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18/06/2010

Insula Ratis

PIC_0055.JPGInsula Ratis

Aux sources de l’histoire de la bande émergée
J’ai ratissé l’Antique et découvert Rhéa
Les occupants du Bois, la tombelle écumée
Mythique fougeraie, Reorum ou bien Râ

La pointe du Lizay en a fixé la trace
Commué l’île blanche et le corps du roman
Sous le vent gémissant qui balaie la surface
Dans l’ombre où tout s’efface a roulé l’Océan

Perdus sur la grève le veilleur des baleines
Le bac des jours heureux, la chaîne du déclin
Terminés les efforts des grisons à leurs peines
Aux ordres des salants et celui du destin

En chercheur de courants j’ai torturé la plage
Pour mes écrits diffus et mes galimatias
Sous un ciel souriant, je ressassais l’orage
La Couarde assainie des causes d’ici-bas

Il fait front le rempart qui se dresse en extase
Du temps de sa splendeur au feu de cette nuit
Saint Martin pour ma foi, le souvenir s’arase
Aussi pure, autant chaste est l’île qui séduit.

Artal (juin 2010)

 Les poèmes de Artal..

24/05/2009

l'île de Ré

DSCF7153.JPGl'île de Ré

Sur les degrés du cycle, loin de l’image folle
Où les couleurs passives des barreaux pernicieux
Couronnaient le mutin en son fond de geôle
Qu’il est doux sentiment rêvasser du temps vieux

Les hauts murs larmoyants de dame citadelle
Sous cette obscure étoile quand tombe la clarté
C’est la nuit Charentaise, décor aux pieds de celle
D’un dessin de la mer aux supplices du confié .

La consistance occulte, rituel et magie
Ce que la pierre au temps aura donné de vain
Fragments de la matière des relégués à vie
Contemplant le faisceau du phare de Saint Martin

Cette année là, blessé, sur les sables de Ré
Par la nuit anonyme, les observais lointains
Ces feux de La Rochelle au répit engagé
Parfumés de mystères, tels, les sillons incertains

Le poème s’exhale aux propos des instants
De peine et de plaisir je panse la blessure
Bisant pieusement cet hommage aux enfants
La guerre des boutons, puis l’exquise aventure

Dans ses larmes du gris, le ciel est au plus bas
Je piétine ce sol que gamins nous foulions
Caressant la matière du talon sous mes pas
La roche colossale qui forme les bastions

Si elle était une île que chérissait mon cœur
Elle n'est vraiment plus telle cependant reste muse
Adieu à la marée, fanal et mareyeur
M'en repars vers la mer où mon âme est incluse

Artal (île de Ré, le 22 mai 09)

 

 Les poèmes de Artal..