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21/03/2010

Qu’érode l’écume (à Stéphanie)

 Qu’érode l’écume (à Stéphanie)

Ô toi fille qui geint aux éclats d’un vieux phare
Au huit clos du palais tu crachais ton venin
C’est alors je prisais tout le poids d’une tare
Dans ce lieu sans saveur tu m’a fait spadassin.

Mes péchés à foison n’obsèdent plus mon âme
A l’Eternel, j’impute à volonté l’erreur
Mon temps bien peu noir à l’abject de l’infâme
Et me sens plein d’espoir de noyer ton horreur.

Excessive laideur de tes ondes amères
En reflet du sillage où mène ton chemin
La contrainte conçue au reflux des prières
Mais tout n'est pas gagné, je me veux sibyllin

La percée du postiche y dévoile ta bourde
Ton désir ahuri autolâtre d'orgueil
Sous mon toit vit paisible une image balourde
Qui finit par gagner bonne place au recueil.

Artal ( Istres, le 21 mars 2010)

 Les poèmes de Artal..

 

12:52 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stéphanie, écume, fille, phare

12/04/2008

Ö femmes, mon cœur fatigue

c4cf744b9b88c1a028d498197b8d8395.jpg Ö femmes, mon cœur fatigue

Les chemins verdoyants au gré de notre plume
Pénétrés de bonheur quand les mots s’abandonnent
Se confondent à l’azur par le flux de l’écume
Qui roule les beautés de celles qui nous enrobent.

Par dedans mes pensées envahies de silence
Vos ombres si pures, que poursuivent les mirages
Elles sont resplendissantes au creux de ma conscience
Ces rêves imaginés se hissent aux nuages

Ö femme tu te cambres et m’enchante ce corps
Et ses grisants attraits au taillis parfumé
M’étourdire sur le mont, Vénus donne l’accord
Où je m’abreuve encore à la source enchantée

Tes rivages de charmes font bouillir mon sang
Leurs tendres secrets au follicule précieux
Qu’une lutte sans trêve s’accroît au fil de l’an
Il s’essouffle en ton dessert, l’amant se fait vieux.

Artal (avril 08)

 Les poèmes de Artal..

 

 

06/04/2008

Un pollen de lyre

Un pollen de lyre

La fluctuante écume se verra apparaître
Roulant son sort dans la voie de l’au-delà.
Au travers la poussière se veut fuir le spectre
Le barde enchanté doit poursuivre son combat

Un regard glorieux vers sa plume à frimas
Où les mots se coulent tels un torrent de cendre
Légère excitation lorsqu’il croise moult aléas
La sentence dévale, le sirvente doit surprendre.

Les ingrats bouteront au feu l’ode à l’hyade
Et les œuvres méprisées que chante le rossignol
L’ombre les avive, l’homme poursuit l’oréade
Quand l’aède s’inspire aux larmes du campagnol

Quoi de plus divin quand la rime se déploie
L’émotion bat son plein et que tremble la main
Un pollen de lyre comme une fumée s’échoit
Sur l’infini rêve du poète qui ancre son refrain

Artal   (04 2008)

 Les poèmes de Artal..