Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

15/01/2011

Les sols rougis

Les sols rougis

La conquête du Lys au déclin d'un juillet
Par la force ouvrière enflant la barricade
Sous l'arche du triomphe il dort porte-mousquet
D'un suprême sommeil illustrant la parade

Les brouillards de ce temps assiègent les états
Il n'y a plus de rose en ces jardins caustiques
Jérusalem céleste aux éternels combats
La bande de Gaza dans ses murs hermétiques

Les regards affamés des frères d'autre-part
Élèvent des tisons où sied la différence
Le mythe, la souffrance en patries du grand art
Sur ses fronts assemblés, l'homme vit d'apparence

Fantômes des rompus du berceau de Neda
Bannis au désespoir; la longe tributaire
Au bal du nœud coulant y emplir l'agenda
Jusqu'à réduire l'Être en animal primaire

Désordres nés d'un droit à celui de la faim
Que soit repu le riche analogue à nul hâve
Les grands sont au pouvoir la force est un essaim
Méfie-toi couronné du réveil de l'esclave.

Artal (janvier 2011)

 Les poèmes de Artal..

00:48 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jerusalem, gaza, neda, artal

27/12/2010

Berlin 1966


Berlin soixante six, sûrs, jeunes et si beaux
Un mur de béton gris mais nos cœurs églantines
Le parcours triomphant des soirs originaux
La fibre farandole aux cohues enfantines

L’âge de l’innocent contemplant le soleil
Des vacances d’été, le pays aux fleurettes
Les plus vives couleurs de la Spree en éveil
Pour dandy forcené aux bras des blondinettes

Nos seize ans pigmentés des chairs de la passion
Le bowling puis la rue, merveilleuse aventure
Une salle complice sous l'écran de l'Aiglon
Reprendre I Can't Get No la nuit en démesure

Bergères à l'appui, deux Marie en mon feu
Tous les après-midi sous le toit à prédire
Là-haut dans la chambrette, office de l'aveu
Taché du jour venu desceller notre empire

Quelques photos jaunies de mon actif transport
Où je revois ces fruits, doucereux attelages
D'une Jeanne et de France acquises à mon confort
Berlin soixante six...de nos enfantillages.

Artal (décembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

18:13 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berlin, mur, aiglon, spree

03/12/2010

Au bec de l'irrité

Au bec de l'irrité

J'aime sous les feuillus de l'étendue d'un bois
Méditer le secret de la faune en broussaille
Dans sa parure sombre et l'accord aux abois
Surgit mon plan plumet du bosquet mis en taille
 
L'influence nourrit de vers le bécasseau
Notre furtif astreint, trivial solitaire
Tel cygne de Glycère errant en damoiseau
Un superbe orgueilleux de son eau tributaire

En garde dans le nid notre guetteur branlant
Le support à rouler, lourdement l'handicape
Il s'exerce à l'attrait par miroir reflétant
D'un retour importun quand son vole à la cape

Au virtuel décor j'illustre le tableau
Exhibant sous ses yeux la gloire triomphante
Qu'embellit mon présent...ô exalté oiseau
Au bec de l'irrité, ta rancœur je la chante.

Artal ( Istres, décembre 2010)

08:37 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bec, faune, plumet, bécasseau

26/11/2010

El erg de Bou-Saâda

Bousaada oued.jpgEl erg de Bou-Saâda

Les traces de vos pas sur le sable désert
Fuyant vers l’horizon au delà des nuages
J’exhale ma douleur la fièvre à découvert
Ô fruits des oasis je me meurs aux mirages

El erg ambitieux transpire ses avis
La palmeraie témoin, le rêve à l’hémistiche
Que m’inspire son cours si fidèle aux écrits
Si ce n’est m’étonner voir transcrire un fétiche

Toi sublime interprète, oriental éclat
Tu traverses le gué sous les chants coraniques
Dans un halo sablé, la dune en marquisat
Bou Saâda la belle aux parfums exotiques

Les bergers de l’islam conduiront mon retour
Libéré de mes fers et souffrances ultimes
Dieu me préservera dans son éden d’amour
En cubique chapelle ou koubba des intimes .

Artal (Istres, novembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

 Peinture: abdelkrim hamri

http://www.artmajeur.com/hamri/

17:07 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : erg, bousaada, oasis, mirage, oriental

19/11/2010

A Jacqueline, Marie-Claude et Cathy

A Jacqueline, Marie-Claude et Cathy

Trois cousines fixées au pourtour de l’étang
Du monde oriental telle la Magdeleine
Sont venues enflammer et le cœur et le sang
D’un aède exalté éloigné de sa reine.

Délectable soirée au style soutenu
Couronnant le répit où flashantes hôtesses
Glissèrent aux fastes et détails du menu
Belles âmes férues des intrigues de fesses

Nous fourrions le nez dessous les volets clos
Des nymphes affranchies en concert à la lune
De nos rires pervers émergeaient les échos
Les seins de la voisine et le train de chacune

Nanties de leurs brocards et moi bien attelé
Trois cousines givrées des surfaces de Berre
Ont versé tant de mots au poème impliqué
Qu'au théâtre des trois j'ai fini dans la serre.


Artal (Istres, novembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

 

11/11/2010

Je conclus à la chose

Je conclus à la chose

Tardives réflexions plus sombres que sous bois
A la chute d'un soir que la nuit chaperonne
Je divague isolé le joint en bout de doigts
Bocage nébuleux et la quinte friponne

En fond le chant riant des sylphides du lieu
Aux vapeurs d'oliban qu'encense le mystère
J'attise le manchon, lyrisme d'un bon vœu
L'extrême du confin que la vie est amère

Mon âme retranchée du monde ensorceleur
Je n'ai plus de mérite, est-il encor possible
De chasser le démon qui règne sur mon coeur
Cette came qui tue de sa morsure horrible

Je souffle la fumée sur l'astre du berger
Et la blanche à occire où l'oeil baye en la lune
Finir l'accoutumé des doses pour tuer
Vivre la nature, son emprise opportune

Il n'est jamais trop tard pour oublier le temps
Du mal que l'on s"est fait, l'avenir je dispose
Satyre de l'espace appoint du contretemps
Bannir l'orviétan et conclure à la chose

Artal (Brignoles, 11 novembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

15:58 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : quinte, friponne, came, orviétan

01/11/2010

Un premier de novembre

Un premier de  novembre   

En ce jour des esprits que celui de nos morts
Jour de larmes nourries à toute âme céleste
Tel un écho fleuri, chrysanthème aux décors
Je contemple la vie de celle qui me reste.

Les froides ténèbres sur mon aigre demain
Je suis nom de vigie en la stèle fatale
A l’office du mois  ne serais plus humain
Mais trépas adulé d'une église ancestrale

Rêverie de l'avent mes pas sur le conduit
Je traîne dans l'allée ma raison s'y repose
Un baume qui pallie, mille fleurs au circuit
Ce novembre des saints de prière et de pose

Mystique création qui nous force aux adieux
A tous ceux que l'on aime à mon tour j'agonise
Amertume et douceur aboutir dans les cieux
Voyageur dans le deuil, le temps a la mainmise.

Artal  ( Brignoles, 1er Novembre 2010).

  Les poèmes de Artal..

30/10/2010

Morphine du pédant

Morphine du pédant


Un esprit tentateur dans son brillant essor
Projette ses pavés de la contestation
Annihilant l’espace et le confiteor
De ses âpres couplets en donneur de leçon

Il charme Frétillon, la plume de Lisette
Puis se moquant des sots il narre son mémoire
Et s’exhibe touchant aux pieds de la soubrette
Coiffée du monde amer, couronnée d’illusoire

Le frisson général aux copies du semeur
En ses nocturnes airs à paraître important
Dans sa forme qui rode au titre d’empereur
Ce qu’il faut de verni à l’œuvre du pédant

Le cébidé hurleur en gésine d’offense
Dans l’arbre de Chimère et ramée de la toile
Accouchera bien tôt de ses mots en défense
Sans pareille splendeur, notre ami sous le voile.

Artal (Istres, octobre 2010)

 Les poèmes de Artal..

22/10/2010

Le repos des amants

Le repos des amants

Si mes vers exposés à l’étal d’un grenier
Sur un cours par hasard les trouvez à la peine
Je vous prie à profit acquérir sans tarder
De mon suprême amour les notes à ma reine

La beauté absolue comme au temps des Vénus
Rafraîchie sous la pluie que régale l'hyade
Sa courbe d'éther bleue a sonné l’angélus
Il est beau notre azur où règne ma dryade

Au regard du recueil s’abreuve le cerveau
Les rimes font bonheur, ô lecteur à l’usage
Ces vers en cavalcade ont fiché au tombeau
Leurs funèbres secrets caressant le sillage

En des bras éthérés savourons le repos
Ma belle et moi dormant, délectable silence
Quand l’horizon s’emploie refluer les échos
De ceux restés là-haut vivre la décadence

De par la loi fixée nous flottons en errants
Versés à l’éternel qui nous mène à l’extase
Nos cendres ennoblies au flambeau des amants
Reposent dans la nuit d’une lune sans phase

Artal (Istres, octobre 2010)

 Les poèmes de Artal..

10:46 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : repos, amant, hyade, dryade, angélus

14/10/2010

La blanche délivrance

La blanche délivrance

Vers l’épisode obscur je livre mes batailles
Mais que subsiste encor de mes serres d’acier
Défiant le pervers qui me prend les entrailles
A la flamme goulue ne pouvoir résister

J’ai tout à envier, bien souvent je blasphème
Et toi fils de Rhéa le regard vespéral
Convoyeur de mes nuits au satané suprême
Tu jouis du plaisir lui montrer mon fanal

J’ai l’âme évanescente en cet élan funeste
Ô femme mon aimée signe moi de ton geste
Un supplice du feu me pousse vers le seuil

Et j’attends harcelé ma dernière souffrance
En l’ultime lueur à l’aube de mon deuil
S’illumine l’esprit, la blanche délivrance

Artal (Istres, octobre 2010)

 Les poèmes de Artal..

01/10/2010

Pellucide est mon âme

Pellucide est mon âme

Se mire dans le ciel azurin de Provence
A dextre de Mumiah un esprit au pouvoir
De son souffle produit engage à convergence
Le cénacle du Maître à bientôt se pourvoir

Dans l'Olympe de l'art le spectre du félibre
Coiffé de la tiare des papes du quatrain
Orgueilleux et sacré tout comme un ange libre
Rayonnant accueillir son pays riverain

Aux détails de la vie d'une rime ineffable
Ils causèrent d'un rien, du garri marseillais
Aux poèmes muraux et taisson corvéable
Qu'en le sol provençal un verbiage est engrais

Et mon âme transie grelottante et sensible
Essence pellucide au plus haut dans les cieux
Se lyrise aux ardeurs d’un Mistral disponible
Obsédant l’éternel m’héberger de son mieux

La source initiatique où visions sont en nombre
Fut choisie forte au sort d'un bardot sans renom
Mon mystique destin qu’influence son ombre
En bienheureux élu d’une haute maison.

Artal ( Istres, septembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

24/09/2010

Les appels d’Hadès

Les appels d’Hadès

Sous peu je quitterai, le home du lignage
Pour d’autres cieux m’amie j’ai ouï le devin
La mort cherche sa proie ô funeste présage
Le glas est imminent, pour très bientôt la fin

Oui, je vieillis hélas et s’approche l’étape
Où tu seras présente au pas de ton fuyard
Je me heurte au néant, le reflet à la vape
Nous étions si comblés que voilà le brouillard

L'avance enténébrée des ombres du fini
Mortelle liberté, aux confins de ma route
Je veux croire et la voir à l'écart dégarni
Le verbe est au passé et l’âme sous la voûte

Dans mon lit de sapin je veux rêver de toi
Tes sourires d’amour sur ton moiré visage
Tous ces gestes du cœur que tu posais sur moi
Ô femme mon aimée entends gronder l’orage

En vain le nul espoir dans les bras du destin
Au manteau gris et noir pelure familière
L’ angoisse des adieux puis l’étreinte au malin
Sous le sol du midi, en suspens ma poussière.

Artal (Istres, septembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

10:51 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hadès, mort, glas

10/09/2010

Le carme déchaux

carmel.jpgLe carme déchaux

Sous la pierre voilée dans le triangle étrange
Entre mer et montagne où causer est délit
Un dais au calvaire, la supplique d’un ange
Le prieur ancestral a fondé son édit

Chemin de droit divin il parait à nos yeux
Rite de perfection, l’assemblée des gens sages
Les ministres croisés dans l’ombre de leurs vœux
Chantent les ténèbres des lointains assemblages

Et j'arpente la brande et le temps qui s’enfuit
Piétinant la campagne du moine erratique
En gésine la rose aux rumeurs, m’éblouit
Théologie du cœur d’un Ordre catholique.

Mes pensées à l’amour froid par ce lieu obscur
La quiétude du cloître et piliers de sa voûte
Vont les carmes déchaux jusqu’à l’extrême azur
Je fais retraite Iris, l’arc céleste me coûte.

Artal (Istres, septembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

03/09/2010

fulgurance trièdre

chris-toulon.jpgfulgurance trièdre

A peine un peu de toi, ô mystère de vie...
M’investis de lumière et d’une ultime envie
Caresser la matière à la couche dressée
Où les feux de la chair font la flamme sacrée

La pulsion de cendre émerge du silence
Des pures profondeurs je goûte la présence
Sans pouvoir discerner le rosé de sa joue
Posé sur l’oreiller, son fin minois de proue

Captif d’un agrément ont passé les années
Asservi en amant, ses grâces vénérées
Le corps impérieux je suis son ombre grise
Contour de la payse au cœur pur friandise

Fulgurance trièdre, amour, beauté, maîtresse
Poussée d’exaltation, éruption de l’ivresse
Sa nature exaltante et sa philosophie
Font de moi le clair fait de haute flatterie

Artal (Istres, septembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

15/08/2010

‎31 Mai 1970

chris1970.JPG‎31 Mai 1970

Un astre étincelant m’est apparu ce jour
Un fruit de mes penchants, une œuvre fascinante
J’oubliais mon tourment, partir mais en retour
Dans ce courant d'arroi, toi combien languissante

Avons nourri la mâne aux images d'antan
Aux fougues de l'affect, ton délicieux sourire
L'émanation divine a formé l'ouragan
L'éloquence d'une âme tonifiant mon délire

Dans le rayonnement du mystère alentour
Aux remous de nos cœurs d'inégale ossature
La source nous abreuve dans le divin séjour
De l'amour le plus fort qui forme ligature

L'édifice fait front après fortes saisons
La chape révérée, une dernière offrande
De ta beauté si fier, nobles fulgurations
Je veux bénir ma mie ta genèse romande

Artal (Istres, le 12 août 2010)

 Les poèmes de Artal..

06/08/2010

Sous le glaive du diable…à Michel Germaneau

SousMichel Germaneau.jpg le glaive du diable…à Michel Germaneau

Le verdict lapidaire à haute voix conduit
Le vieil homme foupi qui pèse l’impensable
Sans défense et nul mot condamné dans sa nuit
A son ultime plan sous le glaive du diable

L’emblème de justice a tranché l’encolure
De l’impur reconnu par les fils de Allah
Et des tollés d’horreur réfléchit la brûlure
D’une terre inconnue au regard de Hawwah

Qu’éclosent les combats créateurs de héros
Mais vie à l’innocent aux veilles de l’escorte
Portez lui un salut rejetant les échos
Que cause la douleur, Ô guerrière cohorte

Des larmes à torrent pour Michel Germaneau
Ont béni sa mémoire à l’action téméraire
Qu’elles inspirent la crainte, aboutir au tombeau
Caves de libertés…gens de l’humanitaire.

Artal (Istres, août 2010)

 Les poèmes de Artal..

(photo prise en 2007) AFP PHOTO/ENMINAL/MAIRIE DE MARCOUSSIS

23/07/2010

Haute-Savoie

PIC_0075.JPGHaute-Savoie

Les larmes des géants ont noyé le ruisseau
Pour former le grand lac en eau de la fortune
Ma belle et moi goûtons à l’errance du beau
Les reflets de fraîcheur et la quête opportune

Puis remontant l’âme du plus vieux d’Annecy
En ce mois de juillet sous la cure solaire
Un mardi de marché où l’homme de Doucy
Derrière son étal, vantait l’art campanaire

La clarine ancestrale entre bois et métal
Teintera sans faillir en forêt préalpine
Le cycle légendaire du décor végétal
Qui porte à l’évasion dans la vaste vitrine

Sustentent le troupeau qui s’en vint inalper
Les herbes sauvages tout du long de la sente
Dans ce creux de montagne, un abîme à palper
La terre nourricière à l’éternelle rente

Lieux songeurs et secrets que caresse le ciel
De celui de Seynod aux délicieux fromages
Passé la Sambuy par le câble officiel
Et prier de Tamié, d’exhausser nos messages

Que la Savoie est belle au temps qui me conduit
En son immensité, l’influence puissante
Saint Ferréol fixé, Faverges qui séduit
Aux caprices d’un sort, l’image éblouissante.

Artal (Haute-Savoie, juillet 2010)

 Les poèmes de Artal..

27/06/2010

Saisons sentimentales

 Lauréat 2éme Prix au CONCOURS INTERNATIONAL DE POESIE FRANCOPHONE 2010
Alliance française de Lyon.
Ecole internationale de langue et de culture françaises,

Saisons sentimentales

La magnétique effluve embaume ma naissance
Je m'enivre d'extase, affleure le printemps
Un fouillis de verdure en teinte d'abondance
J'étends la flânerie au pers de l'entre-temps.

Combien le ciel d'azur sur mon chemin si vague
Et le soleil pensant tous les impacts profonds
D'un hiver disparu en la claie de la drague
Exhibent leurs couleurs les esprits vagabonds

J'assemble les saisons bien fier de mes reliques
Symboles de constance, en deux siècles, présent
J'ai brouté tous les vers dans les chants mirifiques
Des automnes venteux, d'un mistral à l'accent.

Plus qu'un lointain mirage, un soleil qui opère
Tarit mon révolu aux charrois des étés
Me veux sentimental, la fleur bleue qui tempère
Ô sublime univers, ô suprêmes beautés.

Artal (Istres, le 11 février 2010)

 Les poèmes de Artal..

 

25/06/2010

Aux Arcs sous l’Argens

PIC_0159.JPGAux Arcs sous l’Argens

Du déluge à la mort dont la terre se pare.
Sous un ciel assombri, la bien triste cité
A son tour a connu en ce lieu un fait rare
Le maître du destin aux forces sans pitié

Ô Sainte Roseline si le monde est immense
Qu’elle fut la raison du choix de nos foyers
Qu’un vil torrent de boue ait brisé la défense
Ô mère du pays, ils pleurent vos bergers.

Sur le lit est tombée la confesse du diable
Venu noyer la faute et le laisser aller
Où le cours manque d’air il se veut redoutable
Et ce sera alors, à l’ouaille d’invoquer

Mais la source fatale en sa robe funèbre
Sera-t-elle bridée au plan du conseiller
Car si dès ce temps l’Argens se veut célèbre
Obsédant ma raison, tout peut recommencer.

Artal ( Le Var, juin 2010)

 Les poèmes de Artal..

14:47 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arcs, argens, déluge, roseline, var

18/06/2010

Insula Ratis

PIC_0055.JPGInsula Ratis

Aux sources de l’histoire de la bande émergée
J’ai ratissé l’Antique et découvert Rhéa
Les occupants du Bois, la tombelle écumée
Mythique fougeraie, Reorum ou bien Râ

La pointe du Lizay en a fixé la trace
Commué l’île blanche et le corps du roman
Sous le vent gémissant qui balaie la surface
Dans l’ombre où tout s’efface a roulé l’Océan

Perdus sur la grève le veilleur des baleines
Le bac des jours heureux, la chaîne du déclin
Terminés les efforts des grisons à leurs peines
Aux ordres des salants et celui du destin

En chercheur de courants j’ai torturé la plage
Pour mes écrits diffus et mes galimatias
Sous un ciel souriant, je ressassais l’orage
La Couarde assainie des causes d’ici-bas

Il fait front le rempart qui se dresse en extase
Du temps de sa splendeur au feu de cette nuit
Saint Martin pour ma foi, le souvenir s’arase
Aussi pure, autant chaste est l’île qui séduit.

Artal (juin 2010)

 Les poèmes de Artal..