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10/11/2017

Dans ce monde éthéré

Dans ce monde éthéré

Je ne suis qu'un rêveur en ce joyeux royaume
résidant l'illusion et l'étoile et le vent
au merveilleux jardin tout apprêté de baume
où le rêve est chimère... il me comble souvent

Chimère de raison vont les semeurs de sable
endormant les enfants de vocables sereins
chantonnant douce nuit en berceuse agréable
à mots quiets et câlins d'amour aux chérubins

Quiet dans la solitude où se créent les images
qui animent les nues, les esprits dans le temps
le regard endormi se forment les mirages
l'âme qui s'abandonne, utopique espace-temps

J'abandonne l'allant, figé il me consume
plein d'attraits à l'errance où le songe amusé
se fait maitre du Moi, moi qui dors je présume
de n'être qu'un gamin dans ce monde éthéré

GH. Artal ( novembre 2017)

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07/11/2017

plaisirs solitaires

plaisirs solitaires

dépourvu de compagne
la chandelle à l'éclat
lutte à sa destinée
elle vacille, elle oscille
se nourrit de visions
d'accoler la chimère
et la vibrer en mieux
jusqu'à ce que sève afflue.
Le fiancé de l'Audomar, son émoi charnel
de grâce... laissons-le triquer.

GH. Artal

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02/11/2017

Métempsycose

Métempsycose

Me voir quitter la vie, la mort va m'essuyer
m'unir à la Beauté du milieu liturgique
tout pourvu d'attirance à ne rien récuser
m'ajourner de l'allant il se fait que j'abdique

Transmigration de l'âme où l'esprit est étrange
je vague à soumission tout tressaillant d'émoi
luminaires du ciel vous qui guidez ma foi
vers les secrets divins me cortège l'archange

Les lueurs inconnues toujours au rendez-vous
à l'école des dieux aux mystiques symbioses
quand de ce lieu sacré l'éther hors les verrous
traverse la ténèbre et ses portes non closes

C'est l'atma qui s'élève à sa reconversion
la transverbération des reflets du mystère
tout l'actif disparaît en la haute exosphère
à mon règne antérieur, la purification

Où l'amour s'accomplit est la vie perdurable
portée en temps et lieu largesse de haut don
grâce rendue à Dieu, de lui fort agréable
fut ma digne âme ainsi, remise en communion

Gérard ''Artal'' Hartalrich

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01/11/2017

Un premier de novembre

Un premier de novembre

En ce jour des esprits que celui de nos morts
jour de larmes nourries à toute âme céleste
tel un écho fleuri, chrysanthème aux décors
je contemple la vie de celle qui me reste.

Les froides ténèbres sur mon aigre demain
je suis nom de vigie en la stèle fatale
à l’office du mois ne serais plus humain
mais trépas adulé d'une église ancestrale

Rêverie de l'avent mes pas sur le conduit
je traîne dans l'allée ma raison s'y repose
un baume qui pallie, mille fleurs au circuit
Ce novembre des saints de prière et de pose

Mystique création qui nous force aux adieux
à tous ceux que l'on aime à mon tour j'agonise
amertume et douceur aboutir dans les cieux
voyageur dans le deuil, le temps a la mainmise.

GH. Artal

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23/10/2017

Pantoun 12

13/10/2017

Départ pour Cersay aux Deux-Sevres

Départ pour Cersay aux Deux-Sevres

Pour jouir du temps qu'il me reste
tout faire afin m’oxygéner
la liberté est sans conteste
Deux Sèvres, je viens vous conter

Détournant l'esprit de ses feuillets d'azur
j'irai sans rancune errer vers la campagne
flatter les oiseaux dans leur espace pur
ces grappes de vie, la plume pour compagne.

Nulle effusion d'adieu et loin de m'y risquer
déviant les écueils et lassante inconstance
en terre de Cersay j'aspire à déposer
mes yeux contemplatifs et semis d'importance

La cigale s'est tue sous le ciel du midi
au décor de l'automne... où donc s'est-elle enfuie ?
Par l'attrait du terroir, tout comme moi pardi !
le soleil me suivra mais j'aime autant la pluie

A mon épouse Chris Caffot
Gérard ''Artal'' Hartalrich ( octobre 2017)

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19:04 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

03/10/2017

les brouillards chargés

25/09/2017

L'une l'autre, vice vers

D'un doigt le démon il a ravi mes anges
me reste l'exil composer rotruenges
au Val en Vignes de tous regards distants

Des regrets furtifs recouvriront mes cendres
je deviendrai songe à chaque soir mes chants
vanter le néant des tortueux méandres

Seul au souvenir le berceau de l'enfant
mais nul trait plaintif aux encres littérales
le temps coule vite et parfois trop bouillant

L'ombre sans éclat en nos voies parentales
épaisse et aveugle un tantinet friponne
a donné la nausée d'une mer en remous

L'émeute infantile où le faux déraisonne
j'ai fui le saignoir des esprits bien trop flous
Pourquoi le démon a t-il ravi mes anges ?

GH. Artal (septembre 2017)

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24/09/2017

Dernier exil

Composé en pays Thouarsais (région Nouvelle-Aquitaine) mon '' Dernier exil '' un poème (pantun) en six quatrains à rimes entrecroisées de forme poétique originaire des milieux artistiques malais et indonésien et réservé pour le numéro 21 à sortir prochainement de la revue Pantun Sayang dont je suis contributeur.
Ci-dessous, je vous offre le premier des six quatrains à découvrir. dans l'attente de l'éclosion de ladite revue.

Je ne procède point sans bride à ma besogne
tout fixant mon regard sur les plus beaux joyauxdernier exil,thouarsais,thouars,cersay,pantun,nouvelle-aquitaine,pantun sayang,poèmes de artal,gh.artal,hartalrich,brignoles
d'un excitant dessein composé sans vergogne
se dressera le rêve et les éclats astraux.

21/09/2017

Le pont de Taizon

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Voir les herbes frémir sur l'onde du Thouet
la terne pierre en âge offerte au sanctuaire
où l'ouvrage endormi conserve son cachet
chargé de vieux récits en ce pays agraire

Au silence apaisant je contemple le pont
que la friche à couvert à moitié de ses voûtes
dame des sept douleurs que les temps abattront
se dessine son âme où je songe mes doutes

Il est écrit ici ma peine à refléter
affectée par laquelle en ce lieu des Deux-Sèvres
une œuvre qui se meurt en pièce à protéger
d'idéalisme osé que suggèrent nos fièvres

Il se fait pale éclat, contre-jour passager
mais j'arbore confiance aux faisceaux de lumière
leurs géantes visions feront l'acte germer
quant aux gens du canton, ils porteront bannière

GH. Aral (septembre 2017)

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04/09/2017

L'homme plus haut que l'Être

L'homme plus haut que l'Être
 
L'homme produit de Dieu il est vrai qu'il est dit
qu'en l'ère du récit transporté à l'extase
qu'un couple trop comblé sans limite s'abêtit
dans un jardin paisible ébauchant sa déphase
 
Le corps révélateur en tout bien modelé
jusqu'à l'ombre du Mont en l'évidé sillage
la poitrine bouffie d'étonnante beauté
Hawah mère de vie titrée en apanage
 
Tout avait bon parfum avant le cours du temps
quand leur portée venue cultivait la tournure
des actes du délit en vue du contretemps
le Ciel avait choisi Caïn fit la bavure
 
De lui n'en parlons plus, je passe son destin
les fleurs avaient poussé en belle closerie
un Éden pour mieux dire, un berceau si serein
où vécut dans le rêve Eve en forme aboutie
 
Jusqu'au jour où Adam, qu'il avoua tout bas
les traits tirés bien-aise avec sa grâce mâle
le pouvoir s'enfanter alors que l'homme pas !
la masse née de l'Être, adaptation cruciale.
 
Il est là pour lui-même, au peuple le bannir
nous payons la facture et les porteurs de fièvres
Elle a mangé le fruit est-ce à nous d'en pâtir
Marianne si grande,  aide-nous des orfèvres
 

27/08/2017

A Marguerite, Dauphine de France et poétesse

Un spectre m'a flatté et l'ai vu plusieurs fois
pour qu'il me laisse trace en bon fond de mémoire
de son passé vécu dans le monde des rois
la noble émanation m'a conté son histoire

Sur le temps écoulé en la nuit des errances
elle est à moi venue avançant dans sa forme
d'exister par la rime et toutes résonances
en veillant l'équilibre à ce qui la difforme

De convention déchue d'où l'enfant n'était né
victime des tourments dont l'ombre nous abrège
l'Altesse aux volets clos morne à l'éternité
posée à Saint Laon en son dernier cortège

Quand mes pieds déposés sur les bords du Thouet
cette heure me sera, de rendre à Marguerite
l'auréole royale à l'enclos du bleuet
digne d'un piédestal pour dame favorite

GH. Artal (août 2017)

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26/08/2017

Pantoun 11

Pour s'enivrer de larmes
ils chantent aux sanglots
de dire chez les carmes
grisé comme déchaux

23/08/2017

Pantoun 10

l'ombre a dédaigné mon image
telle fleur fanée, j'ai vieilli
l'arbre hâle au spectre de l'âge
quant à moi j'en ai peur aussi

21/08/2017

Pantoun 9

à mes espoirs tronqués
j'ai posé un abîme
les souhaits révoqués
l'attache se décime

20/08/2017

Pantoun 8

La mer roule devant la grève
livrant sa musique d'espoir
ils ont passé les feux du rêve
mais l'asile se paie d'escheoir

17/08/2017

Barcelone

la sombreur de l'éternel inconnu
a replié son voile sur Barcelone
un faisceau de chair de l'Être étendu
ôté à la vie par le flou du cyclone

16/08/2017

Pantoun 7

en l'Azur apâli le soleil s'enfuit
au cœur de l'inconnu d'une destinée
tant de fois repoussée du doigt de la nuit
autour de son pivot la terre est livrée

12:09 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pantoun, apâli, azur, soleil, nuit

14/08/2017

Au terme de l'esprit.

Au terme de l'esprit. (4èm partie)

La poésie, c'est elle que la mémoire conserve avec le plus de facilité, elle est l’œuvre qui transporte dans le temps ce que l'homme est devenu et ce qu'il a été par le passé. A l'effort du langage rythmé, les poètes ont su pénétrer dans l'âme du peuple quand ce dernier les inspire. La poésie m'aura appris à évacuer la haine au profit de l'amour, la passion et le sentiment C'est un devoir pour moi de travailler au mieux les mots afin d'avantager le poème et pour cela je m'oblige d'aller chercher l'émotion là où elle est censée se trouver. On ne saurait être poète et composer des vers en restant figé dans la cité où l'on vit. Je n'aurais jamais accepté croupir malheureux, aviné et ainsi pourrir mon cerveau de haine et d'absinthe afin me comparer à Verlaine, Baudelaire et autres poètes qui s'abreuvaient de toxiques alcoolats. Je donne la préférence aux offrandes, ces présents dont me gratifie la vie et ainsi fouler cette terre dans la liberté que je m'accorde, influente et inspiratrice. Voila ma conception de vivre, composer les lumières du jour et paraître.
Se reconnaître poète c'est prouver ses attaches avec la tradition poétique puis développer son style personnel, son originalité, le processus que j'ai adopté, mais encore bien loin de l'avoir intégralement maîtrisé. La discipline inclut l'effort... l'effort la volonté de travailler le brillant de son texte alors que mes propres écrits ne finissent jamais par me satisfaire.
GH. Artal
A suivre

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13/08/2017

Pantoun 6

Je ne procède point sans bride à ma besogne
tout fixant mon regard sur les plus beaux joyaux
d'un excitant dessein composé sans vergogne
se dressera le rêve et les éclats astraux.