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14/11/2009

Bien à vous Madame,

Bien à vous Madame,

Dans ce bouquet tendu vous trouverez Madame
Outre ces quelques fleurs, mon cœur dans son élan
Des câlins pour douceurs et les pleurs de mon âme
Mes râles douloureux… de n’être votre amant.

Vous fûtes mon empire, en passant le royaume
Vous fûtes mon destin au conte d’aujourd’hui
Dame République, me comble votre baume
Pour combien de rompus, l’esprit enseveli

Entendez-vous ces cris, ceux qui perdent patience
Que tout nous est étrange émouvant et discret
L’épave est trop petite et bien grande présence
Impitoyables mots je ferme le volet

Et je sens la fraîcheur du jardin qui s’esquive
Dans cet immense gouffre où règne la terreur
Et l’amour sans la foi, le fidèle en dérive
Pensez-vous Madame qu’il y croit au bonheur ?

L’absurde temps qui court sur nos brèves durées
Dans ses ciels étoilés le souvenir des nuits
Vertueuses valeurs, elles me semblent échouées
J’ai rêvé l’univers et vécu lourd d’ennuis

Une gerbe de fleurs je vous porte Madame
Au Roi, à l’Empereur au Président placé
Sur la base exploitée , la promesse se pâme
J’ai la gorge qui serre où les lys ont fané

Artal (nov.2009)

 Les poèmes de Artal..

15:17 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : madame, bouquet, amant, baume, esprit, lys

20/09/2008

Saint Chamas

Saint Chamas


Mon esprit inspiré au calcaire jauni
Faisant monter vers lui les images en rameaux
Les divines clartés aux couleurs du midi
Se réveille mon cœur sur l’étang et ses eaux
Si l’homme bousculé à servir à foison
Les soirées lui font grâce parcourir le Pertus
J’ouïs vibrer des harpes les drisses créant le son
Aux amarres fécondes les coques des pointus

Lei gènt du Baou fiers exhibent leur Mireille
Leur sainte ivresse d’or la dame de Provence
Au pays de Mistral Sant Chamas fait merveille
Je flirte avec la belle, souveraine présence

La vision de ces baumes enflamme ma faiblesse
Sont mes yeux captivés par la probe mémoire
Epars au front dressé l’habitat sans noblesse
Qui de ces lieux obscurs a fardé le grimoire

Et je musarde aisé où me mène le pas
Si moult jolies placettes garnissent le village
C'est au plan de l'horloge que se fixe l'appas
Vestiges des murailles et saveur du parage

Le Pont sur la Touloubre bâti par les Romains
Un témoin de l'histoire sous le siècle d'Auguste
J'y ai laissé un soir la sueur de mes mains
A caresser la pierre de son arche vétuste

Saint Chamas doux soleil je m'arrime à ton culte
Où la Goule effondrée me conte ses secrets
Quand l'infini du temps de sa couronne occulte
Me fraîchit de son vent se forgent les couplets

Artal (Saint Chamas, le 19 Septembre 2008)

 Les poèmes de Artal..

La Pachamama

Voyage en terre inconnue - Un clin d'yeux à Gérard Jugnot à la rencontre des Chipayas .

La Pachamama

Terre mère des hommes toi qui est notre vie
En offrande reçois cette thrène de la Baume
Tandis que le relief festoie en place amie
L'affligé à l'éteule thésaurise la chaume

Chargé de son fardeau il façonne l'abri
Dans ce coin d' univers qu'il estime être à lui
Lui offrant la tinka et fœtus de lama
Syncrétisme enduré sur l'arène Chipaya

Voir "La Pachamama" dans sa course sans fin
A l'heure où nait puis s'endort dans son refrain
L'homme sans demeure qui prie quand il espère
Un songe laudateur d'indulgence prospère

Et le temps sur le champ clos qui s'évanouit
Puis on dirait que l'homme déformé s'épanche
A embrasser la terre qui s'ouvre sur sa nuit
Le dernier cri émerge de l'Andine si blanche.

GH. Artal (Saint Chamas, 09/ 2008)

 Les poèmes de Artal..

03/05/2008

Marie Magdeleine - Suprême extase

82b728ec0d1174f3a8e0621c11baec64.gifMarie-Madeleine - Suprême extase

Ma pensée aux emprises des bercements du lieu
L'œil troublé contemple, de la baume sa roche
La grotte familière, les ombres du milieu
L'image transparente qu'embellit son approche

Sous le grand manteau sombre à l'ubac du massif
La dryade aux affûts d'un frisson, imprégnée
Vit en élévation, le cœur contemplatif
La dame de passion, lumière caressée.

Dans son profond regard, la douleur de l'amour
A jamais pour Jésus son doux Galiléen
Crucifié sur le mont, nébuleux est ce jour
Mais le temps reste ombre sous le pied du païen.

Ô Rabbi je vénère, les halos de Marie
Et ceux de Magdeleine, de ces deux femmes exquises
Pour l'une notre mère la douceur de ma vie
Au fruit de Magdala mes louanges soumises.

Artal (1 mai 2008)

 Les poèmes de Artal..