Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

29/01/2016

Le champ funeste

Le champ funeste

J'amasse au souvenir dans l'asile attrayant
les clichés assistants que l'art en vain figure
l'altération du monde et de la créature
se trace l'illusion où l'on vit blasphémant

Le culte accentué de notre intolérance
tout raillant ses débris j'élève un monument
qui traîne ses travers combien amèrement
routinière élégie qu'inspire ton instance

Je végète humblement sous les pieds réfléchis
voir le vers s'appauvrir le souhait sans courage
la rime demeurer si loin de l'avantage
et la plume sans mot sombrer dans le mépris

L'infortune du sort veillant le dernier geste
jusqu'à l'effacement déporté au repos
dans le jardin du peuple enclavé sous l'enclos
à la cendre, livré j'aurai mon champ funeste

GH. Artal (janvier 2016)

Les poèmes de Artal... sur Facebook

10/11/2013

A mon filleul

A mon filleul

A l'ordre de la vie aboutit la douleur
Par son chapitre noir vers la nuit sans lumière
Nul ne peut fuir la Parque et le ciel son bailleur
Pour ton dernier sommeil je rime ma prière

Émouvant jour d'épreuve au pouvoir impuissant
Tout est sombre et chassé le sentiment s'exhale
Je peine à la cession d'un fruste-goût sanglant
Tout confrontant mes maux à la houle brutale

Tu étais loin de moi chacun sa déraison
L'amer défilé passe où s'acquiert la constance
De n'attendre plus rien du funeste abandon
Lequel à pas comptés suscite la distance

Rien ne semble changé fixons le sort écrit
Toi en ce grand séjour au néant du divin
Moi vers l'unique ardeur que traîne mon esprit
Une supplique à Dieu qu'il t'accueille en son sein

Artal (09 novembre 2013)

10/02/2013

A travers le dédale

A travers le dédale

A la vie j'ai chanté mes espoirs d'avenir
Fixant le temps sans fin du nuage qui passe
Les vingt ans d'un soleil aux fièvres du plaisir
En amont de priser les influx du parnasse

M'abreuvant de désirs aux sources du péché
Sans trouver le repos parcourant l'intervalle
J'ai traîné mon fardeau dessinant le passé
Y laissant une empreinte à travers le dédale

Je m'éloigne dans l'âge étourdi sans vigueur
C'est l'immense frisson au levant de l’abîme
L'inscience m'entrave ignorant la sombreur
Est pour demain l'obit à ma nuit est la cime

Je force l'horizon à hisser mes fanaux
Aux lueurs du futur accordé qui me reste
L'étendue en approche avivez les flambeaux
Celui du souvenir et ceux du jour funeste

Artal (février 2013)


 Les poèmes de Artal...