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07/11/2017

plaisirs solitaires

plaisirs solitaires

dépourvu de compagne
la chandelle à l'éclat
lutte à sa destinée
elle vacille, elle oscille
se nourrit de visions
d'accoler la chimère
et la vibrer en mieux
jusqu'à ce que sève afflue.
Le fiancé de l'Audomar, son émoi charnel
de grâce... laissons-le triquer.

GH. Artal

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02/11/2017

Métempsycose

Métempsycose

Me voir quitter la vie, la mort va m'essuyer
m'unir à la Beauté du milieu liturgique
tout pourvu d'attirance à ne rien récuser
m'ajourner de l'allant il se fait que j'abdique

Transmigration de l'âme où l'esprit est étrange
je vague à soumission tout tressaillant d'émoi
luminaires du ciel vous qui guidez ma foi
vers les secrets divins me cortège l'archange

Les lueurs inconnues toujours au rendez-vous
à l'école des dieux aux mystiques symbioses
quand de ce lieu sacré l'éther hors les verrous
traverse la ténèbre et ses portes non closes

C'est l'atma qui s'élève à sa reconversion
la transverbération des reflets du mystère
tout l'actif disparaît en la haute exosphère
à mon règne antérieur, la purification

Où l'amour s'accomplit est la vie perdurable
portée en temps et lieu largesse de haut don
grâce rendue à Dieu, de lui fort agréable
fut ma digne âme ainsi, remise en communion

Gérard ''Artal'' Hartalrich

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01/11/2017

Un premier de novembre

Un premier de novembre

En ce jour des esprits que celui de nos morts
jour de larmes nourries à toute âme céleste
tel un écho fleuri, chrysanthème aux décors
je contemple la vie de celle qui me reste.

Les froides ténèbres sur mon aigre demain
je suis nom de vigie en la stèle fatale
à l’office du mois ne serais plus humain
mais trépas adulé d'une église ancestrale

Rêverie de l'avent mes pas sur le conduit
je traîne dans l'allée ma raison s'y repose
un baume qui pallie, mille fleurs au circuit
Ce novembre des saints de prière et de pose

Mystique création qui nous force aux adieux
à tous ceux que l'on aime à mon tour j'agonise
amertume et douceur aboutir dans les cieux
voyageur dans le deuil, le temps a la mainmise.

GH. Artal

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03/10/2017

les brouillards chargés

04/09/2017

L'homme plus haut que l'Être

L'homme plus haut que l'Être
 
L'homme produit de Dieu il est vrai qu'il est dit
qu'en l'ère du récit transporté à l'extase
qu'un couple trop comblé sans limite s'abêtit
dans un jardin paisible ébauchant sa déphase
 
Le corps révélateur en tout bien modelé
jusqu'à l'ombre du Mont en l'évidé sillage
la poitrine bouffie d'étonnante beauté
Hawah mère de vie titrée en apanage
 
Tout avait bon parfum avant le cours du temps
quand leur portée venue cultivait la tournure
des actes du délit en vue du contretemps
le Ciel avait choisi Caïn fit la bavure
 
De lui n'en parlons plus, je passe son destin
les fleurs avaient poussé en belle closerie
un Éden pour mieux dire, un berceau si serein
où vécut dans le rêve Eve en forme aboutie
 
Jusqu'au jour où Adam, qu'il avoua tout bas
les traits tirés bien-aise avec sa grâce mâle
le pouvoir s'enfanter alors que l'homme pas !
la masse née de l'Être, adaptation cruciale.
 
Il est là pour lui-même, au peuple le bannir
nous payons la facture et les porteurs de fièvres
Elle a mangé le fruit est-ce à nous d'en pâtir
Marianne si grande,  aide-nous des orfèvres
 

27/08/2017

A Marguerite, Dauphine de France et poétesse

Un spectre m'a flatté et l'ai vu plusieurs fois
pour qu'il me laisse trace en bon fond de mémoire
de son passé vécu dans le monde des rois
la noble émanation m'a conté son histoire

Sur le temps écoulé en la nuit des errances
elle est à moi venue avançant dans sa forme
d'exister par la rime et toutes résonances
en veillant l'équilibre à ce qui la difforme

De convention déchue d'où l'enfant n'était né
victime des tourments dont l'ombre nous abrège
l'Altesse aux volets clos morne à l'éternité
posée à Saint Laon en son dernier cortège

Quand mes pieds déposés sur les bords du Thouet
cette heure me sera, de rendre à Marguerite
l'auréole royale à l'enclos du bleuet
digne d'un piédestal pour dame favorite

GH. Artal (août 2017)

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26/08/2017

Pantoun 11

Pour s'enivrer de larmes
ils chantent aux sanglots
de dire chez les carmes
grisé comme déchaux

08/08/2017

A nos fées despotes

A nos fées despotes

Comptons les pour deux lots les élites cueillies
question d'hérédité surcroît de l'assemblage
au nombre additionnons traînées en balayage
Melusine, Morgane Urgèle et fée Lonie

Que va-t-il advenir de nos anges déchus...
petite créature, en réelle existence
Carabosse a pouvoir que porte à l'affluence
obscure fée méchante elle hante les élus

Et voilà Atropos, au destin de chacun
qui a coupé le fil, le sort scellé par elle
la joie de nos printemps à la plaie actuelle
les feux se sont éteints au désir importun

Il est bien vieux ce temps loin du cruel détour
des bois aux lieux sacrés en tombées de nuits roses
nos jardins défleuris, présentement moroses
à vous ô fées d'éclats prudence au contre-jour.

GH. Artal (août 2017)

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06/08/2017

Le paysan veille au grain

Ce jour, l'orage sur la Haute-Provence m'a inspiré ce poème.

Le paysan veille au grain

Le temps brunit sous les alpages
où roule un fracas déplaisant
le mouton nuageux gonflant
les jeunes bergers plient bagages

02/08/2017

Pantoun 5

Pantoun

Les pleurs de l'âme sous la voûte
c'est l'esprit qui tombe de haut
de force et de raison, sans doute
l'aveugle a l'appétit du beau

01/08/2017

Lavande

Timide prétention pour un subtil destin
en ce décor de rêve aux lavandes si belles
amantes du soleil aux parfums du matin
à l'heure de Provence où bêlent les agnelles
 

29/07/2017

à méditer

la nuit masque les fleurs
où naissent les crapauds
lagopèdes en pleurs
ils girent les gerfauts

26/07/2017

que le diable m'embrase

22/07/2017

moutons allons brouter

moutons allons brouter

Un grondement acide en ordre de bataille
l'esprit sautant aux nues dissèque les pavés
la banderole au vent par un fond de grisaille
dans un élan du cœur engage le procès

Ô peuple souviens-toi

20/07/2017

doublet d'haïku 8

13/07/2017

Je perce l'horizon - pantoun

- photo-pantoun

Je perce l'horizon le voyage est en vue
combien de mois, d'années à chigner le versant    le decor des tenebres pantoun.jpg
la semblance chérie du rêve entretenu
au décor des ténèbres j'illumine mon temps

GH. Artal ''Je perce l'horizon '' photo GH.Artal

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12/07/2017

Besse sur Issole - Le Lac

Photo-pantoun

Un décor de païs où la dame est si belleBesse sur Issole,Lac,païs,Hartalrich,GH.Artal,Artal,pantoun,poème,poésie,PACA,
quand d'amour envahi je fus pour la cité
en commande d'écrire un roman historié
des bluettes rimées et autre bagatelle

GH. Artal  ( Besse sur Issole - Le Lac)

photo GH.Artal

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10/07/2017

Vins sur Caramy - Le Lac

Photo-pantoun

Vins, se lève le jour, le lac et sa magie
du regard désigné l'inaperçu mouvantVins sur Caramy, photopantoun,pantoun,Lac,magie,carpe,étoile,GH.Artal,Artal,Hartalrich,
j'en ai vécu des sauts de la carpe ébaudie                
sur un reflet d'étoile au rapport attachant

07/07/2017

Au terme de l'esprit. suite

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Au terme de l'esprit.

La poésie est née en moi au même jour que la vie m'a été donnée.avec ce regret de n'avoir pas su écrire dans mes premières semaines. Après tant d'essais balbutiants au cours des années, j'ai fini par m'imposer une stabilité poétique à la recherche continuelle de l'inspiration avec toujours cette peur de m'exposer poète de halle absorbé au décor théâtral. Un poème est constellé de main d'artiste formaliste sachant que la prosodie qui fait le véritable amant du vers n'est pas une contrainte mais juste un critère de travail accompli assimilé au chant qui nous permettra de pénétrer dans ce cosmos expressif où tout est littéralement observé.
''Au terme de l'esprit'' ce dessein de parler avant tout de mon attachement à la poésie avant d'y mettre un point final que m'obligera le dernier souffle. Entraîné sur cette sente en passant la première porte de mes aurores me voici à présent me rapprochant de celle de l'abandon à l'éternelle nuit, besogne de recenser ici quelques fragments de mon existence.

On dit que la poésie consiste à dévoiler en grande partie l'essentiel de la réalité mais bien souvent on préférera sourire, se taire et laisser faire la vie afin justement de ne pas se perdre dans les brumes de l'aventure aux convictions contradictoires... après m'être posé quelques questions, outre les alexandrins, je me suis mis au roman pour me faire plaisir. Mais encore la généalogie avec laquelle science j'ai passé douze années de mon existence ayant croisé bon nombre de patronymes devenus familiers et vécu le tout dans la plénitude des images et d'imagination créatrice. A mes débuts j'avais retenu une phrase du poète Vincent Muselli pensant qu'il avait raison, je cite : '' Je nomme vraiment poète, les poètes qui écrivent en vers'' et des années plus tard de découvrir que, '' La versification ne dépend pas des ordonnances des grammairiens. Elle dépend des mouvements du sang et de la pensée, du rythme de la marche et de la loi des Astres. '' J'ai fini par faire un assemblage des deux afin d'établir mon style.

On ne sent jamais mieux la pauvreté intellective chez un poète de notre temps que lorsqu'il recherche un ''J'aime social'' se dépêchant de ventiler son vers solitaire sur le réseau. Je ne l'ai encore jamais pratiqué mais il se pourrait qu'un jour...pourquoi pas ? Ce jour je n'oserais plus me dire poète.
Personnellement, si je pouvais, je diluerais mes mots dans les eaux des ruisseaux afin de peindre avec, les plaines et les montagnes. Des sources, jailliraient mes poèmes ; les oiseaux porteraient mes rimes au peuple. La terre redeviendrait nourricière d'amour et de paix. J'ai le raisonnement abstrait, cela se devine quand on me lit et il me plaît de bouleverser les règles, l'expression, la langue. Il est dit que la poésie est souvent plus impression que compréhension mais encore que la réduction syntaxique peut être telle qu’on finit par ne plus rien comprendre. J'ai pris par habitude de supprimer les freins obstacles à l'imagination, cette imagination poétique, une errance qui aura porté ses fruits au développement que l'on connaît de la langue. Je me délivre des lois qui président à la réunion de ce qui semble obliger autrui. La poésie consiste à recréer chaque fois le mystère et le monde jusqu'à déborder si besoin sur l'inconvenant.
Je trouve plaisir de me heurter à la puissance des apparences empruntant parfois des percées plus ou moins ambiguës. Quant à la compréhension du poème, elle est réservée exclusivement au lecteur, à lui d'animer son raisonnement.

GH.Artal

A SUIVRE