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29/07/2014

Saint Clément – Bel Air – un film

Saint Clément – Bel Air – un film

En séance privée et bien loin de moi-même
J'observe ces gamins héritiers du produitSaint Clément,Allier,Bel Air,
Les reflets d'une époque à l'expression suprême
De l'image aux quatrains pénétrons le circuit

La flamme de partance arborée à la poupe
Nous quittons le pays l'étreignant du regard
Aveuglés par la mer et la blanche chaloupe
En poussée d'énergie il n'est pas de traînard

Après bien belle nuit sous l'étoile en détente
Et mille lieues plus tard au mordant forestier
L'affluence rurale à nos chants dans la sente
Voir frémir la campagne et bêtes au pasquier

J'écume l'aube pure en ce camp de fortune
Que velours de saison sur le mont sans souci
Agrémente le songe en coucher clair de lune
Dans un hymne au silence à méditer ravi

Saint Clément ensorcelle il est là le village
Au relief dérobé sous les pas d'éclaireurs
Caressants l'aventure abouchés au cadrage
D'y instruire en ce lieu l'amitié, ses valeurs

Moi, l'enfant de Bel-Air des suaves années
Ne suis plus qu'un géronte à l'affligeant destin
Revenu dans son rêve aux fresques imprégnées
Je m'éveille attestant : c'est un film du lointain.

Artal (juillet 2014)

 Les poèmes de Artal...

13/07/2014

Saint Clément en Allier

Saint Clément,AllierSaint Clément en Allier

Par dedans ce bouquet je fleuris Saint Clément
Les âmes magnifiées, l'élue de la Salette
Nos rêves exilés le tout abondamment
A les savoir tous là à tendre la silhouette

Là, trinquant avec moi aux dessins ambitieux
Que la Besbre à baignés en l'espace des pôles
De la source à son plan qui prolonge les cieux
D'en dessous le secret ont jailli les symboles

C'est le ban du retour où se fondent les prés
Le parfum des regains sous l'aiguail si fragile
Là-haut à l'embarras les stratus renoués
Au règne des feuillus dans leur pousse érectile

Saisi ce cœur nanti celui d'un chantre allant
Sous les tons les plus verts d'une sylve affective
Où la ferveur s'unit au Pic mar dans son chant
Charmer la digitale et la flore expressive

La fougère comblée bien fougueuse en ces lieux
A ses appeaux d'accueil et l'étreinte nouvelle
Du corps en souvenir les cuirs se font trop vieux
J'ai tant besoin l'aimer, la Montagne est si belle

Artal (juillet 2014)

 Les poèmes de Artal...

13:54 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : saint clément, allier

03/07/2014

Saint Clément...des Monts et Montagnes.

1962, le départ en masse des français d'Algérie.Fin juin c'était notre tour, celui de mes proches, frères, sœur et moi-même...j'avais douze ans.
Le dix sept juin nous embarquions sur le Ville de Tunis. Au matin du dix huit l'arrivée à Saint Clément,Allier,montagne,Alger,Algérie,Artal,poemeMarseille. Le soir même nous étions rendus par car à Saint Clément. Rien n'était oublié de la violence des derniers mois que nous avions vécue, mais ici tout était si vert, si paisible, comment pourrait-on oublier la transition d'un proche passé vers ce différent présent.
Le Camp de Bel-Air situé sur les hauteurs du village a été à la fois un camp-colonie des Éclaireurs Français et cantonnement provisoire pour les rapatriés d'Algérie. Ce bivouac d'exception aura duré quatre mois, de Juin à Septembre… une fois de plus, suite à ce providentiel séjour d'été, après la perte de ma terre natale, je me retrouvais écarté de celle de l'Allier Ô combien appréciée..
De l'enfant d'hier à l'homme d'aujourd'hui... souverain est le temps. Il m'aura tout appris, sauf l'oubli. L'esprit échiné dans mon courant destin, j'étreins mes souvenirs.

Saint Clément....des Monts et Montagnes.

En Allier suis venu voilà bien quelques ans
Y goûter le revers dans la fuite requise
Cet inconnu terroir aux décors paysans
M'y étais attaché sans atteindre l'assise

A défaut je reviens m'assouvir du canton
Au mitan Bourbonnais revivre la bourgade
Ses reflets et parfums en dernière mission
Avant le crépuscule une ultime accolade

Puis tout sommeillera a l'entour de Bel-Air
La brise du coteau et la fleur sans visage
Du sous bois désolé au déclin de la chair
Mais pas le mouvement des ondes du parage

Le Coindre qui déferle écoutons le chanter
Son rondeau familier au jeu subtil de l'herbe
La Besbre sa jumelle au devoir le flatter
A dressé l'inflexion rayonnante et superbe

Bien loin de ce pays qui fut de mon passé
J'allie les sentiments réduits à l'amertume
Sur l'écorce du plan la montagne a figé
Le symbole du cœur et le trait d'une plume

G. Artal (juillet 2014)

 Les poèmes de Artal...