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01/10/2010

Pellucide est mon âme

Pellucide est mon âme

Se mire dans le ciel azurin de Provence
A dextre de Mumiah un esprit au pouvoir
De son souffle produit engage à convergence
Le cénacle du Maître à bientôt se pourvoir

Dans l'Olympe de l'art le spectre du félibre
Coiffé de la tiare des papes du quatrain
Orgueilleux et sacré tout comme un ange libre
Rayonnant accueillir son pays riverain

Aux détails de la vie d'une rime ineffable
Ils causèrent d'un rien, du garri marseillais
Aux poèmes muraux et taisson corvéable
Qu'en le sol provençal un verbiage est engrais

Et mon âme transie grelottante et sensible
Essence pellucide au plus haut dans les cieux
Se lyrise aux ardeurs d’un Mistral disponible
Obsédant l’éternel m’héberger de son mieux

La source initiatique où visions sont en nombre
Fut choisie forte au sort d'un bardot sans renom
Mon mystique destin qu’influence son ombre
En bienheureux élu d’une haute maison.

Artal ( Istres, septembre 2010)

 Les poèmes de Artal..

06/02/2008

le Garri

le Garri

J’ai posé là mon sac où je vis l’âme close
Juste de ce temps libre à composer ma prose
Terré comme un garri frémissant à bleuir
Renfle la solitude, je m’offre à son désir

Ma demeure est un vœu rêvé artistement
Quatre murs de pierres au rempart adhérent
Y ont musé les fées, l’armide et la gorgone
Diverses ombres ailées que caresse l’épigone

Sainte Hannah envoûtante, son captif paisible
Dès qu’il traite sa rime, la grâce indéfectible
En génie vaporeux lui vint porter l’amour
Que maîtrise agrémente l’inspiré troubadour

La plume duveteuse chante des litanies
A chasser la démence, aux ardeurs réunies
Nous préserver du mal affermir l’hémistiche
Qu’il est doux notre exil où le vers se fait riche

Il fut des nuits troublées aux parfums de Circé
Sous la douce lumière de par le chant forcé
Du merveilleux suprême, l’extase melliflue
Des ténèbres félines où Géhenne conflue

Bénie soit la quiétude la verve est à l’ouvrage
Mollement assoupie à subir le sevrage
C’est ici emmuré dans ce cocon de plume
Que l’esprit et la grâce se lieront au volume

La fortune bohème au bon aise intérieur
Le Garri en campagne cloîtré tel un prieur
Etageant ses rondeaux si l’appui est foison
Se grise le mulot, vous dédier le frisson.

Artal '02 2008)

 Les poèmes de Artal..