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06/11/2011

A l’ombre de nos échanges

A l’ombre de nos échanges


De par l’écran enclin les savoureux partages
Mon rythme suit tes vœux aux instants solennels
Outre les mots si beaux, d’oppressants assemblages
Des œuvres du destin en acquis personnels

Si j’avais le pouvoir, ô douce et triste reine
Je te libérerai de ces fers coutumiers
Ils t’usent en souverains toi soumise à la peine
L’effroi et la douleur dans leurs élans princiers.

Si j’avais le savoir déesse du silence
Je ferais du couchant un vert Eden serein
Et sources suspendues aux pas de ta présence
Afin t’y abreuver tout noyant ton chagrin

Si j’avais pu la voir ô Dame ton altesse
En ce très vieux miroir cette âme emplie d’orgueil
D’un exilé mutin qu’en ce jour manifeste
Le regret éternel, béni soit ton accueil

Espérance voilée, empêche qu’il ne sombre
Le tourmenteur ouvert aux jeux d’ombres sacrés
Dans la houle néfaste et déserte pénombre
Il erre à travers toi en ses vers délivrés.


Artal (Oct 2011)

 Les poèmes de Artal..

11:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ombre, échanges

31/10/2011

Un premier de novembre

Un premier de  novembre   

En ce jour des esprits que celui de nos morts
Jour de larmes nourries à toute âme céleste
Tel un écho fleuri, chrysanthème aux décors
Je contemple la vie de celle qui me reste.

Les froides ténèbres sur mon aigre demain
Je suis nom de vigie en la stèle fatale
A l’office du mois  ne serais plus humain
Mais trépas adulé d'une église ancestrale

Rêverie de l'avent mes pas sur le conduit
Je traîne dans l'allée ma raison s'y repose
Un baume qui pallie, mille fleurs au circuit
Ce novembre des saints de prière et de pose

Mystique création qui nous force aux adieux
A tous ceux que l'on aime à mon tour j'agonise
Amertume et douceur aboutir dans les cieux
Voyageur dans le deuil, le temps a la mainmise.

Artal  ( Brignoles, 1er Novembre 2010).

Sur Youtube :  http://www.youtube.com/watch?v=mN3VWBdpdDs

20:46 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

23/10/2011

Le Liberté

 

Le Liberté

Est ici la cité en hauteur du plateau
Au nom de Liberté sous la griffe de l'ode
Cinquante ans révolus il n'est vraiment plus beau
Le vieux bâti altier qui a connu l'exode

L'effluve coloniale attise les ardeurs
Le proscrit en débâcle, une larme au tumulte
Alièna son trésor drainant dans les rancœurs
Tous ses acquis de biens à l’inventaire occulte

Pitoyable tendresse, les temps ont bien changé
La ruine qui menace atteste sa misère
Le Liberté si digne au sentiment figé
Vers l'horizon lointain, fait retour en arrière

Que ma vue effondrée croise le sol natal
Notre bâtisse hantée dans ses degrés putrides
Quand les soleils d'Oran sur le plan cadastral
Finiront par brûler ces phénix splendides.

Artal (oct.2011)
 

09:36 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oran, liberté

09/10/2011

De rogne et de santal

charme.jpgDe rogne et de santal 

Mon âme est dans ton pain, ta lumière et ton ombre
En la joie, les espoirs... je te sens t’extasier
Nos ententes enjouées et les mots en surnombre
Font nos moments sacrés, tout semble s’animer.

Je me plais aux loisirs de mes rimes fleuries
A charmer ton jeune âge au pur cœur toi ma reine
Ce cœur en robe d’or, d’émeraudes serties
Parfois vague de sang moment de grande peine.

Tout alors, te voilà à l’orée du tumulte
Très lointaine irritée, distante à l’infini
L’attention qui s’enfuit en appui de l’occulte
Cet instant est mauvais et je vis ton ennui.

Ô victime du rêve où la fleur se dérobe
Sous le vent de l’effroi  forgeant en son brasier
Le fer qui doit frapper l’ami confus et probe
Quand la flamme d’amour sort l’amant du bûcher.

Tu es attachement, je t’implore de grâce
Le santal tourmenté  ne saurait me blesser
Ton croissant lumineux femme de noble race
Ma offert une étoile et je vais la chanter.
 
 Artal  (Istres – oct 2011)

 Les poèmes de Artal..

Photo de Farid Benyaa

19:13 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

Le voile de mes émois

 charme.jpgLe voile de mes émois

Le feu nous pénétra dès nos premiers échanges
Alors qu’en mon déclin, je fixais ta raison
Toi, si jeune et voilée tu me chantes louanges
Tout caressant mes mots triés dans la passion.

L’intime confidence émerge du silence
Je viens te déposer ma rime et de l'encens
Chaque journée nouvelle, il pleut sur ton absence
Musulmane à l’honneur qu’on m’exclut si je mens

Nos élans valeureux virant métamorphose
Cernés par la folie, troubles du merveilleux
Mais je n’ai plus vingt ans, toi l’age d’une rose
Qui lie mes printemps au pays lumineux

Je te vois si fidèle en prière immobile
Le hijeb est au vent est-ce un souffle des dieux
Qui mène sur les flots notre barque gracile
Allah est sans courroux il nous guide tous deux.

Autrefois embarqué, ton image en mémoire
J’ai fait la traversée et perdu l’horizon
La vue du grand Alger puis rejet de l’histoire
Ferveur de mes émois tu restes tentation.

Artal (Istres, sept. 2011)

 

 Les poèmes de Artal..

Photo de Farid Benyaa

17:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fatima, voile

24/09/2011

A Fatima

fatima,magreb,musulmane 

A Fatima

Une âme en floraison , musulmane admirable
Dans l’ombre qui s’incline en ce jardin fardé
Le reflet de son nom au royaume du sable
Tourné vers l'inspiré, cœur de prix, raffiné.

Le Magreb infini garde saveur exquise
De sa flore en éclat qui frémit sous le vent
Toi accueillante et chaste Ô sublime surprise
Soit mon paysage, dans l’émerveillement

Ta profonde sagesse, agréable fragrance
Rend le combat impur qui bataille à mes yeux
Il rode dans ces nuits qu’effleure l’espérance
Coiffé de satin vert au havre de mes vœux.

Je compose pour toi ces rimes que je sème
A la grâce des eaux dans un rayon d’étang
Je voudrais les sertir d'un rutilant diadème
Tu es, ô Fatima , ma Muse de haut rang..

Artal (Istres, septembre 2011)
 

 Les poèmes de Artal..

Photo de Farid Benyaa

14:34 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fatima, magreb, musulmane

15/08/2011

La cascade du tombereau – Bras.

Bras, Cauron, Argens, cascadeS'étourdit le soleil sous la force magique
D'un silence profond que baigne le bassin
J'écume du regard l'alentour énergique
La flore verdoyante et reflets du dessin

Musant par la cavée de la marge foncière
La berge du Cauron me frappe d'intérêt
Me rive et me délivre en la fuite plénière
Mes troubles à l'écart errants vers le guéret

A saisir du milieu les prisables essences
La violette des bois, l'arôme de nos pins
Puis gorger la cascade aux élans d'appétences
Nourrir le tombereau de nymphes et béguins

Du Cauron à l'Argens ou nait la confluence
Sont les miroirs du temps, temple des chevaliers
A l'onde libertine, aux auteurs d'inclémence
Je me devais aussi, les ceindre de lauriers.


Artal (août 2011)

 Les poèmes de Artal..

17:12 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bras, cauron, argens, cascade

18/06/2011

La fièvre abusive

La fièvre abusive

 

Au silence frontal d'un avant-jour abstrait
La colombe effarée va du cèdre à l'hysope
Brûle-parfum du temps ce soir je crie forfait
Me sens tomber au front d'une ombre nyctalope

C'est un banc paresseux qui reçut mon postère
Dans ce jardin flétri, le boqueteau muet
Voir s'achever mon règne aux hymnes de l'austère
Décline l'agrément, se dresse le gibet

Tous ces fréquents appels, se déciment mes nuits
Aux appeaux cadencés d'une flamme pensive
Me hantent sans pitié, les supplices enduits
Peu à peu de mort lente en la fièvre abusive

A ce combat furieux se forme la grimace
Et corne la débacle à l'accord corrompu
Dans les jurons du soir le songe laisse trace
Mais soudain réveillé... ce rêve est assidu.


Artal (Juin 2011)

 Les poèmes de Artal..

18:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rêve, fièvre

28/05/2011

L'antiphone des cœurs

...3è Prix au concours "L'Encre Bleue Cavalaire sur Mer 2011

 

Sur la gamme ascendante elle pose ses mots
Les égrène le soir en des hymnes sublimes
Aux accords savoureux trémulant sur les flots
D'antiennes romantiques aux envers rarissimes

L'antiphone des cœurs à l'échalier du temps
Commue en floraison une harmonie profuse
L'avancée des saisons à celle du printemps
Où le chant du pinson qu'à l'oreille il diffuse

Mélodie défeuillée sur portées de tempo
A l’afflux du refrain que ma plume gringotte
Polyphonie des sons au rugueux contralto
Par concert dérivé d’un sifflet de linotte

Que sa profonde voix me cause du plaisir
Chantant pour son berger m’amie bergeronnette
Depuis les oliviers jusqu’à moi se blottir
Contre un poème épique, j’ouïs la chansonnette

Leur besogne lustrée m’inspire quatre vers
Puis les fondre en mesure, au gré du métronome
Chanter peut tout valoir aux chairs de l'univers
Alors musique amis, giguons aux pas de l'home.


Artal (Istres 2011)

 Les poèmes de Artal..

10/04/2011

Le germe de la sanve

PIC_0001.JPGLe germe de la sanve

L’harmonie habite les rives du Gardon
Sinueux et si doux bruitant ses chants durables
Les ombres éthérées semblent en élévation
Cheminant la feuillée des garrigues louables

La symbolique union telle herbe de Saint Jean
Dans la brume divine aux coulisses du monde
Anduze aux sept passions, un havre sur médian
Visant bénir le grain des frères à la ronde

Au germe de la sanve, heureux celui qui suit
Je cherche l'absolu visible et invisible
Du Piémont Cevenol dans ce temps de la nuit
La métamorphose salutaire et paisible

Contemple l’univers refusant la question
Afin saisir le sens, sans pourquoi est la rose
Si tout est rien en moi j'étreins l'émanation
Les heures de la vie, ce monde où je m’expose

Artal

 Les poèmes de Artal..

 

14:55 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

02/04/2011

L'arbre recru

arbre,recruL'arbre recru

Au centre du midi la pinède en l'espace
Où Dieu contre une souche un jour s’est irrité
Le spectre du destin ponctua la préface
Et peine capitale à l'axe dépité

Un vieil arbre bletti à l'abstrait de son œuvre
Figé dans sa froideur aux rejets de l'espoir
Jouxtant le contrebas où rampe la couleuvre
Le ployé végétal et l'âme au reposoir.

Mystère de la vie, fleure la chlorophylle
La rigueur hivernale et les couleurs du temps
Dans ses replis mêlés se confie à l'idylle
Un immuable pacte au réveil du printemps

La marche du néant vers son écorce noire
Qui caresse le ciel, dévoyant l’horizon
La pensée défeuillée le masque dérisoire
Il cache le visage amer du bûcheron

Sur le sol affligé, les doux reflets de lune
Apaisent la vallée dépouillée tristement
Le voici peu à peu cet éclat sans fortune
A l'étreinte d'un feu, s'ébouler sombrement

Artal (Istres, avril 2011)

 Les poèmes de Artal..

15:01 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arbre, recru, feu

20/02/2011

Au fil d'une blessure

Photo_G-.jpgAu fil d'une blessure

Mon histoire gravée où j'ai vécu les peines
Et celles de mes joies lorsque j'étais gamin
Moi qui l'âme perdue, la fibre des déveines
Mon règne confondu dans l'éternel destin.

L'ache me fut contée qu'alors ivre d'envies
Au bedon concepteur je n'étais qu'importun
M'attelant dans l'obscur de ces eaux inouïes
Solennelle blessure aux affres du tribun

Sous le regard d'Alger et ses parfums de roses
Quand j'ai donné le pas dans l'orbe d'un hasard
L'affluence ravie ouvrait des yeux grandioses
Elle avait resplendi caressant le moutard

Il est cœur le niston surgissant des abîmes
Dans la cour défraîchie, aride souvenir
Source de mes émois je te livre en ces rimes
Les cendres façonnées qui auront su vieillir.

Artal février 2011

 Les poèmes de Artal..

12/02/2011

Ce monde que je fais.

 Ce monde que je fais

Visions du progrès, se dépare la terre
Souillée de nos vœux et fourbis d'ici bas
Là où tremble le bois il se meure le lierre
L'avancée opposée s'étiole sous nos pas

En cortèges les rus de leurs eaux tributaires
Qui drainent vers la nappe un arsenic produit
Alimentant la source et les chaines agraires
Au rouet des actifs juste un ver dans le fruit

Le vent raconte au vent le récit de ses craintes
La planète entachée des regains de chaleur
Et les lacs pollués qui murmurent leurs plaintes
Les vices de l'humain générant son malheur

Il pleure notre azur aux feux des incendiaires
La forêt calcinée, la tortue, le gibier
Aux erreurs que voici se créent les séminaires
Arrêtés convenus puis tout recommencer.

Artal (février 2011)

 Les poèmes de Artal..

15:52 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, terre, tortue, gibier

29/01/2011

La tisserande (rêve d'Afrique) Pantoum

femme,arabe,rêve,afrique,tisserande,tisserLa tisserande (rêve d'Afrique) Pantoum

Un regard dilaté s'en va traînant sa vue
Par travers la défense au ferrement rouillé
Je contemple ses mains colorées de henné
La navette à tisser, la songerie pourvue

Par travers la défense au ferrement rouillé
Notre humble tisserande à son métier rendue
La navette à tisser, la songerie pourvue
Entrecroise les fils d'un tapis de beauté

Notre humble tisserande à son métier rendue
En servante fidèle elle vient du passé
Entrecroise les fils d'un tapis de beauté
Le visage traînant, la pensée confondue

En servante fidèle elle vient du passé
Cette brebis de miel, fille d'Ève inconnue
Le visage traînant, la pensée confondue
Je vis son monde étrange au parfum exalté..

Artal (janvier 2011)

 Les poèmes de Artal..

Sur sa route diaphane

Sur sa route diaphane

Il monte mon esprit au silence des cieux
Des limites du monde insonore langage
Je chante sa louange à l'astre merveilleux
Le soleil souverain, mon guide et davantage

Il est ravissement, bénis soient ses reflets
Et louons sa chaleur père de notre monde
Douce miséricorde accorde-lui versets
Le chœur du chant sacré, la portée de son onde

Il règle notre temps, morcèle les saisons
Remontant l'horizon sur sa route diaphane
Saluant la Provence aux midis des santons
Le thym, le lavandin et l'abeille artisane

Le soleil souverain, mon guide et davantage
Je chante sa louange à l'astre merveilleux
Des limites du monde insonore langage
Il monte mon esprit au silence des cieux

Artal (janvier 2011)

 Les poèmes de Artal..

15/01/2011

Les sols rougis

Les sols rougis

La conquête du Lys au déclin d'un juillet
Par la force ouvrière enflant la barricade
Sous l'arche du triomphe il dort porte-mousquet
D'un suprême sommeil illustrant la parade

Les brouillards de ce temps assiègent les états
Il n'y a plus de rose en ces jardins caustiques
Jérusalem céleste aux éternels combats
La bande de Gaza dans ses murs hermétiques

Les regards affamés des frères d'autre-part
Élèvent des tisons où sied la différence
Le mythe, la souffrance en patries du grand art
Sur ses fronts assemblés, l'homme vit d'apparence

Fantômes des rompus du berceau de Neda
Bannis au désespoir; la longe tributaire
Au bal du nœud coulant y emplir l'agenda
Jusqu'à réduire l'Être en animal primaire

Désordres nés d'un droit à celui de la faim
Que soit repu le riche analogue à nul hâve
Les grands sont au pouvoir la force est un essaim
Méfie-toi couronné du réveil de l'esclave.

Artal (janvier 2011)

 Les poèmes de Artal..

00:48 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jerusalem, gaza, neda, artal

27/12/2010

Berlin 1966


Berlin soixante six, sûrs, jeunes et si beaux
Un mur de béton gris mais nos cœurs églantines
Le parcours triomphant des soirs originaux
La fibre farandole aux cohues enfantines

L’âge de l’innocent contemplant le soleil
Des vacances d’été, le pays aux fleurettes
Les plus vives couleurs de la Spree en éveil
Pour dandy forcené aux bras des blondinettes

Nos seize ans pigmentés des chairs de la passion
Le bowling puis la rue, merveilleuse aventure
Une salle complice sous l'écran de l'Aiglon
Reprendre I Can't Get No la nuit en démesure

Bergères à l'appui, deux Marie en mon feu
Tous les après-midi sous le toit à prédire
Là-haut dans la chambrette, office de l'aveu
Taché du jour venu desceller notre empire

Quelques photos jaunies de mon actif transport
Où je revois ces fruits, doucereux attelages
D'une Jeanne et de France acquises à mon confort
Berlin soixante six...de nos enfantillages.

Artal (décembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

18:13 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlin, mur, aiglon, spree

03/12/2010

Au bec de l'irrité

Au bec de l'irrité

J'aime sous les feuillus de l'étendue d'un bois
Méditer le secret de la faune en broussaille
Dans sa parure sombre et l'accord aux abois
Surgit mon plan plumet du bosquet mis en taille
 
L'influence nourrit de vers le bécasseau
Notre furtif astreint, trivial solitaire
Tel cygne de Glycère errant en damoiseau
Un superbe orgueilleux de son eau tributaire

En garde dans le nid notre guetteur branlant
Le support à rouler, lourdement l'handicape
Il s'exerce à l'attrait par miroir reflétant
D'un retour importun quand son vole à la cape

Au virtuel décor j'illustre le tableau
Exhibant sous ses yeux la gloire triomphante
Qu'embellit mon présent...ô exalté oiseau
Au bec de l'irrité, ta rancœur je la chante.

Artal ( Istres, décembre 2010)

08:37 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bec, faune, plumet, bécasseau

26/11/2010

El erg de Bou-Saâda

Bousaada oued.jpgEl erg de Bou-Saâda

Les traces de vos pas sur le sable désert
Fuyant vers l’horizon au delà des nuages
J’exhale ma douleur la fièvre à découvert
Ô fruits des oasis je me meurs aux mirages

El erg ambitieux transpire ses avis
La palmeraie témoin, le rêve à l’hémistiche
Que m’inspire son cours si fidèle aux écrits
Si ce n’est m’étonner voir transcrire un fétiche

Toi sublime interprète, oriental éclat
Tu traverses le gué sous les chants coraniques
Dans un halo sablé, la dune en marquisat
Bou Saâda la belle aux parfums exotiques

Les bergers de l’islam conduiront mon retour
Libéré de mes fers et souffrances ultimes
Dieu me préservera dans son éden d’amour
En cubique chapelle ou koubba des intimes .

Artal (Istres, novembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

 Peinture: abdelkrim hamri

http://www.artmajeur.com/hamri/

17:07 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : erg, bousaada, oasis, mirage, oriental

19/11/2010

A Jacqueline, Marie-Claude et Cathy

A Jacqueline, Marie-Claude et Cathy

Trois cousines fixées au pourtour de l’étang
Du monde oriental telle la Magdeleine
Sont venues enflammer et le cœur et le sang
D’un aède exalté éloigné de sa reine.

Délectable soirée au style soutenu
Couronnant le répit où flashantes hôtesses
Glissèrent aux fastes et détails du menu
Belles âmes férues des intrigues de fesses

Nous fourrions le nez dessous les volets clos
Des nymphes affranchies en concert à la lune
De nos rires pervers émergeaient les échos
Les seins de la voisine et le train de chacune

Nanties de leurs brocards et moi bien attelé
Trois cousines givrées des surfaces de Berre
Ont versé tant de mots au poème impliqué
Qu'au théâtre des trois j'ai fini dans la serre.


Artal (Istres, novembre 2010)

 Les poèmes de Artal..