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09/06/2014

Les enfants de Tuam

Les enfants de Tuam

Vois gémir l'oubliette au cœur froid des enfants
Ces esprits forcenés écumant la tourmente
Des péchés de ce monde au rocher des croyants
En ce roc insalubre où l'intrigue est patente

Tuam crie son courroux il s'ébroue le Démon
Ce vieux dragon de feu crachant fièvres infâmes
Embrasant les jardins jusqu'aux flots d'Achéron.
Ô douleur si cruelle est-ce faute des Dames ?

L’acte du tort latent, la cause aux religieux
De l’œuvre consternante en la cité pouacre
Et pliant sous le faix de l'impie besogneux
Au temps des privations, le funeste massacre

Cet oubli est blâmable où la fosse est écrin
A condition commune il est grand misérable
Ce fils banni du tas, de finir au destin
Mourir c'est retourner il n'est pas affectable.

Artal (juin 2014)

 Les poèmes de Artal...

02/06/2014

Petites voisines causant sur la terrasse

Petites voisines causant sur la terrasse, Artal,poème, poésiePetites voisines causant sur la terrasse

Deux fillettes amies chargées d'ombre et de jeux
Quand la dune cabrait en son temps de silence
Dans la cité conçue aux attraits somptueux
Deux des plus belles fleurs au clos de l'innocence

Se dénude à nos yeux en songe le support
Du plateau lumineux coloré de ses gloires
Confident du soleil la palette en renfort
Le maître orientaliste abreuve nos mémoires

Un signal coutumier recensant le tableau
A l'immortalité d'émerger les sublimes
Au gré de leur couleur et douceur de la peau
Les pigments tout puissants des aïeux légitimes

Le regard inspiré aux bienfaits de l'instant
Deux voisines causant l'éloquence secrète
Sur la toile sensible ont porté plein-d'allant
Aux visions de Dinet et celles du poète

Artal ( juin 2014)

Un tableau de Nasreddine Dinet
« Petites voisines causant sur la terrasse »

 Les poèmes de Artal...

26/05/2014

Le Cèdre de Theniet El Had.

cèdre,theniet el had,exil,symbole,paix,artal,poeme,poesieLe Cèdre de Theniet El Had...à mon ami Mokthar Brinis

A rebrousser le temps la vie qui passe au loin
Les images d'antan et nos métamorphoses
Au gré des contresens notre exil à témoin
Agite sans passion quelques pensées moroses

Et sous l'auvent obscur de vieux papillons noirs
Font le guet à l' issue du seuil de mes souffrances
Moi déchu de ce monde et pourtant gras d'espoirs
Me suis nourri d'amer aux pôles des errances

Jusqu'à ce jour miellé tout glanant les trésors
Que forme l'inspiré dans l'état de sa gloire
Comme un cèdre vieilli où rayonnent les ors
Symbole de grandeur et je veux bien le croire

L'emblème d'amitié est sculpté de nos mains
De par le dévouement il est plein d'espérance

Quand l'effusion s'unit en vue des lendemains
Tout fleurit à la paix au gré de son instance

Artal (mai 2014)

photo : .algerienews.info

 Les poèmes de Artal...

23/05/2014

Lumière de BouSaâda

BouSaada, lumière, Eden, Orient, Artal, poème, poésieLumière de BouSaâda

L'envergure du jour en amont du soleil
Dans le lit de l'oued qui fuit vers ses errances
Le ciel est sur le sable, un éden sans pareil
La lumière en poursuite apprête les nuances

Tout intrigue et retient, l'effet voue l’agrément
Du merveilleux jardin aux couleurs imprimées
Tendres verts de pastels et faisceaux de l'orient
De leurs charmes divins ont fleuri nos pensées

Fascinants horizons d'un paradis formel
Quintessence en parcours les fresques chatoyantes
Autochtones fieffés aux assauts du réel
Raisonnent sur le fonds et diaphanes variantes

Par travers le carreau deux pensées aux regards
Vers l'astre lumineux avant l'assaut suprême
Aux appels du labeur l'aurore est sans traînards
Le verbe à discrétion en ce jour de carême

Le rocher se fait tendre où la rose est joyau
Tout scintille et flamboie du symbole dunaire
La cité du bonheur en haut lieu d'un plateau
Embrase mon esprit de son éclat solaire.

Artal ( mai 2014)
Poème inspiré par le tableau de E.N Dinet
Femmes à la fenêtre.

 Les poèmes de Artal...

18/05/2014

Chers tourments

Chers tourments

Je me semble ce jour
Pénétré d'un vertige au sens le plus éteint
Où tout se veut voilé n'étant plus qu'un fantôme
L'entité du bastion la cuirasse sans teint
De l'ombre soutenue à l'agité symptôme

Et tout me tourne autour
Tous ces mots sans valeur sous le vers décadent
Que grimaud songe-creux au plus haut de l'audace
A signé de son nom le difforme apparent
Songeur d'exploit naissant et d'y laisser sa trace

Suis-je exercé pour
Déborder dans sa nuit constellée d’oripeaux
Quand il narre l'amour à la pitié du monde
Et ses houles d'éther au projet des rondeaux
Où j'échoue méditant n'y tenant que seconde

M'en venant sans détour
Vous porter mon humeur qui monte de l'amer
Blême épave éplorée de l'informe harmonie
L'embrasée du néant n'est que feu de l'enfer
J'observe fuir le temps...adieu la poésie.

Artal (mai 2014)

 Les poèmes de Artal...

13/05/2014

La Font de Vau-cluso

Fontaine de Vaucluse, Pétrarque, Artal, poeme, poésieLa Font de Vau-cluso

La Fontaine exaltée celle des temps jadis
Offre à la fixité que le flot répercute
Du chœur azuréen ses tons myosotis
Et jade des prairies au parcours en volute

Dégorgeant du rocher où germe l'élément
Va portant à jamais limpide de lyrisme
En son essor fougueux le fruit de l'agrément
A la flore du lieu au gré du romantisme

Par le creux de l'aven en conduit du tréfonds
La célèbre exsurgence aux halos poétiques
S'est forgée à l’écho où son cours en bien-fonds
Garni dans le secret fait ses flux bénéfiques

Une œillade au pays tout respirant les fleurs
Des Laure sous le vent en m'épanchant sur elles
Et je rime en rêvant quelques vers bienfaiteurs
Pétrarque m'y aidant ses coups d'yeux en tutelles

Artal (mai 2014)

 Les poèmes de Artal...

08/05/2014

Sous le champ, la liberté

Sous le champ, la liberté  

Un cul de basse-fosse en sous champ d'un vieux front
Long conduit des tourments et de danses spectrales
Par travers les fadeurs des  tensions de l'amont
L'hère a vécu le joug, les hymnes sépulcrales

Il rêvait le sommeil, la fuite vers les cieux
Un instant d'abandon en profondes ténèbres
Tout juste un temps paisible à l’Éden populeux
Des  hommes résignés aux manèges funèbres

L’œuvre est aux souvenirs de ceux qui sont tombés
La face à l'horizon tout fixant l'ombre libre
Nombre d'esprits martyrs de  briscards trépassés
A l'étoile de gloire ont bâti l'équilibre

Sur le sol de ton Dieu vis le contentement
Et le crier bien haut repousser la méthode
La guerre est à proscrire ainsi que le dément
Nourris la liberté et non son antipode.

Artal  (mai 2014)

 Les poèmes de Artal...

15:39 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberté, front, hymne, dieu, eden, artal

06/05/2014

Avers book

Avers book

Les voiles de la nuit recouvrent le désert
Qui s'occulte à mes yeux confondu au silence
Ainsi change la fleur pénétrant le transfert
Alors que l'éclat cesse il nous reste l'essence

Fugitive avancée dans ce décor flatteur
Sur le sentier subtil et jusqu'à la pléthore
Par delà l'excessif à céans du secteur
On enchaîne à l'accueil les reflets à éclore

En ce parvis fringuant voir le bouquet fleurir
Du relief illusoire habile aux arguties
Par l'arcane du mot à chacun d'accourir
Vers le mage enchanteur livrant ses prophéties

Le flot s'offre paisible où s'accordent fleurons
Son heure solitaire à celle qui moissonne
Ces images d'emprunts aux dépôts d'environs
Et par là nous ravir en précieuse personne

L'oasis enivrant fait le rêve exalté
Où tout est transitoire à y perdre sa trace
Une vague inclusion dans ce monde esquissé
Se fond l’œuvre du temps va son illustre face

Artal (mai 2014)

 Les poèmes de Artal...

28/04/2014

Désarroi

 

Désarroi


J'ai longtemps occupé le fond d'un conte étrange
En y cloîtrant mon cœur sa joie et ses tourments
A l'intérieur obscur tel un nid de mésange
Dans un buisson discret bondé d'attachements

Puis posé mes quatrains aux gorges d'un dédale
Mon passé dans un voile à l’œuvre de l'oubli
Tout immergeait en moi l'agitation mentale
Du sort qui me liait au pouvoir affermi

Ayant atteint le but à ce jour je m'incline
La rime est sans écho et n'ai plus de vision
Qu'à présent déconfit la plume libertine
Y traîne mon décor sans plus grande illusion

Aux fards du potentiel abondent les chimères
Où notre temps s'égare il s'enchâsse en ses rets
Animé des éclats des porteurs de bannières
J'effeuille mes espoirs jusqu'aux derniers rejets

Artal (avril 2014)

 Les poèmes de Artal...

10:26 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : désarroi, poèmes, artal

16/04/2014

Le déclin

Le déclin

Une pensée soudaine à repris ton image
En silence au plus bas du puits des privations
Assoiffé de frissons je fouille à l'avantage
En mes rêves noyés dans nos folles liaisons

Je te vois éployée empressée de me tendre
Tes jeunes seins d’airain si chers au souvenir
Selon l'instant obscur du supplice à dépendre
De tes chairs soutenues flagellants mon désir

Coiffée du voile blanc recluse et singulière
A l'occulte sofa je t'ai vu murmurer
Tes chimères d'enfant en chasse aventurière
De brûlante façon aux impulsions d'aimer

Si le cœur bat toujours j'ai perdu la jouvence
Hélas en vain l'effroi s'agite ma raison
A l'excès être épris puis sombrer d'abstinence
Voir le corps du bourreau et souffrir l'affliction

Il est l'heure du temps de parer mes faiblesses
Cet instant sous le vent au reflux des sanglots
Restent déserts mes ans ensablés de caresses
De l'amante d'antan le martyre est sans. mots

Artal (avril 2014)

12/04/2014

Koum tarra Viens voir

Koum tarra Viens voir

Les charmes du désert se glissent sur le sable
Souffleur réjouis-toi et joue la rhaita
Tout fleuri en musique au doux son favorable
Envoûtant l'univers des vies du Sahara

Koum tarra, oui viens voir où reposent les roseskoum tarra,viens voir,bou saada,sahara,artal,poésie
Que transpire la pierre en créant sa beauté
Au sein du milieu fier sous les vents virtuoses
Qui répandent le chant dans l'espace sacré

La divine harmonie là elle s'accentue
Le lieu est un tableau solennel et si beau
Une œuvre à contempler dans sa vaste étendue
Un monde sous les nues où nul besoin de faux

Fruit comblé de nature au mirage mythique
Le couchant a noyé les accords du gallal
Et rien ne s'entend plus du silence mystique
La cité endormie dans son cadre ancestral

Viens voir, oui koum tarra l'innocence si pure
Cours à la plénitude Allah fait ton destin
Viens voir et devine ce qui fait la parure
Viens voir Bou Saada l'oasis souverain.

Artal (avril 2014)

  Les poèmes de Artal...

09/04/2014

L'homme de Baume Bonne

L'homme de Baume Bonne

Le fluide va sa route en avant des pertuis
Où l'action sous élan dans sa fuite avancée
A fait l'homme sapiens en conquête depuisBaume Bonne, sapiens, Verdon, musée, Artal, poème, poésie
Qui s'honore au besoin de finir au musée

Il ignore son nom celui venu du fond
Des rives du Verdon sous la pierre busquée
De son antre pourvue en premier vagabond
Vit dériver le temps et la lune affidée

Enseigne du passé aux arômes des lieux
Et de carne écumante où la flamme s'agite
Le brandon frémissant est monté des aïeux
De l'affaire du feu au courant de son rite

Je les ai vus de cire et de peaux revêtus
Venus de Baume Bonne où l'aube s'est parée
Depuis le premier jour à son flanc suspendus
Aussi vieux que les fées l'alpage et l'eau dorée

Artal (avril 2014)

Photo G.Artal

 Les poèmes de Artal...

31/03/2014

La foi rebelle

La foi rebelle

La chandelle allumée sur un excès de foudre
Me suis brûlé une aile et maintenant voilà
Que la foi est rebelle au regret me résoudre
Il n'est rien de plus terne et je suis au plus bas

Mais que veut dire aimer si on ne sait le vivre
Ce verbe généreux qui touche nos esprits
Il traite d'attentions et son bonheur à suivre
De constantes douceurs tout fuyant les conflits

Le miel est un trésor et rien n'est comparable
Si ce n'est la chaleur des feux du grand frisson
Les fougues de l'amour embrassant l'accordable
Qui rend l'être serein son âme en concession

Mais dans le plein revers vont les plaintes amères
Virant dans le parcours jusqu'aux rapports fielleux
Quand la brise a passé emplie de leurs colères
S'effacent les affronts comme étrangers des vœux

J'ai toujours su chérir à ma grande faiblesse
Pour gagner l'infini des cœurs en communion
Je médite la suite à vaincre la détresse
Les sortir de l’abîme acquittant l'addition.

Artal (mars 2014)

23/03/2014

Le jeu de la krouta

jeu, krouta, enfant, Bousaada, Artal, poèmeLe jeu de la krouta

Il me faut feuilleter dans la grâce infantile
Ce qui fait l'adoption résolue du tableau
Tout ici me nourrit sur cette terre asile
Et me lie l’œil fixé au profit du pinceau

Des modèles précieux se bâtit l'espérance
Tout y est bigarré, imbriqué plaisamment
La candeur à surfaire, attester la vaillance
De ces fruits les plus purs au vif assortiment

Ce fut virant un jour par le lieu pittoresque
Deux cœurs sur le pavé dans un élan du jeu
Par le geste assuré de l'émule burlesque
Fleurs de Bousaâda aux gages de l'enjeu

L'image saisissante est la source féconde
Aux émotions du cœur d'un pays envoûtant
Du chevalet sur l'aire en un record de ronde
Le jeu de la krouta fut le plus attachant

Artal (mars 2014)
Tableau de E. Nasreddine Dinet "Le jeu de la krouta"

 Les poèmes de Artal...membre de la Société des poètes français

19/03/2014

La tentation d'Adam

La tentation d'Adam
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Muse du premier jour toi la fleur aussi chaste
Que le fruit du délit à l'ombre d'un rébus
J'affouille le jardin et tous ses inconnus
A chercher ta semblance en ce cadre si faste

Quand il y eut ce soir bien avant la lumière
Je t'ai vu maladroite, unique égarement
A la source du mal ton corps effervescent
Venu chevaucher l'âme et l'être congénère

Depuis l'on a plus vu ce cœur en grande fête
Que l'on avait connu avant l'ample passion
Où s'est-il dépourvu suite à l'accusation
Pour le sauver du temps décrit de l'exégète

En revers de coulisse où je foule ton monde
Les plaintes des amants aux cœurs enflés d'espoir
Tous livrés à leur sort par volées d'assommoir
Tant d'hommes défuntés ont fini dans la ronde

De l'ancestral tourment tes nuits sont extatiques
La traînée des douleurs pour ce péché véniel
Il n'est plus que passé qui se dit sensuel
Enjambe ton abîme et soyons érotiques

Artal (mars 2014)
Merci Hawwah pour la photo
Edenisée par Iris Lepinoux

 Les poèmes de Artal...membre de la Société des poètes français

10/03/2014

Sur la tombe d' Albert Camus

Sur la tombe d' Albert Camus

La sente du destin lui a soustrait la vie
Lui qui parait ici, si humble dans son plantombe Albert Camus.jpg
Moi je veille sans voix la lumière endormie
Elle éblouit mes yeux de son éclat écran

Cédant au chant défunt je griffonne la terre
De ma plume rivale avide aux bons élans
J'y vois fleurir l'iris en ce jardin de Pierre
Et le laurier tombal qui compute ses ans

Estimable présence à ton âme éminente
Dans sa profonde nuit je quémande tout bas
La clarté favorable à braver la tourmente
Du verbe qui m'embrase au gré de l'embarras

Il est front obstiné qui jamais ne s'échine
Sans crainte du fouloir me désire en bourreau
A ravir mon azur, ma fièvre libertine
Du corridor bien sombre au fond est le faisceau

L'étranger que je suis aux rimes cavalières
Fait sa route insensée, sans fil tout est confus
Prisonnier de la peste et d'encres messagères
Esclave à l'agonie, j'arrive Albert Camus

Artal (mars 2014)

 Les poèmes de Artal...membre de la Société des poètes français

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05/03/2014

Le poète dépourvu

Ce monde que je fais

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Chacun des hommes d'aujourd'hui désire que sa vie soit à l'image des poèmes, bien syndiqué derrière son licteur de l'ère (dite) moderne. La plèbe égrillarde racole le larmoyant disciple et le jette en pâture vers une société à grosse consommation, dont le rebut viendra s'additionner aux résidus d'une dégoûtation excessive. L'impie vénère l'impur, le poète misérabiliste fabule, l'homme devient loup, la rage patente. Le madrigal simule, la stance stimule, l'humaniste s'accorde au présent, quant à moi, je vais, je viens j'observe la boue et les étoiles, je vis ce que tu vis, je suis la fange au firmament, le sédiment au fil du temps. J'accole aux mots qui figurent ma muse sous l'égide de Calliope, prie et supplie Thalie, je la joue, je l'écris. Que sommes-nous ? Tout simplement les fils mutants du diable et dévoué Satan, l'horreur connue bien qu'énigmatique, mystérieuse et méconnue. Je suis, tu es, nous sommes le bûcher, la flamme et le feu, je suis l'oubli, tu es mes rêves, nous sommes le couple parfait qui triomphe sur l'imparfait, les affres et l'honneur, la vie dans la mort, un grain de poussière planétaire. Syntonie créatrice et désastreuse, que conjugue une foule de libérés-enchaînés, descendue au pavé se ternir au pavot. Ingrat ami, que suis-je devenu ? L'âme lessivée du poète dépourvu.
Artal

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25/02/2014

Week-end en Lubéron

Week-end en Lubéron

Lumineux paysage où flamboie l'invisible
Du silence consort au passé antérieurLuberon, Lubéron, Sade, Lacoste, Gordes, Artal, poème
Attraction de l'esprit, le Lubéron paisible
Éternise son fonds et du lieu la splendeur

Disparaît sous futaie d'apparence sauvage
La lumière du temps dérobant les secrets
Des célèbres bories semées par le sillage
De ces foules d'antan des agrestes discrets

La pierre de région embellit la contrée
De Gordes à Pertuis le noble matériau
Il s'offre en sacrifice à l’ère et sa durée
Aux gestes du tailleur ciselant le joyau

Et au plus haut perché hérissé de verdure
Enchaînant les veillées de Sade le marquis
Le château de Lacoste où cantonne censure
Des journées de Sodome à gauler le croquis

Je fleure l'effluence aux senteurs de Provence
Savourant à profit de mes brûlants attraits
Les noces des pollens aux pistils en démence
La raison est abeille exaltée de forfaits

Sous volonté des cieux on le peignit sublime
Ce Lubéron Placide, éminent, merveilleux
Induit aux canevas du faisceau unanime
Des artistes clamés qui les a fait glorieux

Symbole provençal à ma reconnaissance
Me suis vu tant de fois aux prises de tes bras
Je t’honore aujourd'hui de haute prévenance
Et d'un gage certain, tu reverras mes pas.

Artal (février 2014)

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16/02/2014

Artal sur Youtube

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08/02/2014

Pauvre Nûh

Pauvre Nûh

Par un éclat de foudre et le tourment des flots
Hurlait à l'espérance un soir de triste lune
La portée d'ânichons faisant teinter grelots
Sous son aile secrète aspirant la fortune

Consolante mémoire où traîne la raison
Qu'ils hument mon action en ce fond de la rime
L'arche moulée recrue à l'air d'un horizon
Des rives de l'Argens s'est perdue dans l’abîme

Aigri dans ses revers disgrâce et châtiment
L'audace du benêt à nous oser atteindre
Au fil de son bastringue en abêtissement
S'est porté au déluge s'y essayant l'éteindre

Tout était lumineux puis vint la submersion
La biche erre en sa vie où le renard se masque
L'alouette à cent lieux applique l'exclusion
La nef mal assemblée a vécu la bourrasque.

Artal (février 2014)

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