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14/08/2017

Au terme de l'esprit.

Au terme de l'esprit. (4èm partie)

La poésie, c'est elle que la mémoire conserve avec le plus de facilité, elle est l’œuvre qui transporte dans le temps ce que l'homme est devenu et ce qu'il a été par le passé. A l'effort du langage rythmé, les poètes ont su pénétrer dans l'âme du peuple quand ce dernier les inspire. La poésie m'aura appris à évacuer la haine au profit de l'amour, la passion et le sentiment C'est un devoir pour moi de travailler au mieux les mots afin d'avantager le poème et pour cela je m'oblige d'aller chercher l'émotion là où elle est censée se trouver. On ne saurait être poète et composer des vers en restant figé dans la cité où l'on vit. Je n'aurais jamais accepté croupir malheureux, aviné et ainsi pourrir mon cerveau de haine et d'absinthe afin me comparer à Verlaine, Baudelaire et autres poètes qui s'abreuvaient de toxiques alcoolats. Je donne la préférence aux offrandes, ces présents dont me gratifie la vie et ainsi fouler cette terre dans la liberté que je m'accorde, influente et inspiratrice. Voila ma conception de vivre, composer les lumières du jour et paraître.
Se reconnaître poète c'est prouver ses attaches avec la tradition poétique puis développer son style personnel, son originalité, le processus que j'ai adopté, mais encore bien loin de l'avoir intégralement maîtrisé. La discipline inclut l'effort... l'effort la volonté de travailler le brillant de son texte alors que mes propres écrits ne finissent jamais par me satisfaire.
GH. Artal
A suivre

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07/07/2017

Au terme de l'esprit. suite

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Au terme de l'esprit.

La poésie est née en moi au même jour que la vie m'a été donnée.avec ce regret de n'avoir pas su écrire dans mes premières semaines. Après tant d'essais balbutiants au cours des années, j'ai fini par m'imposer une stabilité poétique à la recherche continuelle de l'inspiration avec toujours cette peur de m'exposer poète de halle absorbé au décor théâtral. Un poème est constellé de main d'artiste formaliste sachant que la prosodie qui fait le véritable amant du vers n'est pas une contrainte mais juste un critère de travail accompli assimilé au chant qui nous permettra de pénétrer dans ce cosmos expressif où tout est littéralement observé.
''Au terme de l'esprit'' ce dessein de parler avant tout de mon attachement à la poésie avant d'y mettre un point final que m'obligera le dernier souffle. Entraîné sur cette sente en passant la première porte de mes aurores me voici à présent me rapprochant de celle de l'abandon à l'éternelle nuit, besogne de recenser ici quelques fragments de mon existence.

On dit que la poésie consiste à dévoiler en grande partie l'essentiel de la réalité mais bien souvent on préférera sourire, se taire et laisser faire la vie afin justement de ne pas se perdre dans les brumes de l'aventure aux convictions contradictoires... après m'être posé quelques questions, outre les alexandrins, je me suis mis au roman pour me faire plaisir. Mais encore la généalogie avec laquelle science j'ai passé douze années de mon existence ayant croisé bon nombre de patronymes devenus familiers et vécu le tout dans la plénitude des images et d'imagination créatrice. A mes débuts j'avais retenu une phrase du poète Vincent Muselli pensant qu'il avait raison, je cite : '' Je nomme vraiment poète, les poètes qui écrivent en vers'' et des années plus tard de découvrir que, '' La versification ne dépend pas des ordonnances des grammairiens. Elle dépend des mouvements du sang et de la pensée, du rythme de la marche et de la loi des Astres. '' J'ai fini par faire un assemblage des deux afin d'établir mon style.

On ne sent jamais mieux la pauvreté intellective chez un poète de notre temps que lorsqu'il recherche un ''J'aime social'' se dépêchant de ventiler son vers solitaire sur le réseau. Je ne l'ai encore jamais pratiqué mais il se pourrait qu'un jour...pourquoi pas ? Ce jour je n'oserais plus me dire poète.
Personnellement, si je pouvais, je diluerais mes mots dans les eaux des ruisseaux afin de peindre avec, les plaines et les montagnes. Des sources, jailliraient mes poèmes ; les oiseaux porteraient mes rimes au peuple. La terre redeviendrait nourricière d'amour et de paix. J'ai le raisonnement abstrait, cela se devine quand on me lit et il me plaît de bouleverser les règles, l'expression, la langue. Il est dit que la poésie est souvent plus impression que compréhension mais encore que la réduction syntaxique peut être telle qu’on finit par ne plus rien comprendre. J'ai pris par habitude de supprimer les freins obstacles à l'imagination, cette imagination poétique, une errance qui aura porté ses fruits au développement que l'on connaît de la langue. Je me délivre des lois qui président à la réunion de ce qui semble obliger autrui. La poésie consiste à recréer chaque fois le mystère et le monde jusqu'à déborder si besoin sur l'inconvenant.
Je trouve plaisir de me heurter à la puissance des apparences empruntant parfois des percées plus ou moins ambiguës. Quant à la compréhension du poème, elle est réservée exclusivement au lecteur, à lui d'animer son raisonnement.

GH.Artal

A SUIVRE