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04/09/2017

L'homme plus haut que l'Être

L'homme plus haut que l'Être
 
L'homme produit de Dieu il est vrai qu'il est dit
qu'en l'ère du récit transporté à l'extase
qu'un couple trop comblé sans limite s'abêtit
dans un jardin paisible ébauchant sa déphase
 
Le corps révélateur en tout bien modelé
jusqu'à l'ombre du Mont en l'évidé sillage
la poitrine bouffie d'étonnante beauté
Hawah mère de vie titrée en apanage
 
Tout avait bon parfum avant le cours du temps
quand leur portée venue cultivait la tournure
des actes du délit en vue du contretemps
le Ciel avait choisi Caïn fit la bavure
 
De lui n'en parlons plus, je passe son destin
les fleurs avaient poussé en belle closerie
un Éden pour mieux dire, un berceau si serein
où vécut dans le rêve Eve en forme aboutie
 
Jusqu'au jour où Adam, qu'il avoua tout bas
les traits tirés bien-aise avec sa grâce mâle
le pouvoir s'enfanter alors que l'homme pas !
la masse née de l'Être, adaptation cruciale.
 
Il est là pour lui-même, au peuple le bannir
nous payons la facture et les porteurs de fièvres
Elle a mangé le fruit est-ce à nous d'en pâtir
Marianne si grande,  aide-nous des orfèvres
 

13/10/2016

Contrepoint

Contrepoint

Assoupi dans mon art j'aspire composer
aller au delà de, me voir creuser, j'embrève
sur cent vers différents à l'orée de pécher
en eux les accoupler jusqu'à ce que j'en crève

Au temps géométrique où la plume en ma main
à l'encre des sueurs fallait que j'accomplisse
du premier de ces mots de l'aube au jour divin
un chant de mille années pour que l'axe fleurisse

L'esprit a cheminé de ses profonds désirs
sur sa route avenante et chargée d'espérance
Pouvait-il se trouver en marge des loisirs
le poète s'émeut au gré de l'assonance

Ô combien de mercis, de baisers en appas
j'ai porté à mon Dieu fléchi à sa fenêtre
Ai-je su l'émouvoir qu'aux reflets d'aléas
asservi et contraint je ne saurais mieux être

GH. Artal (octobre 2016)

Les poèmes de Artal... sur Facebook

 

08/05/2014

Sous le champ, la liberté

Sous le champ, la liberté  

Un cul de basse-fosse en sous champ d'un vieux front
Long conduit des tourments et de danses spectrales
Par travers les fadeurs des  tensions de l'amont
L'hère a vécu le joug, les hymnes sépulcrales

Il rêvait le sommeil, la fuite vers les cieux
Un instant d'abandon en profondes ténèbres
Tout juste un temps paisible à l’Éden populeux
Des  hommes résignés aux manèges funèbres

L’œuvre est aux souvenirs de ceux qui sont tombés
La face à l'horizon tout fixant l'ombre libre
Nombre d'esprits martyrs de  briscards trépassés
A l'étoile de gloire ont bâti l'équilibre

Sur le sol de ton Dieu vis le contentement
Et le crier bien haut repousser la méthode
La guerre est à proscrire ainsi que le dément
Nourris la liberté et non son antipode.

Artal  (mai 2014)

 Les poèmes de Artal...

15:39 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberté, front, hymne, dieu, eden, artal

31/07/2009

Belcastel

I~000002.jpgBelcastel

L'espace Aveyronnais déclore ses accès
Que l'on croirait passer dans le monde d'hier
Je m'en vais vous servir un fruit de ces beautés
Né de quelques libages aux mains de l'homme fier

Un rocher gigantesque en base du castel
Où s’agrippent en son flanc d’attrayantes maisons
Le roc semble brûlé, il côtoie l’éternel
L’instant se donne au temps , les siècles, les saisons

Le parfum de cent vies que transpire la pierre
Levez-vous mes seigneurs j’ose lever les yeux
Purifions le donjon des emprises du lierre
Le Maître du dessein il repose en ces lieux

Si l’homme s’est pendu à la tache promise
Relever les longs pans de ces nobles vestiges
L'Aveyron coule fraîche rafraîchir l'assise
Du château belliqueux sont passés les litiges.

Éclatante couronne sur l'histoire du lieu
Le rempart des Saunhac dans la main de Pouillon
Cher à tant de grands cœurs, au poète et à Dieu
Un village divin en terroir d'émotion

Artal (voyage 2009)

 Les poèmes de Artal..