Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

21/06/2016

Elle écrit...

Elle écrit...

Elle écrit...je suis triste et voudrais avec lui
au fond de son retrait en deçà le silence
être celle qui dort entre l'âme en présence
et son corps au linceul à jamais enfoui

Elle écrit... toi qui fus le gourmet de mon ère
mon amant tout d'abord les hélas en leur fin
les yeux incandescents tu avais beau béguin
du fait que tout commue tu seras ma poussière

Elle écrit...toi l'étoile exilée de mon teint
obscure destinée où tout l'entour s'abrège
sur le vague assoupi au fil lent du cortège
ton apaisant halo il s'impose et m'étreint

Elle écrit pour finir quelques mots en cadence
caressant ce jourd'hui sa plus noble raison.

A présent sous la pierre aveugle à ma démence
tu erres solitaire atone et sans passion
j'ai perdu la lumière à ma vie un bâillon
mais gardé en mon cœur les fruits de l'existence

GH. Artal (juin 2016)

 

14/03/2015

Du vers à la démence

Du vers à la démence

Et j'entends murmurer quelques vers inédits
Les sentir là, accros, arpenter l'écritoire
Le mémorable empire aux poèmes décrits
Que lumière éblouie immerge d illusoire

Tout à fouiller ma vie dans son dérèglement
Sans pouvoir au courant dominer l'influence
Explorant l'infini, tout le bouillonnement
Dans la trappe du temps je nargue l'indigence

Concordante folie ton ombre à mon chevet
J'essuie l'étiolement qui me fait solitaire
Y puiser le débit que j'engerbe au verset
Où tout est influent et qui se doit complaire

Du silence des sons il règne en ce milieu
Un brouhaha d'écrits venu ceindre l'asile
Mes doigts sont au clavier le rêve peu à peu
Il me rend fou ami et combien inutile

G. Artal (mars 2015)

Les poèmes de Artal...

30/12/2014

Sur la route

Sur la route

Vaguer l'obscur asphalte en errante foulée
Sous le dais d'une nuit le silence tout bas
Singulière démence et austère pensée
Je baloche mon sort au néant de mes pas

Et règne le bonheur d'apparence sévère
Fantasque solitude au bienfait plein d'effroi
L'âme va l'étendue traînante et coutumière
La face au clair de lune et le cœur en émoi

Se devine au plus loin l'âcreté d'une essence
Relents de mon enfance allez-vous en de moi
Mes ans fuient de l'appui tout tenant la cadence
Fleurir en vain le temps où s'égare la foi.

Tout est un faux miroir que le mésaise endure
Il reflète beau monde à ses rudes tourments
Qui touchent la misère à la grande envergure
Je loge sur la route et m'illustre d'arpents

G. Artal (déc.2014)

Les poèmes de Artal...