29.06.2008

Péan poétique

Péan poétique

Etrangère des sables laissez moi espérer
De vos traces de plume une vague d’amour
Un ressac vrombissant sur les dunes en damier
D’où je scande mes vers, conviant votre retour.

Je vis en sahraoui et j’honore mon frère
Mais me manque l’amie, la rémige de rêve
Femme au corps allongé mon étoile bergère
Qu’un second hémistiche livrera en la sève

Amante de mes nuits pour consoler mon cœur
Tel un vent de sablon vous viendrez écorcher
Mes chairs de vos baisers à l’acmé de l’ardeur
En soirée délicieuse, saurais-je vous contenter

Raffinant ma pensée, poésie et l’oracle
Sous les ordres d’Allah je griffonne un mirage
Et le jour du sabbat, voilerons le miracle
L’hyménée sera ombre au céleste couplage

Et le feu en nos liens épandra la fureur
Souffleront l’harmattan, le simoun, la victoire
S’embraseront nos fièvres, le tapis aux deux cœurs
La théière et la menthe, mes strophes et l’écritoire.

Du haut des minarets, une offrande d’éloges
Inonde les bienfaits du couple des métriques
L’arène saharienne se parant d’épitoges
S’abreuve des péans aux caresses poétiques.

Artal (Bagnols sur Ceze, le 29 juin 2008)


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La fleur des glaciers

La fleur des glaciers

Sur son bord bien assis j’observe le ruisseau
Et médite mon âme en exaltation
Où tu trembles de froid je frictionne ta peau
Puis baise ton sourire et ta chair en frisson

T’étreindre du regard, te chanter ma passion
Au recueil en prière je stimule l’Amphion
Qu’une douce musique se faufile à la cluse
Et tu bois cette eau fraîche et l’amour qui l’infuse

Le soleil nous fait place pour écrire ce rêve
Voir cette fleur nivéale, sa robe immaculée
Une muse à pétales qui est naît d’une sève
Le fruit de la beauté sous la cime élevée

Artal (Bagnols sur Ceze, le juin 2008)


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08.06.2008

Bruire au temps

Bruire au temps

L’envoyé du destin m’exhibe l’évidence
La missive est parfaite se délit l’accourci
Si le temps a sa fin j’ai le vers en présence
Me manque son audience je dois vivre l’ennui.

S’il n’y a plus de toi, se désistent mes envies
Alors fermant les yeux j’entrevois l’existence
D’une âme au cœur hurlant aux étoiles réunies
Maîtresse de ces lieux tu es ma Providence

Des échos de mes rimes se déverse tant d’ombre
Aspecte le latent dans leurs sources fécondes
Ma plume est toute à toi à même les coins sombres
Je t’ai toujours aimé malgré les Ris des ondes

Ah ! belle et bien élue je me perds dans les nues
Il n’est que toi qui règne au point te sacrifier
Mettant un sceau d’honneur à mes sentes perdues
A mon but infernal de tout vouloir semer.

Comment chasser l’orgueil expulser la passion
Renaître en assombri pour calmer l’engouement
Et cesser de combattre les épreuves en moisson
Je poursuis ma chérie, l’heure a sonné le temps.

Artal Bagnols le 08 juin 08

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07.06.2008

Intellective amante

3bf117c7984b2642521750997ffdb157.jpgIntellective amante

Sous la terre est l’exil pour de longues ténèbres
Du Fiancée solennel, plus beau que la lumière
Consumé par l’amour des répliques funèbres
L’acerbe décoction en purge coutumière.

Elle porte la douleur l’intellective amante
Chaste et fidèle à l’ombre, la fruition de l’amour
Plein essor vers le ciel, la fournaise ascendante
L’approche du solstice elle présage le séjour

Je recèle mes mots aux parages d’un cœur
Adorable et sublime, fruit béni fourvoyé
Mes louanges vouées, quelques rimes d’auteur
Qu’elles vivifient ton âme et ton souffle mutilé

La Passion se nourrit des annales affiliées
Des reliques chéries, la sensible oraison
Par pourvoi de tes larmes les braises confortées
Se saisissent aux flots, touant la transition

L’espérance assurée, elle s’assert à l’instance
Je prie qu’elle soit tienne la raison vit le temps
Je livre ma conscience à la lettre créance
La syllabe est vermeille, sache que je l’attends.

Artal (07 juin 08)

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17.05.2008

Parfum d’enfance

Parfum d’enfance,

Se soustrait le lointain dans ses flux de brumaille
Malgré la quintessence retenue du meilleur
Tout s’égare et s’oublie par devant la muraille
Dans la marche en avant, se détruit la lueur

Revivre son essor et les divins reflets
Leurs instants harmonieux, les doux frémissements
Aux senteurs légères du parfum des mouflets
Que nous étions alors, portés par tous les vents.

J’ai connu le bonheur et les peines aussi
La blancheur des jours gais, souvenirs éternels
Puis ceux qui l’étaient moins retombés dans l’oubli
De nos contes d’enfants, aux amours fraternels

Se ravive l’empreinte du môme que j’étais
En la venue du temps confondant la fragrance
L’automne n’est plus très loin sur sa trace je vais
Des effluves d’hier parfument l’allégeance.

Artal (mai 08)

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A la Féemuse

A la Féemuse

Mes nuits les plus profondes ont goûté ton absence
Et les jours de grisaille qu’enlaçaient mes printemps
Infini sans madone, j’explorais ta présence
Les ondes dérisoires me décomptaient du temps.

Je confesse la tristesse, mon vécu consterné
Les torturants fragments de ces moments ténus
Où nous posions nos plumes à la douce clarté
Sur ces iniques pages que nous avions élues.

Ô bien jeune féemuse j’ai bravé les effrois
La frayeur des tempêtes, j’ai goutté l’amertume
Mais ce jour il me plait à revoir ton minois
Je te contemple ô flamme au sortir de la brume.

Si le joug des hideux nous aura fait grand mal
Le souvenir soulage nos misères sont nobles
Les centons départis du grand jeu déloyal
Mais nous voilà vengés de ces cœurs ignobles

Nos larmes et sourires ont suivi les nuages
Ceux qui portent au désir la dangereuse ivresse
Fulgurante vision je sculpte des mirages
Au ciseau de platine un stratus de tendresse.

Artal (mai 08)

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12.04.2008

Ö femmes, mon cœur fatigue

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Ö femmes, mon cœur fatigue

Les chemins verdoyants au gré de notre plume
Pénétrés de bonheur quand les mots s’abandonnent
Se confondent à l’azur par le flux de l’écume
Qui roule les beautés de celles qui nous enrobent.

Par dedans mes pensées envahies de silence
Vos ombres si pures, que poursuivent les mirages
Elles sont resplendissantes au creux de ma conscience
Ces rêves imaginés se hissent aux nuages

Ö femme tu te cambres et m’enchante ce corps
Et ses grisants attraits au taillis parfumé
M’étourdir sur le mont, Vénus donne l’accord
Où je m’abreuve encore à la source enchantée

Tes rivages de charmes font bouillir mon sang
Leurs tendres secrets au follicule précieux
Qu’une lutte sans trêve s’accroît au fil de l’an
Il s’essouffle en ton dessert, l’amant se fait vieux.

Artal (avril 08)

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06.04.2008

Un pollen de lyre

Un pollen de lyre

La fluctuante écume se verra apparaître
Roulant son sort dans la voie de l’au-delà.
Au travers la poussière se veut fuir le spectre
Le barde enchanté doit poursuivre son combat

Un regard glorieux vers sa plume à frimas
Où les mots se coulent tels un torrent de cendre
Légère excitation lorsqu’il croise moult aléas
La sentence dévale, le sirvente doit surprendre.

Les ingrats bouteront au feu l’ode à l’hyade
Et les œuvres méprisées que chante le rossignol
L’ombre les avive, l’homme poursuit l’oréade
Quand l’aède s’inspire aux larmes du campagnol

Quoi de plus divin quand la rime se déploie
L’émotion bat son plein et que tremble la main
Un pollen de lyre comme une fumée s’échoit
Sur l’infini rêve du poète qui ancre son refrain

Artal

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25.03.2008

Un rêve à Casa

Un rêve à Casa

A toi, fée de casa j’offre ces quelques fleurs
La splendeur des lilas plus un bouquet de roses
Passe la takchita et assemblons nos cœurs
Dans la soirée de plumes où s’unissent les proses

Conforte ta présence, tes jours et ton destin
Sois délice et sereine je serai ton intime
Tu goûteras mes mots j’ornerai ton jardin
Mon azur sur tes sables, on agréera la rime

Belle au conte de vie, aimée vivant tes jours
Prodigieuse harmonie suggère ton désir
Mon âme est dans ta main nos rêves sont amours
La lune et les étoiles pour nous deux vont fleurir

Je peindrai ton visage, Ô déesse du douar
Ton pays ciel de nuit qu’orne le manuscrit
Tu es toute beauté, questionne le miroir
Reflétant ta noblesse unie à mon esprit.

Je caresse un doux rêve et nos tendres secrets
A la saveur d’un temps lactescente princesse
Aux plaisirs mêlés des charmes et de l’ivresse
De ton corps oasis, je m’abreuve des reflets .

Artal

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15.03.2008

Merveilleux Poèmes

Merveilleux Poèmes

Pour peindre le mot pesant ou berceur
La rime appliquée ou plutôt cocasse
Faire chanter la plume, son bonheur
Il faut une âme qu’un poète embrasse

Pour composer le merveilleux poème
Qui serait chantonné à la volée
A l’amante, à la fille que l’on aime
Il faut un cœur pur, la douceur encrée

Sous le motus ailé, l’azur plus doux
S’inspire l’ariette au vœu destiné
Un chaudeau d’aise, tisane de houx
Voir le vers complice au pas cadencé

Et sur ces accords aux effets magiques
Ample enluminure le verbe éclot
L’art se veut décent en nobles suppliques
Et ne point grimer la bévue du sot.

Artal (Bagnols sur Ceze, le 10/03/2008)

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