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04/04/2017

La fièvre de rimer

La fièvre de rimer

Tout sillonnant la marge à la voûte céleste
les mirages ouatés en l'espace aux rêveurs
dansant à fantaisie sont marqués bienfaiteurs
ne sachant offrir mieux qu'éblouir sans conteste

Infini éventé comme nuée d'argent
aiguillant mes espoirs, ce dais que je révère
du splendide ballet sa marche coutumière
il porte le flambeau à mon assentiment

Sous l'astre de fortune où chaque jour il passe
je contemple ses traits tout m'est éblouissant
même aux jours de chagrin amer et rechignant
transformé par le fait, il me sort de l'impasse

Chassée la nostalgie, conflue l'inspiration
en fièvre de rimer l'idée libératrice
s'unit à ma prière et se fait débitrice
voir la cause jaillir d'un rebond d'attraction.

GH.Artal (avril 2017)

Les poèmes de Artal... sur Facebook

 

05/07/2015

Un jour Vous...

Un jour Vous...

Votre corps capiteux sous mon posé regard
Me tend ses fruits fondants en fièvre de caresses
Sous la puissante houle aux confuses faiblesses
Nos sentiments furtifs parfument le brouillard

Abêti d'engouement je veux goûter votre âme
Dans l'orgueil de mes sens en leur maturité
Toute douce conçue à ma curiosité
Ô vous dont j'ai rêvé de la chair je réclame

Vous Muse du chemin où mène notre errance
Le dessein déhonté en nos remous divins
Se lamentent les nuits cris d'amours aux câlins
L'attente pèlerine au seuil de l'insouciance

Un jour Vous, inconnue, sur un baiser d'airain
Dans l'ombre du secret, mutisme d'une lune
A la fidèle image, une ivresse commune
Au havre du caprice on a la clé en main.

G. Artal ( juin 2015)

Les poèmes de Artal...

18/06/2011

La fièvre abusive

La fièvre abusive

 

Au silence frontal d'un avant-jour abstrait
La colombe effarée va du cèdre à l'hysope
Brûle-parfum du temps ce soir je crie forfait
Me sens tomber au front d'une ombre nyctalope

C'est un banc paresseux qui reçut mon postère
Dans ce jardin flétri, le boqueteau muet
Voir s'achever mon règne aux hymnes de l'austère
Décline l'agrément, se dresse le gibet

Tous ces fréquents appels, se déciment mes nuits
Aux appeaux cadencés d'une flamme pensive
Me hantent sans pitié, les supplices enduits
Peu à peu de mort lente en la fièvre abusive

A ce combat furieux se forme la grimace
Et corne la débacle à l'accord corrompu
Dans les jurons du soir le songe laisse trace
Mais soudain réveillé... ce rêve est assidu.


Artal (Juin 2011)

 Les poèmes de Artal..

18:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rêve, fièvre