus beaux joyauxdernier exil,thouarsais,thouars,cersay,pantun,nouvelle-aquitaine,pantun sayang,poèmes de artal,gh.artal,hartalrich,brignoles
d'un excitant dessein composé sans vergogne
se dressera le rêve et les éclats astraux.

21/09/2017

Le pont de Taizon

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Voir les herbes frémir sur l'onde du Thouet
la terne pierre en âge offerte au sanctuaire
où l'ouvrage endormi conserve son cachet
chargé de vieux récits en ce pays agraire

Au silence apaisant je contemple le pont
que la friche à couvert à moitié de ses voûtes
dame des sept douleurs que les temps abattront
se dessine son âme où je songe mes doutes

Il est écrit ici ma peine à refléter
affectée par laquelle en ce lieu des Deux-Sèvres
une œuvre qui se meurt en pièce à protéger
d'idéalisme osé que suggèrent nos fièvres

Il se fait pale éclat, contre-jour passager
mais j'arbore confiance aux faisceaux de lumière
leurs géantes visions feront l'acte germer
quant aux gens du canton, ils porteront bannière

GH. Aral (septembre 2017)

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04/09/2017

L'homme plus haut que l'Être

L'homme plus haut que l'Être
 
L'homme produit de Dieu il est vrai qu'il est dit
qu'en l'ère du récit transporté à l'extase
qu'un couple trop comblé sans limite s'abêtit
dans un jardin paisible ébauchant sa déphase
 
Le corps révélateur en tout bien modelé
jusqu'à l'ombre du Mont en l'évidé sillage
la poitrine bouffie d'étonnante beauté
Hawah mère de vie titrée en apanage
 
Tout avait bon parfum avant le cours du temps
quand leur portée venue cultivait la tournure
des actes du délit en vue du contretemps
le Ciel avait choisi Caïn fit la bavure
 
De lui n'en parlons plus, je passe son destin
les fleurs avaient poussé en belle closerie
un Éden pour mieux dire, un berceau si serein
où vécut dans le rêve Eve en forme aboutie
 
Jusqu'au jour où Adam, qu'il avoua tout bas
les traits tirés bien-aise avec sa grâce mâle
le pouvoir s'enfanter alors que l'homme pas !
la masse née de l'Être, adaptation cruciale.
 
Il est là pour lui-même, au peuple le bannir
nous payons la facture et les porteurs de fièvres
Elle a mangé le fruit est-ce à nous d'en pâtir
Marianne si grande,  aide-nous des orfèvres