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22/06/2017

la plaine d'Azaghar

la plaine d'Azaghar

toi qui veux partager mes jours
toi descendante de princesse
je mourrai des becs de vautours
avant d'effruiter ta jeunesse

la branche consume à la flamme
l'oiseau ne s'y posera plus
la brise des montagnes clame
les déserts en sont dépourvus

nous sommes deux astres distants
toi, un éclat dans les mirages
la lune aliène les amants
au rang des légendes des sages

nos baisers n'ont pas fructifié
quand aimer n'est exempt de peine
luttant sous le ciel étoilé
je creuse enterrer ma déveine

GH.Artal ( juin 2017)

Quatre pantouns pour un poème.

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22/10/2010

Le repos des amants

Le repos des amants

Si mes vers exposés à l’étal d’un grenier
Sur un cours par hasard les trouvez à la peine
Je vous prie à profit acquérir sans tarder
De mon suprême amour les notes à ma reine

La beauté absolue comme au temps des Vénus
Rafraîchie sous la pluie que régale l'hyade
Sa courbe d'éther bleue a sonné l’angélus
Il est beau notre azur où règne ma dryade

Au regard du recueil s’abreuve le cerveau
Les rimes font bonheur, ô lecteur à l’usage
Ces vers en cavalcade ont fiché au tombeau
Leurs funèbres secrets caressant le sillage

En des bras éthérés savourons le repos
Ma belle et moi dormant, délectable silence
Quand l’horizon s’emploie refluer les échos
De ceux restés là-haut vivre la décadence

De par la loi fixée nous flottons en errants
Versés à l’éternel qui nous mène à l’extase
Nos cendres ennoblies au flambeau des amants
Reposent dans la nuit d’une lune sans phase

Artal (Istres, octobre 2010)

 Les poèmes de Artal..

10:46 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : repos, amant, hyade, dryade, angélus

03/09/2010

fulgurance trièdre

chris-toulon.jpgfulgurance trièdre

A peine un peu de toi, ô mystère de vie...
M’investis de lumière et d’une ultime envie
Caresser la matière à la couche dressée
Où les feux de la chair font la flamme sacrée

La pulsion de cendre émerge du silence
Des pures profondeurs je goûte la présence
Sans pouvoir discerner le rosé de sa joue
Posé sur l’oreiller, son fin minois de proue

Captif d’un agrément ont passé les années
Asservi en amant, ses grâces vénérées
Le corps impérieux je suis son ombre grise
Contour de la payse au cœur pur friandise

Fulgurance trièdre, amour, beauté, maîtresse
Poussée d’exaltation, éruption de l’ivresse
Sa nature exaltante et sa philosophie
Font de moi le clair fait de haute flatterie

Artal (Istres, septembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

27/03/2010

L'héroïde sublime

L'héroïde sublime

De ma plume exilée de la raison du monde
Fuyant du gouffre obscur, son lugubre refrain
Que brûle l’affliction du lignage à la ronde
Dans les brises de nuit s’évente mon prochain

De ma cangue de bois j’ai dû bercer une âme
Et toutes ses pensées à la foudre du cœur
Son sanctuaire intime a servi de sésame
En sublimes illusions pour poète songeur.

La débauche excitée a comblé la mesure
Où Eve à douze amants, l’aède en est charmé
Quand elle pose au nu, l'exhaltative impure
Ô multiple maîtresse, que ton ciel est fardé

Te nourris d'ambroisie, toi légère grisette
Courtisane friande de la commune part
L'héroïde d'auteur tu la livres à sellette
D'un conteur avéré qui ruse d'un tel art.

Artal (Istres, le 26 mars 2010)


 Les poèmes de Artal..

14/11/2009

Bien à vous Madame,

Bien à vous Madame,

Dans ce bouquet tendu vous trouverez Madame
Outre ces quelques fleurs, mon cœur dans son élan
Des câlins pour douceurs et les pleurs de mon âme
Mes râles douloureux… de n’être votre amant.

Vous fûtes mon empire, en passant le royaume
Vous fûtes mon destin au conte d’aujourd’hui
Dame République, me comble votre baume
Pour combien de rompus, l’esprit enseveli

Entendez-vous ces cris, ceux qui perdent patience
Que tout nous est étrange émouvant et discret
L’épave est trop petite et bien grande présence
Impitoyables mots je ferme le volet

Et je sens la fraîcheur du jardin qui s’esquive
Dans cet immense gouffre où règne la terreur
Et l’amour sans la foi, le fidèle en dérive
Pensez-vous Madame qu’il y croit au bonheur ?

L’absurde temps qui court sur nos brèves durées
Dans ses ciels étoilés le souvenir des nuits
Vertueuses valeurs, elles me semblent échouées
J’ai rêvé l’univers et vécu lourd d’ennuis

Une gerbe de fleurs je vous porte Madame
Au Roi, à l’Empereur au Président placé
Sur la base exploitée , la promesse se pâme
J’ai la gorge qui serre où les lys ont fané

Artal (nov.2009)

 Les poèmes de Artal..

15:17 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madame, bouquet, amant, baume, esprit, lys

18/04/2009

Picasso à l'ubac de Cezanne

vauvenargues_01.jpg
La vallée se réveille sur son fond verdoyant.
Un brouillard argenté tel un voile jaloux
Prend les bois d’alentour sous sa cape d’amant
Délicates visions, Vauvenargues m’est doux

Toiles des disparus, le Maître ici repose
Un frisson de tristesse sur ma chair est passé
Je contemple les fleurs, la Venture qui s’expose
Un havre de douceur au parfum éthéré

Pureté du matin m’enchante et m’éblouit
Je médite à l'orée où ma plume s'enchaîne
L'œuvre a son odyssée, une histoire et son fruit
La genèse d'azur aux actions du domaine

De clarté esthétique se veut l’encre crier
La symphonie du val aux palettes des grands
Cézanne et Picasso je m'en vais les chanter
D'un ubac de Provence aux amours des friands.

Artal (Istres, le 17 avril 2009)

 Les poèmes de Artal..

Vauvenargues...photo André Villers

11/03/2008

Le Prince Temps

Le prince temps.

9fdddd3b5573bc81c4abd2b8340fe1d0.gifD’une saison à l’autre il est là le printemps
Le cadre en mouvement, la clôture fleurie
Les arts flatteurs seyants embellissent le temps
Du flâneur encombré dans sa mine ébahie.

Observant la bulbille à éblouir ses yeux
Cette abstruse alchimie qui fait force de beauté
Contemplatif il est, tel un grand amoureux
Où réside en son cœur cet espace exalté.

L’ivresse en sa féerie aux effluves subtiles
Des senteurs du courtil excitant les amants
Alors qu’ils sont au bois les espérances graciles
Période des amours, prospèrent les grisants

Un lever de rideau sur l’estampe de roses
Que noue la passiflore engravant les esprits
Des masques de soulas à déverser leurs proses
Au cœur des étamines sur les pistils épris

Ah souviens t’en amie de la saison dernière
Le gèle du bourgeon combien je nous plaignis
Mais là s’en est fini l’allée se veut fruitière
Du Rhône au Finistère les vergers embellis

Artal (Bagnols sur Ceze mars 2008)

Lauréat du concours Poésie d'Aujourd'hui le 03 juin 2008

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