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01/11/2017

Un premier de novembre

Un premier de novembre

En ce jour des esprits que celui de nos morts
jour de larmes nourries à toute âme céleste
tel un écho fleuri, chrysanthème aux décors
je contemple la vie de celle qui me reste.

Les froides ténèbres sur mon aigre demain
je suis nom de vigie en la stèle fatale
à l’office du mois ne serais plus humain
mais trépas adulé d'une église ancestrale

Rêverie de l'avent mes pas sur le conduit
je traîne dans l'allée ma raison s'y repose
un baume qui pallie, mille fleurs au circuit
Ce novembre des saints de prière et de pose

Mystique création qui nous force aux adieux
à tous ceux que l'on aime à mon tour j'agonise
amertume et douceur aboutir dans les cieux
voyageur dans le deuil, le temps a la mainmise.

GH. Artal

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03/10/2017

les brouillards chargés

25/09/2017

L'une l'autre, vice vers

D'un doigt le démon il a ravi mes anges
me reste l'exil composer rotruenges
au Val en Vignes de tous regards distants

Des regrets furtifs recouvriront mes cendres
je deviendrai songe à chaque soir mes chants
vanter le néant des tortueux méandres

Seul au souvenir le berceau de l'enfant
mais nul trait plaintif aux encres littérales
le temps coule vite et parfois trop bouillant

L'ombre sans éclat en nos voies parentales
épaisse et aveugle un tantinet friponne
a donné la nausée d'une mer en remous

L'émeute infantile où le faux déraisonne
j'ai fui le saignoir des esprits bien trop flous
Pourquoi le démon a t-il ravi mes anges ?

GH. Artal (septembre 2017)

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24/09/2017

Dernier exil

Composé en pays Thouarsais (région Nouvelle-Aquitaine) mon '' Dernier exil '' un poème (pantun) en six quatrains à rimes entrecroisées de forme poétique originaire des milieux artistiques malais et indonésien et réservé pour le numéro 21 à sortir prochainement de la revue Pantun Sayang dont je suis contributeur.
Ci-dessous, je vous offre le premier des six quatrains à découvrir. dans l'attente de l'éclosion de ladite revue.

Je ne procède point sans bride à ma besogne
tout fixant mon regard sur les plus beaux joyauxdernier exil,thouarsais,thouars,cersay,pantun,nouvelle-aquitaine,pantun sayang,poèmes de artal,gh.artal,hartalrich,brignoles
d'un excitant dessein composé sans vergogne
se dressera le rêve et les éclats astraux.

21/09/2017

Le pont de Taizon

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Voir les herbes frémir sur l'onde du Thouet
la terne pierre en âge offerte au sanctuaire
où l'ouvrage endormi conserve son cachet
chargé de vieux récits en ce pays agraire

Au silence apaisant je contemple le pont
que la friche à couvert à moitié de ses voûtes
dame des sept douleurs que les temps abattront
se dessine son âme où je songe mes doutes

Il est écrit ici ma peine à refléter
affectée par laquelle en ce lieu des Deux-Sèvres
une œuvre qui se meurt en pièce à protéger
d'idéalisme osé que suggèrent nos fièvres

Il se fait pale éclat, contre-jour passager
mais j'arbore confiance aux faisceaux de lumière
leurs géantes visions feront l'acte germer
quant aux gens du canton, ils porteront bannière

GH. Aral (septembre 2017)

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04/09/2017

L'homme plus haut que l'Être

L'homme plus haut que l'Être
 
L'homme produit de Dieu il est vrai qu'il est dit
qu'en l'ère du récit transporté à l'extase
qu'un couple trop comblé sans limite s'abêtit
dans un jardin paisible ébauchant sa déphase
 
Le corps révélateur en tout bien modelé
jusqu'à l'ombre du Mont en l'évidé sillage
la poitrine bouffie d'étonnante beauté
Hawah mère de vie titrée en apanage
 
Tout avait bon parfum avant le cours du temps
quand leur portée venue cultivait la tournure
des actes du délit en vue du contretemps
le Ciel avait choisi Caïn fit la bavure
 
De lui n'en parlons plus, je passe son destin
les fleurs avaient poussé en belle closerie
un Éden pour mieux dire, un berceau si serein
où vécut dans le rêve Eve en forme aboutie
 
Jusqu'au jour où Adam, qu'il avoua tout bas
les traits tirés bien-aise avec sa grâce mâle
le pouvoir s'enfanter alors que l'homme pas !
la masse née de l'Être, adaptation cruciale.
 
Il est là pour lui-même, au peuple le bannir
nous payons la facture et les porteurs de fièvres
Elle a mangé le fruit est-ce à nous d'en pâtir
Marianne si grande,  aide-nous des orfèvres
 

27/08/2017

A Marguerite, Dauphine de France et poétesse

Un spectre m'a flatté et l'ai vu plusieurs fois
pour qu'il me laisse trace en bon fond de mémoire
de son passé vécu dans le monde des rois
la noble émanation m'a conté son histoire

Sur le temps écoulé en la nuit des errances
elle est à moi venue avançant dans sa forme
d'exister par la rime et toutes résonances
en veillant l'équilibre à ce qui la difforme

De convention déchue d'où l'enfant n'était né
victime des tourments dont l'ombre nous abrège
l'Altesse aux volets clos morne à l'éternité
posée à Saint Laon en son dernier cortège

Quand mes pieds déposés sur les bords du Thouet
cette heure me sera, de rendre à Marguerite
l'auréole royale à l'enclos du bleuet
digne d'un piédestal pour dame favorite

GH. Artal (août 2017)

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26/08/2017

Pantoun 11

Pour s'enivrer de larmes
ils chantent aux sanglots
de dire chez les carmes
grisé comme déchaux

23/08/2017

Pantoun 10

l'ombre a dédaigné mon image
telle fleur fanée, j'ai vieilli
l'arbre hâle au spectre de l'âge
quant à moi j'en ai peur aussi

26/07/2017

que le diable m'embrase

04/04/2010

Les rêves de Chicard

Les rêves de Chicard

Une foule d'enfants sur le champ de bataille
Mascarade masquée au chœur charivari
Les porte-perruques, du guindé au canaille
Dans l'habit déguisé sèment le confetti .

Les maîtres de classe qui ajustent les nippes
Des jeunes écoliers, l'auguste et baladin
Frimousses maquillées aux disgracieuses lippes
Les rois du carnaval, ils guerroient en chemin

Brignoles tend ses bras, ses rues et avenues
Aux cadets et suiveurs, au faste de l'ardeur
Petits ronds de papier pour armes convenues
Dans les mains des enfants assignent au bonheur

Les mômes à la joie que coiffent leurs ainés
Parcourent ainsi la Ville tout maculés de fard
Drainant vers l'avenir, précieux legs usagés
Aux couleurs de la vie et rêves de Chicard.

Artal (Brignoles, avril 2010)

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