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05/06/2016

Au chant de Saint Clément

Au chant de Saint Clément '' Fête de l'Agriculture 2016 ''

Au chant de Saint Clément que son clocher transporte
les sonnailles sans fin du plan dominical
dans l'apparat de bronze en ce jour ecclésial
ont béni les troupeaux et l'homme qui escorte

C'est la prière au lieu incantant l'étendue
se voulant refleurir de l'office attrayant
ce qui se veut aride à le rendre abondant
s'expriment la croyance et la verve absolue

Je savoure à fraction le cheptel animé
bœufs, vaches et moutons de race nobiliaire
le fidèle poney d'un môme autoritaire
de qui lève la terre où l'esprit fut planté

Des amis du destin en place du village
et femme paysanne, elle dont je ressens
au métier d'autrefois brutal à ses dépens
des rudesses corsées et peu à l'avantage

Sur cette symbolique à ce qu'il adviendra
j'accorde mes espoirs voilés d'une ombre aveugle
le champ clos piétiné la beurrière qui meugle
Ô mythe de l'essor!... le monde l'entendra.

GH. Artal ( juin 2016)
De retour de la Montagne Bourbonnaise.
Saint Clément / Allier - '' Fête de l'Agriculture 2016 ''

02/06/2016

la paysannerie

la paysannerie

C'est un soupir au temps dans l'adieu à la terre
où s'agitent les blés que secoue l'illusion
bellissime horizon là où l'homme s'enferre
il paye le geôlage et son fruit de passion

Vouloir nourrir le monde à suer la sentence
tout berçant le sillon dans l’embarras du sort
les bromes l'ont poussé cultiver l’évidence
en brassée de jachère au plus faible rapport

Qu'il était beau cet an de celui de naguère
toutes ses émotions brumeuse âme du fond
le silence est à mal au néant qui le gère
l'écorcer dans l'enfer fait le serf moribond

J'absorbe leurs pensées et sainte solitude
de ceux qu'on a flattés d'un parjure élégant
la paysannerie en sa décrépitude
lui crie ma sympathie et mort à l'achevant

GH. Artal ( 01 juin 2016)
De retour de la Montagne Bourbonnaise.

 

14/05/2016

Par peur de malencontre

 

Par peur de malencontre

A l'orée du néant où le monde s'arrête
un œil sur mon tréfonds de l'autre à son insu
précédant la raison et céleste vertu
de ma voûte d'azur assouvi je m'apprête

Errant le pas lambin au train du corbillard
l'ancien accoutumé baisote la poussière
me démarquant du front de l'ombre cavalière
mais sans l’appréhender j'y porte du retard

C'est au fumet des fleurs piquées à la couronne
que fond le souvenir à l'issue du destin
alors qu'ivre de vie moi me sachant festin
où silence se dit je veux qu'on m'abandonne

Aux vers je confierai ma chair et son vieux cœur
à l'attrition mon âme en douleur amoureuse
du revers à l'issue la cime avantageuse
de l’abîme émouvant ce jour n'en ai plus peur

GH. Artal (mai 2016)

11/05/2016

A ma mère

A ma mère

Le cœur las en ce jour au vent noir des aigreurs
que le temps passe vite en sa lumière acide
à la brume du mois et de l'ombre impavide
vers un nouvel azur tu portas tes faveurs

Tu as été l'éclair à la foudre offensive
mon regard étonné ton fond loin d'être mien
j'ai lutté par amour, il n'en fut jamais rien
puis forcé d'être libre et l'âme décisive

Il m'en souvient encor'' la date anniversaire
de naissance et départ sans ne faire de bruit
la saison printanière est-ce jour ou de nuit
que tu fus éblouie à l'accès cinéraire ?

Si le manque est un vide il en est quoi pour moi
les issues sont ainsi pour nos blêmes images
j'inhale l'air courant et toi sans avantages
à ravir la pensée tu gouvernes l'émoi.

GH. Artal ( 09/05/2016)