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10/03/2012

L'enfant des Mont d'Aubrac


    L’enfant des Monts d’Aubrac

    Par un soir de veillée en Rouergue autrefois  
    j’écoutais l’homme vieux, sans nulle lassitude
    Me conter son jadis à la flambée d’un bois 
    L’enfant des Monts d’Aubrac en rude solitude.             

    Tout jeune bouscatier, parcourait la forêt                    
    Coupe en haute futaie y gagner sa pitance
    La vie n’était pas douce et grandit à regret
    Loin d’une cour d’école, avouable navrance

    Et d’une guerre à l’autre en pain sec à honnir
    L’homme vieux relatait son éclat sans lumière
    Fade et gris teint d’enfant tourné vers l’avenir         
    Messager de son temps que celui de misère                 

    Causerie passionnée d’un passé rouergat
    Quand son âme sereine enfermait tant d’images
    Un régal pour l’esprit de vivre autre apparat               
    En ce siècle engendreur de princes et de pages

    Artal (Istres mars 2012)

 Les poèmes de Artal..

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22/01/2012

A bientôt l'assomption

 A bientôt l'assomption

De la rose des vents émane l’espérance
Qui m’ouvre le chemin, ma terre à l’horizon
Caressante langueur je hume sa fragrance
Le parfum du grand Sud peuple mon ambition

Nouvelle lunaison, une étoile scintille
Particules de plume à l'excès de raison
Aux noces de mes vœux m'égosille en un trille
Tout clamant je le veux augurer la liaison.

La rose des sables magnifie le mystère
Me voici pénétrant le fond d'une vision
Le souffle du simoun dans sa fuite coursière
Et la main de Fatma , divine protection

Églantine alanguie préside mes aurores
Et l'artère des cœurs terroir de l'affection
J'envie revoir ce temps des sables inodores
M'épuise cette attente , à bientôt l'assomption.

Artal (Istres, janvier 2012)

 Les poèmes de Artal..

14:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : assomption, rose, simoun, fatma

08/01/2012

A Athir

charme2.jpgA Athir


Ô toi, femme au teint mat, à l'arcane du rêve
Bénéfique à ce chant de velours et douceur
Je lécherai ton corps à la cluse sans trêve
Au frisson de la chair qu’irradie le semeur

J'assiste fasciné ta cadence rénale
Sous le voile, essoufflée, confidence des sens
S'abandonne un sourire une emportée buccale
Dispos à la vigueur, poursuivre au contresens.

La sentence établie où l'envers s'apprivoise
S'érige la hantise au pinacle cerné
La brouture à la faille audacieuse et grivoise
Elle se remue et tonne à finir en beauté

L'endroit est préservé au futur légitime
Je lui garde respect et le couvre de vœux
Ma ramure de plume me la rend plus intime
Et c'est pourquoi Athir, je reste aventureux.


Artal (Istres, janvier 2012)

 Les poèmes de Artal..

10:58 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : athir, frisson, voile

31/12/2011

je mourrai inch'Allah

 je mourrai inch'Allah

L’horizon dégagé j’observe le croissant
Sur la montagne bleue avant l’heure dernière
Je tends les bras au ciel vers celui tout puissant
Mon âme ouvre son aile en foulée familière

Inlassable escapade où s’ébat l’ébahi
Je poursuis dans ma voie de lumière orientée
Le rituel magique en nomade ravi
Par l’emprise du lieu et de celle voilée.

L’oued des tentations afin me rafraîchir
Il est là mon repos, fille du Hodna
Ici vivre m’enivre, à l’Eden aboutir
Dans l’un de tes jardins, je mourrai inch'Allah

Artal ( Istres, décembre 2011)

 Les poèmes de Artal..

10:14 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hodna, inchallah, nomade

10/12/2011

Inspiré

De la déviation mentale s'inspirent mes passions (Artal)

Inspiré

Fille de Kahina en ta souche berbère
J’irai cueillir la rime et du Hoggar la fleur
Ton charme virginal aux heures de prière
Ô brûlante lumière mais pleine de fraîcheur

Ton faisceau lumineux va embellir Oran
Au tendre velouté de sa grâce ambitieuse
Ta jeunesse étoilée soumise à son élan
Vers l’horizon divin chevauchera fougueuse

Ah ! charmante et suprême où la dune s’érige
Je te veux œuvre femme héroïne en mon toit
Musulmane et Altesse amante du prestige
Tout cela dans mon rêve une image sans droit.

Le hijeb joliment enserre ta vertu
Dans le cœur du pays de la splendeur câline
Orgueil de ma naissance l’Algérie m’a conçu
A notre terre unis, l’espérance fascine

Les chœurs vont encenser notre entente affermie
Leurs chants les plus sacrés, soutien de nos blasons
Et l’onde de l’oued pour bénir l’harmonie
Dans la suite du temps à l’assaut des passions.

Artal ( Istres, décembre 2011)

 Les poèmes de Artal..

11:27 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

11/11/2011

Sous mon gris paysage

Sous mon gris paysage

Sur mon passé terni celui du temps perdu
Tout refoulant l’image affligée qui oscille
Vins quérir le regret, ainsi l’avoir vécu
Sans fièvre coléreuse au souffle qui vacille

Et l’espoir torturé qu’abêtit le désir
Un défi ténébreux sous l'époque romane
Que chimère était belle, a bien su m’éblouir
Dans son ombre établie je la sens qui ricane

Je n’attends point la nuit du céleste départ
Le ciel m’est inclément n’est-il pas à l’orage
En ce mois de novembre où je mets à l’écart
L’effronté souvenir et son gris paysage

Retournons le néant où l’on a naufragé
Tout de lui je détourne essayant me parfaire
Conduisant sur la voie ce destin imposé
Dans la pleine maîtrise, à la vie prolétaire

Sources de l’intuition j’aspire m’abreuver
De vos fluides bénins où s’éther mon espace
Quand il gagne en éclats, s'animer, s'inspirer
D’une histoire à fixer mise en vers sur la place.

Artal ( Istres, nov.2011 )

Ce poème sur Youtube :  http://www.youtube.com/watch?v=v83KjnyTPAw

 Les poèmes de Artal..

09:04 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paysage, romane

06/11/2011

A l’ombre de nos échanges

A l’ombre de nos échanges


De par l’écran enclin les savoureux partages
Mon rythme suit tes vœux aux instants solennels
Outre les mots si beaux, d’oppressants assemblages
Des œuvres du destin en acquis personnels

Si j’avais le pouvoir, ô douce et triste reine
Je te libérerai de ces fers coutumiers
Ils t’usent en souverains toi soumise à la peine
L’effroi et la douleur dans leurs élans princiers.

Si j’avais le savoir déesse du silence
Je ferais du couchant un vert Eden serein
Et sources suspendues aux pas de ta présence
Afin t’y abreuver tout noyant ton chagrin

Si j’avais pu la voir ô Dame ton altesse
En ce très vieux miroir cette âme emplie d’orgueil
D’un exilé mutin qu’en ce jour manifeste
Le regret éternel, béni soit ton accueil

Espérance voilée, empêche qu’il ne sombre
Le tourmenteur ouvert aux jeux d’ombres sacrés
Dans la houle néfaste et déserte pénombre
Il erre à travers toi en ses vers délivrés.


Artal (Oct 2011)

 Les poèmes de Artal..

11:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ombre, échanges

31/10/2011

Un premier de novembre

Un premier de  novembre   

En ce jour des esprits que celui de nos morts
Jour de larmes nourries à toute âme céleste
Tel un écho fleuri, chrysanthème aux décors
Je contemple la vie de celle qui me reste.

Les froides ténèbres sur mon aigre demain
Je suis nom de vigie en la stèle fatale
A l’office du mois  ne serais plus humain
Mais trépas adulé d'une église ancestrale

Rêverie de l'avent mes pas sur le conduit
Je traîne dans l'allée ma raison s'y repose
Un baume qui pallie, mille fleurs au circuit
Ce novembre des saints de prière et de pose

Mystique création qui nous force aux adieux
A tous ceux que l'on aime à mon tour j'agonise
Amertume et douceur aboutir dans les cieux
Voyageur dans le deuil, le temps a la mainmise.

Artal  ( Brignoles, 1er Novembre 2010).

Sur Youtube :  http://www.youtube.com/watch?v=mN3VWBdpdDs

20:46 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

23/10/2011

Le Liberté

 

Le Liberté

Est ici la cité en hauteur du plateau
Au nom de Liberté sous la griffe de l'ode
Cinquante ans révolus il n'est vraiment plus beau
Le vieux bâti altier qui a connu l'exode

L'effluve coloniale attise les ardeurs
Le proscrit en débâcle, une larme au tumulte
Alièna son trésor drainant dans les rancœurs
Tous ses acquis de biens à l’inventaire occulte

Pitoyable tendresse, les temps ont bien changé
La ruine qui menace atteste sa misère
Le Liberté si digne au sentiment figé
Vers l'horizon lointain, fait retour en arrière

Que ma vue effondrée croise le sol natal
Notre bâtisse hantée dans ses degrés putrides
Quand les soleils d'Oran sur le plan cadastral
Finiront par brûler ces phénix splendides.

Artal (oct.2011)
 

09:36 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oran, liberté

09/10/2011

De rogne et de santal

charme.jpgDe rogne et de santal 

Mon âme est dans ton pain, ta lumière et ton ombre
En la joie, les espoirs... je te sens t’extasier
Nos ententes enjouées et les mots en surnombre
Font nos moments sacrés, tout semble s’animer.

Je me plais aux loisirs de mes rimes fleuries
A charmer ton jeune âge au pur cœur toi ma reine
Ce cœur en robe d’or, d’émeraudes serties
Parfois vague de sang moment de grande peine.

Tout alors, te voilà à l’orée du tumulte
Très lointaine irritée, distante à l’infini
L’attention qui s’enfuit en appui de l’occulte
Cet instant est mauvais et je vis ton ennui.

Ô victime du rêve où la fleur se dérobe
Sous le vent de l’effroi  forgeant en son brasier
Le fer qui doit frapper l’ami confus et probe
Quand la flamme d’amour sort l’amant du bûcher.

Tu es attachement, je t’implore de grâce
Le santal tourmenté  ne saurait me blesser
Ton croissant lumineux femme de noble race
Ma offert une étoile et je vais la chanter.
 
 Artal  (Istres – oct 2011)

 Les poèmes de Artal..

Photo de Farid Benyaa

19:13 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

Le voile de mes émois

 charme.jpgLe voile de mes émois

Le feu nous pénétra dès nos premiers échanges
Alors qu’en mon déclin, je fixais ta raison
Toi, si jeune et voilée tu me chantes louanges
Tout caressant mes mots triés dans la passion.

L’intime confidence émerge du silence
Je viens te déposer ma rime et de l'encens
Chaque journée nouvelle, il pleut sur ton absence
Musulmane à l’honneur qu’on m’exclut si je mens

Nos élans valeureux virant métamorphose
Cernés par la folie, troubles du merveilleux
Mais je n’ai plus vingt ans, toi l’age d’une rose
Qui lie mes printemps au pays lumineux

Je te vois si fidèle en prière immobile
Le hijeb est au vent est-ce un souffle des dieux
Qui mène sur les flots notre barque gracile
Allah est sans courroux il nous guide tous deux.

Autrefois embarqué, ton image en mémoire
J’ai fait la traversée et perdu l’horizon
La vue du grand Alger puis rejet de l’histoire
Ferveur de mes émois tu restes tentation.

Artal (Istres, sept. 2011)

 

 Les poèmes de Artal..

Photo de Farid Benyaa

17:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fatima, voile

24/09/2011

A Fatima

fatima,magreb,musulmane 

A Fatima

Une âme en floraison , musulmane admirable
Dans l’ombre qui s’incline en ce jardin fardé
Le reflet de son nom au royaume du sable
Tourné vers l'inspiré, cœur de prix, raffiné.

Le Magreb infini garde saveur exquise
De sa flore en éclat qui frémit sous le vent
Toi accueillante et chaste Ô sublime surprise
Soit mon paysage, dans l’émerveillement

Ta profonde sagesse, agréable fragrance
Rend le combat impur qui bataille à mes yeux
Il rode dans ces nuits qu’effleure l’espérance
Coiffé de satin vert au havre de mes vœux.

Je compose pour toi ces rimes que je sème
A la grâce des eaux dans un rayon d’étang
Je voudrais les sertir d'un rutilant diadème
Tu es, ô Fatima , ma Muse de haut rang..

Artal (Istres, septembre 2011)
 

 Les poèmes de Artal..

Photo de Farid Benyaa

14:34 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fatima, magreb, musulmane

15/08/2011

La cascade du tombereau – Bras.

Bras, Cauron, Argens, cascadeS'étourdit le soleil sous la force magique
D'un silence profond que baigne le bassin
J'écume du regard l'alentour énergique
La flore verdoyante et reflets du dessin

Musant par la cavée de la marge foncière
La berge du Cauron me frappe d'intérêt
Me rive et me délivre en la fuite plénière
Mes troubles à l'écart errants vers le guéret

A saisir du milieu les prisables essences
La violette des bois, l'arôme de nos pins
Puis gorger la cascade aux élans d'appétences
Nourrir le tombereau de nymphes et béguins

Du Cauron à l'Argens ou nait la confluence
Sont les miroirs du temps, temple des chevaliers
A l'onde libertine, aux auteurs d'inclémence
Je me devais aussi, les ceindre de lauriers.


Artal (août 2011)

 Les poèmes de Artal..

17:12 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bras, cauron, argens, cascade

18/06/2011

La fièvre abusive

La fièvre abusive

 

Au silence frontal d'un avant-jour abstrait
La colombe effarée va du cèdre à l'hysope
Brûle-parfum du temps ce soir je crie forfait
Me sens tomber au front d'une ombre nyctalope

C'est un banc paresseux qui reçut mon postère
Dans ce jardin flétri, le boqueteau muet
Voir s'achever mon règne aux hymnes de l'austère
Décline l'agrément, se dresse le gibet

Tous ces fréquents appels, se déciment mes nuits
Aux appeaux cadencés d'une flamme pensive
Me hantent sans pitié, les supplices enduits
Peu à peu de mort lente en la fièvre abusive

A ce combat furieux se forme la grimace
Et corne la débacle à l'accord corrompu
Dans les jurons du soir le songe laisse trace
Mais soudain réveillé... ce rêve est assidu.


Artal (Juin 2011)

 Les poèmes de Artal..

18:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rêve, fièvre

28/05/2011

L'antiphone des cœurs

...3è Prix au concours "L'Encre Bleue Cavalaire sur Mer 2011

 

Sur la gamme ascendante elle pose ses mots
Les égrène le soir en des hymnes sublimes
Aux accords savoureux trémulant sur les flots
D'antiennes romantiques aux envers rarissimes

L'antiphone des cœurs à l'échalier du temps
Commue en floraison une harmonie profuse
L'avancée des saisons à celle du printemps
Où le chant du pinson qu'à l'oreille il diffuse

Mélodie défeuillée sur portées de tempo
A l’afflux du refrain que ma plume gringotte
Polyphonie des sons au rugueux contralto
Par concert dérivé d’un sifflet de linotte

Que sa profonde voix me cause du plaisir
Chantant pour son berger m’amie bergeronnette
Depuis les oliviers jusqu’à moi se blottir
Contre un poème épique, j’ouïs la chansonnette

Leur besogne lustrée m’inspire quatre vers
Puis les fondre en mesure, au gré du métronome
Chanter peut tout valoir aux chairs de l'univers
Alors musique amis, giguons aux pas de l'home.


Artal (Istres 2011)

 Les poèmes de Artal..

10/04/2011

Le germe de la sanve

PIC_0001.JPGLe germe de la sanve

L’harmonie habite les rives du Gardon
Sinueux et si doux bruitant ses chants durables
Les ombres éthérées semblent en élévation
Cheminant la feuillée des garrigues louables

La symbolique union telle herbe de Saint Jean
Dans la brume divine aux coulisses du monde
Anduze aux sept passions, un havre sur médian
Visant bénir le grain des frères à la ronde

Au germe de la sanve, heureux celui qui suit
Je cherche l'absolu visible et invisible
Du Piémont Cevenol dans ce temps de la nuit
La métamorphose salutaire et paisible

Contemple l’univers refusant la question
Afin saisir le sens, sans pourquoi est la rose
Si tout est rien en moi j'étreins l'émanation
Les heures de la vie, ce monde où je m’expose

GH. Artal

 

 Les poèmes de Artal..

 

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02/04/2011

L'arbre recru

arbre,recruL'arbre recru

Au centre du midi la pinède en l'espace
Où Dieu contre une souche un jour s’est irrité
Le spectre du destin ponctua la préface
Et peine capitale à l'axe dépité

Un vieil arbre bletti à l'abstrait de son œuvre
Figé dans sa froideur aux rejets de l'espoir
Jouxtant le contrebas où rampe la couleuvre
Le ployé végétal et l'âme au reposoir.

Mystère de la vie, fleure la chlorophylle
La rigueur hivernale et les couleurs du temps
Dans ses replis mêlés se confie à l'idylle
Un immuable pacte au réveil du printemps

La marche du néant vers son écorce noire
Qui caresse le ciel, dévoyant l’horizon
La pensée défeuillée le masque dérisoire
Il cache le visage amer du bûcheron

Sur le sol affligé, les doux reflets de lune
Apaisent la vallée dépouillée tristement
Le voici peu à peu cet éclat sans fortune
A l'étreinte d'un feu, s'ébouler sombrement

Artal (Istres, avril 2011)

 Les poèmes de Artal..

15:01 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : arbre, recru, feu

20/02/2011

Au fil d'une blessure

Photo_G-.jpgAu fil d'une blessure

Mon histoire gravée où j'ai vécu les peines
Et celles de mes joies lorsque j'étais gamin
Moi qui l'âme perdue, la fibre des déveines
Mon règne confondu dans l'éternel destin.

L'ache me fut contée qu'alors ivre d'envies
Au bedon concepteur je n'étais qu'importun
M'attelant dans l'obscur de ces eaux inouïes
Solennelle blessure aux affres du tribun

Sous le regard d'Alger et ses parfums de roses
Quand j'ai donné le pas dans l'orbe d'un hasard
L'affluence ravie ouvrait des yeux grandioses
Elle avait resplendi caressant le moutard

Il est cœur le niston surgissant des abîmes
Dans la cour défraîchie, aride souvenir
Source de mes émois je te livre en ces rimes
Les cendres façonnées qui auront su vieillir.

Artal février 2011

 Les poèmes de Artal..

12/02/2011

Ce monde que je fais.

 Ce monde que je fais

Visions du progrès, se dépare la terre
Souillée de nos vœux et fourbis d'ici bas
Là où tremble le bois il se meure le lierre
L'avancée opposée s'étiole sous nos pas

En cortèges les rus de leurs eaux tributaires
Qui drainent vers la nappe un arsenic produit
Alimentant la source et les chaines agraires
Au rouet des actifs juste un ver dans le fruit

Le vent raconte au vent le récit de ses craintes
La planète entachée des regains de chaleur
Et les lacs pollués qui murmurent leurs plaintes
Les vices de l'humain générant son malheur

Il pleure notre azur aux feux des incendiaires
La forêt calcinée, la tortue, le gibier
Aux erreurs que voici se créent les séminaires
Arrêtés convenus puis tout recommencer.

Artal (février 2011)

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15:52 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, terre, tortue, gibier

29/01/2011

La tisserande (rêve d'Afrique) Pantoum

femme,arabe,rêve,afrique,tisserande,tisserLa tisserande (rêve d'Afrique) Pantoum

Un regard dilaté s'en va traînant sa vue
Par travers la défense au ferrement rouillé
Je contemple ses mains colorées de henné
La navette à tisser, la songerie pourvue

Par travers la défense au ferrement rouillé
Notre humble tisserande à son métier rendue
La navette à tisser, la songerie pourvue
Entrecroise les fils d'un tapis de beauté

Notre humble tisserande à son métier rendue
En servante fidèle elle vient du passé
Entrecroise les fils d'un tapis de beauté
Le visage traînant, la pensée confondue

En servante fidèle elle vient du passé
Cette brebis de miel, fille d'Ève inconnue
Le visage traînant, la pensée confondue
Je vis son monde étrange au parfum exalté..

Artal (janvier 2011)

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