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31/03/2014

La foi rebelle

La foi rebelle

La chandelle allumée sur un excès de foudre
Me suis brûlé une aile et maintenant voilà
Que la foi est rebelle au regret me résoudre
Il n'est rien de plus terne et je suis au plus bas

Mais que veut dire aimer si on ne sait le vivre
Ce verbe généreux qui touche nos esprits
Il traite d'attentions et son bonheur à suivre
De constantes douceurs tout fuyant les conflits

Le miel est un trésor et rien n'est comparable
Si ce n'est la chaleur des feux du grand frisson
Les fougues de l'amour embrassant l'accordable
Qui rend l'être serein son âme en concession

Mais dans le plein revers vont les plaintes amères
Virant dans le parcours jusqu'aux rapports fielleux
Quand la brise a passé emplie de leurs colères
S'effacent les affronts comme étrangers des vœux

J'ai toujours su chérir à ma grande faiblesse
Pour gagner l'infini des cœurs en communion
Je médite la suite à vaincre la détresse
Les sortir de l’abîme acquittant l'addition.

Artal (mars 2014)

08/01/2012

A Athir

charme2.jpgA Athir


Ô toi, femme au teint mat, à l'arcane du rêve
Bénéfique à ce chant de velours et douceur
Je lécherai ton corps à la cluse sans trêve
Au frisson de la chair qu’irradie le semeur

J'assiste fasciné ta cadence rénale
Sous le voile, essoufflée, confidence des sens
S'abandonne un sourire une emportée buccale
Dispos à la vigueur, poursuivre au contresens.

La sentence établie où l'envers s'apprivoise
S'érige la hantise au pinacle cerné
La brouture à la faille audacieuse et grivoise
Elle se remue et tonne à finir en beauté

L'endroit est préservé au futur légitime
Je lui garde respect et le couvre de vœux
Ma ramure de plume me la rend plus intime
Et c'est pourquoi Athir, je reste aventureux.


Artal (Istres, janvier 2012)

 Les poèmes de Artal..

10:58 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : athir, frisson, voile

18/04/2009

Picasso à l'ubac de Cezanne

vauvenargues_01.jpg
La vallée se réveille sur son fond verdoyant.
Un brouillard argenté tel un voile jaloux
Prend les bois d’alentour sous sa cape d’amant
Délicates visions, Vauvenargues m’est doux

Toiles des disparus, le Maître ici repose
Un frisson de tristesse sur ma chair est passé
Je contemple les fleurs, la Venture qui s’expose
Un havre de douceur au parfum éthéré

Pureté du matin m’enchante et m’éblouit
Je médite à l'orée où ma plume s'enchaîne
L'œuvre a son odyssée, une histoire et son fruit
La genèse d'azur aux actions du domaine

De clarté esthétique se veut l’encre crier
La symphonie du val aux palettes des grands
Cézanne et Picasso je m'en vais les chanter
D'un ubac de Provence aux amours des friands.

Artal (Istres, le 17 avril 2009)

 Les poèmes de Artal..

Vauvenargues...photo André Villers