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15/08/2010

‎31 Mai 1970

chris1970.JPG‎31 Mai 1970

Un astre étincelant m’est apparu ce jour
Un fruit de mes penchants, une œuvre fascinante
J’oubliais mon tourment, partir mais en retour
Dans ce courant d'arroi, toi combien languissante

Avons nourri la mâne aux images d'antan
Aux fougues de l'affect, ton délicieux sourire
L'émanation divine a formé l'ouragan
L'éloquence d'une âme tonifiant mon délire

Dans le rayonnement du mystère alentour
Aux remous de nos cœurs d'inégale ossature
La source nous abreuve dans le divin séjour
De l'amour le plus fort qui forme ligature

L'édifice fait front après fortes saisons
La chape révérée, une dernière offrande
De ta beauté si fier, nobles fulgurations
Je veux bénir ma mie ta genèse romande

Artal (Istres, le 12 août 2010)

 Les poèmes de Artal..

06/08/2010

Sous le glaive du diable…à Michel Germaneau

SousMichel Germaneau.jpg le glaive du diable…à Michel Germaneau

Le verdict lapidaire à haute voix conduit
Le vieil homme foupi qui pèse l’impensable
Sans défense et nul mot condamné dans sa nuit
A son ultime plan sous le glaive du diable

L’emblème de justice a tranché l’encolure
De l’impur reconnu par les fils de Allah
Et des tollés d’horreur réfléchit la brûlure
D’une terre inconnue au regard de Hawwah

Qu’éclosent les combats créateurs de héros
Mais vie à l’innocent aux veilles de l’escorte
Portez lui un salut rejetant les échos
Que cause la douleur, Ô guerrière cohorte

Des larmes à torrent pour Michel Germaneau
Ont béni sa mémoire à l’action téméraire
Qu’elles inspirent la crainte, aboutir au tombeau
Caves de libertés…gens de l’humanitaire.

Artal (Istres, août 2010)

 Les poèmes de Artal..

(photo prise en 2007) AFP PHOTO/ENMINAL/MAIRIE DE MARCOUSSIS

23/07/2010

Haute-Savoie

PIC_0075.JPGHaute-Savoie

Les larmes des géants ont noyé le ruisseau
Pour former le grand lac en eau de la fortune
Ma belle et moi goûtons à l’errance du beau
Les reflets de fraîcheur et la quête opportune

Puis remontant l’âme du plus vieux d’Annecy
En ce mois de juillet sous la cure solaire
Un mardi de marché où l’homme de Doucy
Derrière son étal, vantait l’art campanaire

La clarine ancestrale entre bois et métal
Teintera sans faillir en forêt préalpine
Le cycle légendaire du décor végétal
Qui porte à l’évasion dans la vaste vitrine

Sustentent le troupeau qui s’en vint inalper
Les herbes sauvages tout du long de la sente
Dans ce creux de montagne, un abîme à palper
La terre nourricière à l’éternelle rente

Lieux songeurs et secrets que caresse le ciel
De celui de Seynod aux délicieux fromages
Passé la Sambuy par le câble officiel
Et prier de Tamié, d’exhausser nos messages

Que la Savoie est belle au temps qui me conduit
En son immensité, l’influence puissante
Saint Ferréol fixé, Faverges qui séduit
Aux caprices d’un sort, l’image éblouissante.

Artal (Haute-Savoie, juillet 2010)

 Les poèmes de Artal..

27/06/2010

Saisons sentimentales

 Lauréat 2éme Prix au CONCOURS INTERNATIONAL DE POESIE FRANCOPHONE 2010
Alliance française de Lyon.
Ecole internationale de langue et de culture françaises,

Saisons sentimentales

La magnétique effluve embaume ma naissance
Je m'enivre d'extase, affleure le printemps
Un fouillis de verdure en teinte d'abondance
J'étends la flânerie au pers de l'entre-temps.

Combien le ciel d'azur sur mon chemin si vague
Et le soleil pensant tous les impacts profonds
D'un hiver disparu en la claie de la drague
Exhibent leurs couleurs les esprits vagabonds

J'assemble les saisons bien fier de mes reliques
Symboles de constance, en deux siècles, présent
J'ai brouté tous les vers dans les chants mirifiques
Des automnes venteux, d'un mistral à l'accent.

Plus qu'un lointain mirage, un soleil qui opère
Tarit mon révolu aux charrois des étés
Me veux sentimental, la fleur bleue qui tempère
Ô sublime univers, ô suprêmes beautés.

Artal (Istres, le 11 février 2010)

 Les poèmes de Artal..

 

25/06/2010

Aux Arcs sous l’Argens

PIC_0159.JPGAux Arcs sous l’Argens

Du déluge à la mort dont la terre se pare.
Sous un ciel assombri, la bien triste cité
A son tour a connu en ce lieu un fait rare
Le maître du destin aux forces sans pitié

Ô Sainte Roseline si le monde est immense
Qu’elle fut la raison du choix de nos foyers
Qu’un vil torrent de boue ait brisé la défense
Ô mère du pays, ils pleurent vos bergers.

Sur le lit est tombée la confesse du diable
Venu noyer la faute et le laisser aller
Où le cours manque d’air il se veut redoutable
Et ce sera alors, à l’ouaille d’invoquer

Mais la source fatale en sa robe funèbre
Sera-t-elle bridée au plan du conseiller
Car si dès ce temps l’Argens se veut célèbre
Obsédant ma raison, tout peut recommencer.

Artal ( Le Var, juin 2010)

 Les poèmes de Artal..

14:47 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arcs, argens, déluge, roseline, var

18/06/2010

Insula Ratis

PIC_0055.JPGInsula Ratis

Aux sources de l’histoire de la bande émergée
J’ai ratissé l’Antique et découvert Rhéa
Les occupants du Bois, la tombelle écumée
Mythique fougeraie, Reorum ou bien Râ

La pointe du Lizay en a fixé la trace
Commué l’île blanche et le corps du roman
Sous le vent gémissant qui balaie la surface
Dans l’ombre où tout s’efface a roulé l’Océan

Perdus sur la grève le veilleur des baleines
Le bac des jours heureux, la chaîne du déclin
Terminés les efforts des grisons à leurs peines
Aux ordres des salants et celui du destin

En chercheur de courants j’ai torturé la plage
Pour mes écrits diffus et mes galimatias
Sous un ciel souriant, je ressassais l’orage
La Couarde assainie des causes d’ici-bas

Il fait front le rempart qui se dresse en extase
Du temps de sa splendeur au feu de cette nuit
Saint Martin pour ma foi, le souvenir s’arase
Aussi pure, autant chaste est l’île qui séduit.

Artal (juin 2010)

 Les poèmes de Artal..

11/06/2010

Sur les feux d’une alliance

PIC_0016.JPGSur les feux d’une alliance

Femme au corps affamé gourmande de nos jeux
Qui se pare en flambée que ventile la houle
Sensuelles chaleurs aux parcours délicieux
Je m’écluse aux pulsions, des foudres de la goule

Vous languissez d’amour, du nectar de bonheur
En dentelles d’esclave et greffon du mystère
Au nombre des Grâces tout chez vous tentateur
A jouir aux abus sur la couche de l’ère

Ô femme je m’enfièvre au talweg du méat
Sur ce chemin de feu, l’embardée frémissante
Je fais vœu ma précieuse où l’organe est béat
Là sont les agréments, vous savoir si aimante

Passons les vains discours, aux deux corps l’essentiel
Anarchiques vapeurs sur nos chairs parsemées
Vos sourires enivrants m’ont guidé vers le ciel
Étreindre l’infini des lyres inspirées.

Artal (Istres, juin 2010)

 Les poèmes de Artal..

14:03 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feux, alliance, goule, béat, artal

05/06/2010

Le garric des Maures

Le garric des Maures

L’autre jour au verso des ombres de Victoire
Sur le flanc du coteau que câline l’éclat
Tel bouquet de lumière en scherzo à la gloire
Ta louange flatteuse inspirait le débat.

Les parfums de Provence égalaient ton langage
Parfois impétueux, sous un coup de Mistral
Un souffle de chez nous sur le garric en âge
Je buvais du regard, l’arbre au corps magistral

Les Maures le logèrent et jugèrent l’écorce
En forêt du pays de ses anges veilleurs
Les gardiens du massif et des glands en amorce
Notre illustre bouchon en terre des Seigneurs

La qualité du liège à l’abbaye se voue
D’obstruer le goulot aux caves du gotha
Voilà trente ans plus tôt, l’usine perd la noue
La cuirasse des troncs, le chêne son aura.

Et chemine la pousse, en prélude à l’espèce
Puis les foudres de Zeus de la Verne aux Mayons
La forêt tourmentée que la flamme dépèce
Le garric des Maures, proie du Baal des brandons

Artal (Istres, le 04 juin 2010)

 Les poèmes de Artal..

14/05/2010

La fée Bou Saada

 

La fée Bou Saada
allusion.jpg
L’image me harcèle, endormeuses lueurs
Des montagnes de sable à la caresse humaine
C’est l’éden sous vos pas et le miel en vos cœurs
Une fleur au soleil qu’arrose le domaine.

Céleste paysage de vie et de splendeur
La palmeraie décore en rameaux l’étendue
Leurs fruits bruns sous faisceaux, l’ineffable bonheur
Court état d'une marge ou l’attente absolue.

C’est l’ombre du passé qui fonde la raison
Se découvrant vernir ma foi sentimentale
Et la chaîne encensée des âmes du bastion
Fait de moi l'asservi d’une perle lustrale

Ô fée Bou Saada, j’ai le feu palpitant
Mon retour convenu découvrir ta merveille
Les murs dont le parfum me grise d’un avant
Sourate en solitude que l’oued ensoleille.

Artal (Istres, mai 2010)

 Les poèmes de Artal..

"Allusion" un tableau de Farid BENYAA - http://art-algerie.com

08/05/2010

Au blâme du huis clos

Dans le faisceau du phare observe son aura
Car d’un feu qu’on allume, est-ce toi qu’il guidera.

Artal


Au blâme du huis clos

Tu barbouilles de boue la force qui reflète
Exhibant la grotesque aux confins de ton mal
Mais la plume en dépit crache une encre de crête
Son temps est au fragment du repli littéral

Un support de limon te portera sans gloire
Au blâme du huis clos où ont versé tes pleurs
Florian t’a vaincue par devant l’auditoire
La Justice domine aux fictions des menteurs

Tu as trompé ton monde en paroles fécondes
D’une cinglée ivresse assidue sans honneur
Petite fille amère aux passions vagabondes
Tes lettres t’ont perdue… au bel art ciseleur

Tu étais un soleil mais ce jour plus qu’une ombre
Disparus tes reflets, et l’arche en floraison
Ah, fallait-il prévoir à l’écoute du nombre
Converser dans la branche, agréer le chaînon.

Fut rude la méthode ajustée pour l’affaire
Mais l’auteur engagé, ne souffre plus de rien
C’est une humeur d’artiste ou caprice à bien faire
Florian a gagné et cela finit bien.


Artal (Istres, le 28 avril 2010)

18/04/2010

Au fade familial

Au fade familial

L'écorce excédée dans ce confus accord
La passion dévorante d'une marge avérée
Il n'y a plus en moi ce désir en apport
L'exploit d'une affection à la source vouée.

Les plus basses pensées en constante harmonie
Seraient-elles irritées, refus d'apostiller
L'adresse de l'esprit d'une plume asservie
En son registre d'or s'exclure d'émarger.

Je sème et engage dans la forme infinie
Ce front de vérité au fade familial
Et mon souhait vaincra et qui sera ravie ?
La liaison continue du partage filial

Est-ce vraiment malsain tracer de bon plumet
Fugaces réparties au livret souvenir
Par manque de l'appui le verbe est au gibet
Me préjuge assez fort le pendre à l'avenir.

Artal (Brignoles, avril 2010)

09:26 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fade, familial, gibet, émarger

10/04/2010

Xinthia a frappé

Xinthia a frappé

Jour d’orage éprouvant en coupable et puissant
Dans l’excès des nuées, de leur eau je m’égoutte
Où l’enfer reflète notre monde étonnant
Vint la vague du deuil, d’une ondée qu’on redoute

Devant celle, au destin relevant les défis
Plein d’espoir l’objectif que baignait la caresse
La digue en blonde tresse aux travers définis
Xinthia a frappé… la Vendée en détresse

Dieu témoin est complice, épreuves du présent
Je soutiens vos regards, égarés hors l’asile
L’image du péril et sombre mouvement
L’Océan a blessé, jusqu’à Ré dans son île.

Et les lames sanglantes déplacées sous le vent
Qui traînent l’édifice en leurs rondes enfiévrées
Au transport de la mort, les corps en mouvement
Xinthia a frappé …les âmes déchirées.

Artal ( Istres, avril 2010 )

  Les poèmes de Artal..

 

 

10:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : xinthia, nuées, enfer, deuil, , ondée

04/04/2010

Les rêves de Chicard

Les rêves de Chicard

Une foule d'enfants sur le champ de bataille
Mascarade masquée au chœur charivari
Les porte-perruques, du guindé au canaille
Dans l'habit déguisé sèment le confetti .

Les maîtres de classe qui ajustent les nippes
Des jeunes écoliers, l'auguste et baladin
Frimousses maquillées aux disgracieuses lippes
Les rois du carnaval, ils guerroient en chemin

Brignoles tend ses bras, ses rues et avenues
Aux cadets et suiveurs, au faste de l'ardeur
Petits ronds de papier pour armes convenues
Dans les mains des enfants assignent au bonheur

Les mômes à la joie que coiffent leurs ainés
Parcourent ainsi la Ville tout maculés de fard
Drainant vers l'avenir, précieux legs usagés
Aux couleurs de la vie et rêves de Chicard.

Artal (Brignoles, avril 2010)

 Les poèmes de Artal..

27/03/2010

L'héroïde sublime

L'héroïde sublime

De ma plume exilée de la raison du monde
Fuyant du gouffre obscur, son lugubre refrain
Que brûle l’affliction du lignage à la ronde
Dans les brises de nuit s’évente mon prochain

De ma cangue de bois j’ai dû bercer une âme
Et toutes ses pensées à la foudre du cœur
Son sanctuaire intime a servi de sésame
En sublimes illusions pour poète songeur.

La débauche excitée a comblé la mesure
Où Eve à douze amants, l’aède en est charmé
Quand elle pose au nu, l'exhaltative impure
Ô multiple maîtresse, que ton ciel est fardé

Te nourris d'ambroisie, toi légère grisette
Courtisane friande de la commune part
L'héroïde d'auteur tu la livres à sellette
D'un conteur avéré qui ruse d'un tel art.

Artal (Istres, le 26 mars 2010)


 Les poèmes de Artal..

21/03/2010

Qu’érode l’écume (à Stéphanie)

 Qu’érode l’écume (à Stéphanie)

Ô toi fille qui geint aux éclats d’un vieux phare
Au huit clos du palais tu crachais ton venin
C’est alors je prisais tout le poids d’une tare
Dans ce lieu sans saveur tu m’a fait spadassin.

Mes péchés à foison n’obsèdent plus mon âme
A l’Eternel, j’impute à volonté l’erreur
Mon temps bien peu noir à l’abject de l’infâme
Et me sens plein d’espoir de noyer ton horreur.

Excessive laideur de tes ondes amères
En reflet du sillage où mène ton chemin
La contrainte conçue au reflux des prières
Mais tout n'est pas gagné, je me veux sibyllin

La percée du postiche y dévoile ta bourde
Ton désir ahuri autolâtre d'orgueil
Sous mon toit vit paisible une image balourde
Qui finit par gagner bonne place au recueil.

Artal ( Istres, le 21 mars 2010)

 Les poèmes de Artal..

 

12:52 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stéphanie, écume, fille, phare

13/03/2010

Au sein lunaire

Au sein lunaire

Sous un ciel printanier tout promenant d’espoir
Quand le désir me vint, de souffler vers la lune
Pour conquérir l’amante en ai fait mon devoir
D’extraire chaque nuit mes textes de la rune

Un cœur d’or et suave au toucher suédois
Souveraine de grâce, le fond d’yeux chrysoprase
En Solon mais pas sage, je verse mes abois
Mon unique rançon, composer à l’extase.

Par ces vers ossature des cortèges à foison
Font plus belles raisons de forcer l'aventure
Aux biais des plus purs en subtile fiction
Exalter sa clarté, du corps son envergure

Fraction de lunaison dans ton dernier quartier
Au printemps de ce mars, te chanterai l'étreinte
Ma rêveuse attention, une ode du berger
Toujours en émoi, embrasser ton empreinte

Artal (mars 2010)

 Les poèmes de Artal..

 

20:46 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lune, lunaire, lunaison, artal

20/02/2010

Jeux d'enfants

J’en suis arrivé comme un vieux pantin, l’âme combien triste et meurtrie, dans la rédaction de ces périodes d’apprentissages qui se seront gravées dans ma mémoire en souvenirs confus de mon enfance.
De cette époque si lointaine surgissent les images en circuit visuel et la faiblesse de nos immatures forfaits. Je veux parler de ces jeux d’enfants. Je la revoie sa pauvre main tremblante qui s’agitait sur la maigre pitance que je pouvais lui offrir alors que nos esprits aux abîmes des délices, basculaient sur eux-mêmes .
L’ample obscurité est millénaire pour ces univers réservés, des plus niais des divertissements dans les découvertes enfantines.

Nos jeux très désireux satisfaire le gré
La caresse des corps, découvertes fortuites
Nous perdions le repère en festin du doigté
Deux mômes dévoués aux pouvoirs érotiques

Nos jeux mystérieux d’enfants que nous étions
Qu’aveuglent les soupirs, les flammes de l’enfer
Et depuis tout ce temps, des confins d’horizons
Tu es restée muette et moi combien amer

Souviens t-en les frissons, indéfinis bercés
Sur les pentes du ciel où se crée la lumière
Petits d'homme innocents, sublimes satanés
Nous n'étions que mouflets en saison printanière.

Repenser mes hiers sur ton écale nue
Par le cadre des près d'une entachée verdeur
Ne s'oublient tels acquis, captivante ingénue
L'arcane du soulas d'un vieil enfant rêveur.

Artal (Istres, le 19 février 2010)

 Les poèmes de Artal..

17/01/2010

Les afflux au rabais

Les afflux au rabais

J’avais cru jusqu’ici aux bienfaits du miroir
Je reste sur ma faim quand tout m’est invisible
Je remonte grisé vers le faîte à valoir
Confiant d'être comblé, que la voie est pénible

Mes noces avec la rime à devoir célébrer
Pour voyager plus loin hors du ver illusoire
Que domine le nid, jusqu'à l'art l'incarner
Par besoins galantins caressant l'auditoire

Je traîne mon dépit par quatrains réguliers
Ne cherchant magnifier sa cause à la lumière
Tenter la poésie, pas celle des fripiers *
Imprégnée de grandeur jusqu'en chute dernière

Pâmoison prosaïque à te fuir à jamais
Ne pouvant résister, me voue au sacrifice
Tandis que je parcours tes afflux au rabais
A trop vouloir forger tu perds ton artifice

Artal (Brignoles, janvier 2010)

* fripiers ...Fripier d'écrits (vx). ,,Plagiaire, compilateur maladroit et sans goût

 Les poèmes de Artal..

09:24 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afflux, rabais, poesie, artifice

15/01/2010

la Shekina

la Shekina

La lumière bénie de toute sa noblesse
M'anime sur son cours de son chant temporel
Shekina don du ciel , la beauté, la richesse
Escortée du grand sage aux rais de l’éternel.

Elle éblouie ma vie de splendeurs embrasées
En étreintes sans fin jusqu’au seuil de la nuit
Immuables passions, l’afflux de mes pensées
Fuir dans le voyage, courser le temps qui suit.

Je bois les sentiments du bleu ciel qui s’épure
L’éclat de ses couleurs reflétant l’horizon
Tout me fait du bon temps, féminine nature
J’en use et suis gourmand, culte en vénération

Le bas n’est que reflet dans sa ronde divine
Je contemple extasié le fruit hypnotisant
Où de fort bon matin dès l’astre qui domine
La Shekina sublime se pare d’un diamant

Traîne amour sur l’étang, le frisson du silence
L’étrange olivier blanc voilé sous les frimas
Fond d’azur dénudé c’est l’hiver en fréquence
L’harmonie du divin, scrute et tu recevras.

Artal (Istres, janvier 2010)

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13:42 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : shekina, lumière, rais, voyage

30/12/2009

La césure du poète

Parfois le poète s’écarte des vents de misère
Il s’isole lié par la promesse faite à sa plume
Toujours, méditer cette lueur d’espoir aptère
Afin édifier, négligeant la malicieuse écume.

La césure du poète

Il reste en regard de, l'aspect du sentiment
Le délicieux instant des théories si belles
De l'éclat de ses yeux au baptême dément
Semant souffle subtil sur les rimes nouvelles

Rien ne s'agite en lui, il forge le fumet
L'augure du futur les mots tombent en averse
Sur le vieil écritoire, en songe le plumet
Et l'encre fortifiée, que volonté déverse

Césure de l'aède au regard inspiré
Se devine la noce où le poète exulte
La fête m'est connue et j'en détiens la clé
En esclave affidé de l'intercale occulte

Bien pur avènement de la splendide fleur
La marche triomphale à l'acmé poétique
Si je vous semble inerte, âme sœur du rêveur
L'ombrine de ma plume accole la métrique.

Artal (Brignoles, 30 déc. 2009)

 Les poèmes de Artal..