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03/07/2014

Saint Clément...des Monts et Montagnes.

1962, le départ en masse des français d'Algérie.Fin juin c'était notre tour, celui de mes proches, frères, sœur et moi-même...j'avais douze ans.
Le dix sept juin nous embarquions sur le Ville de Tunis. Au matin du dix huit l'arrivée à Saint Clément,Allier,montagne,Alger,Algérie,Artal,poemeMarseille. Le soir même nous étions rendus par car à Saint Clément. Rien n'était oublié de la violence des derniers mois que nous avions vécue, mais ici tout était si vert, si paisible, comment pourrait-on oublier la transition d'un proche passé vers ce différent présent.
Le Camp de Bel-Air situé sur les hauteurs du village a été à la fois un camp-colonie des Éclaireurs Français et cantonnement provisoire pour les rapatriés d'Algérie. Ce bivouac d'exception aura duré quatre mois, de Juin à Septembre… une fois de plus, suite à ce providentiel séjour d'été, après la perte de ma terre natale, je me retrouvais écarté de celle de l'Allier Ô combien appréciée..
De l'enfant d'hier à l'homme d'aujourd'hui... souverain est le temps. Il m'aura tout appris, sauf l'oubli. L'esprit échiné dans mon courant destin, j'étreins mes souvenirs.

Saint Clément....des Monts et Montagnes.

En Allier suis venu voilà bien quelques ans
Y goûter le revers dans la fuite requise
Cet inconnu terroir aux décors paysans
M'y étais attaché sans atteindre l'assise

A défaut je reviens m'assouvir du canton
Au mitan Bourbonnais revivre la bourgade
Ses reflets et parfums en dernière mission
Avant le crépuscule une ultime accolade

Puis tout sommeillera a l'entour de Bel-Air
La brise du coteau et la fleur sans visage
Du sous bois désolé au déclin de la chair
Mais pas le mouvement des ondes du parage

Le Coindre qui déferle écoutons le chanter
Son rondeau familier au jeu subtil de l'herbe
La Besbre sa jumelle au devoir le flatter
A dressé l'inflexion rayonnante et superbe

Bien loin de ce pays qui fut de mon passé
J'allie les sentiments réduits à l'amertume
Sur l'écorce du plan la montagne a figé
Le symbole du cœur et le trait d'une plume

G. Artal (juillet 2014)

 Les poèmes de Artal...

25/12/2012

Au pied du minaret

Au pied du minaret

J’ai l’âme détournée vers l’horizon lointain
D’un vague paysage images de mes traces
D'où j'ai fui ta colère ô soleil africain
Suis-je enfant à l'index aux sublimes espaces

Persistante passion de mon exil lassé
Encré dans l'affliction j'ai le cœur volubile
Il délie son refrain d'un amour condamné
Au terroir du berceau et d'un rêve fébrile

Le semoum souffle en moi les esprits de ses feux
C'est par lui que je vis la disgrâce funèbre
De mes puissants efforts invisibles à vos yeux
Se dérobe du champ mon pays si célèbre

Traversée du désert je pèse le regret
En lugubres versets à ma charge soumise
Tout fixant l'Algérie au pied du minaret
Je lui offre mes vers et ma brave franchise

Artal (Istres, décembre 2012)

 


 Les poèmes de Artal...

16:45 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : minaret, algérie

23/09/2012

Fleur d’Algérie

Fleur d’Algérie

Toi qu’Allah a offert à ma plume mouvante
Afin la divertir d’un sommeil tourmenté
Fille de la beauté sous l’hijeb pétillante
Tu lui portais conseils et ton fluide musqué

Au fond de mon esprit le souvenir est riche
Tes charmes toi si belle en rameau éternel
Qu’au soir tu m’élevais ton trésor ton fétiche
Je soupire en rêvant à l’amour solennel

Je tente d’apaiser le songeur dans ses rimes
Toi qui reste son guide où sève et son nectar
Figés dans la douceur de vos soirées intimes
Que j’évoque souvent incarnant l’avatar

Dans le froid de mes nuits ton image s’absente
Jolie fleur d’Algérie t’aimer n’est pas permis
Mais dans mon cœur meurtri tu resteras présente
Souhait de mon désert tu me connais soumis

Artal (Istres, sept 2012)


 Les poèmes de Artal...

15:21 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fleur, algérie