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29/01/2016

Le champ funeste

Le champ funeste

J'amasse au souvenir dans l'asile attrayant
les clichés assistants que l'art en vain figure
l'altération du monde et de la créature
se trace l'illusion où l'on vit blasphémant

Le culte accentué de notre intolérance
tout raillant ses débris j'élève un monument
qui traîne ses travers combien amèrement
routinière élégie qu'inspire ton instance

Je végète humblement sous les pieds réfléchis
voir le vers s'appauvrir le souhait sans courage
la rime demeurer si loin de l'avantage
et la plume sans mot sombrer dans le mépris

L'infortune du sort veillant le dernier geste
jusqu'à l'effacement déporté au repos
dans le jardin du peuple enclavé sous l'enclos
à la cendre, livré j'aurai mon champ funeste

GH. Artal (janvier 2016)

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13/12/2015

L'Orientalisme

L'Orientalisme dans mon esprit est un grand et merveilleux
jardin dans lequel chaque fragment de sable est une fleur.
GH. Artal

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21/07/2012

Le jardin de Heero

Je le transcris pour toi, qu’il court dans l’éternel
Toi fierté de l’Iris en souche séductrice
Toi Heero notre ami si sage et naturel
Je convertis ta joie à la rime tutrice.

Le jardin de Heero

Sorti d'ombre éclipsée je vais mon promenoir
Arpentant l'oasis des âmes canidées
Complices affiliées en ce vert reposoir
Aux arômes précieux vertu des graminées

Suavité du lieu je flaire l’inouï
Et ses longs bercements aux ondes acoustiques
Une larme d'un cours qui file son repli
En fidèle élément des influx dynamiques

Tel mes frères humains je ne peux qu’admirer
Les rameaux vacillants sous l’éclat du parage
Et le front du ponceau que recouvre l’herbier
Un joyau de Lagord sur une aire en partage

Je musarde à mon gré tout couvert de bonheur
Compagnon du jardin aux pures évidences
M’abreuvant d’illusions en quelque élan rôdeur
Percevoir un des miens surgir de ses essences

Saisi par la douceur des mains qui l'ont fleuri
Quand je fus pris d'affect pour ce lieu délectable
De l'herbage si doux au feuillage assorti
Où se fixe l’éther d'un éden respectable

Vivre comme cette eau qui fuit par devant moi
Dans le trouble désir de tracer ma mémoire
A présent me soustraire a sonné le renvoi
Savourez le jardin je boucle le grimoire.

Artal

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14:52 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : heero, jardin, lagord

01/05/2009

Le jardin en friche

Le jardin en friche

Dans un jardin en friche où la fleur est trépas
Se reflètent les âmes des piètres jardiniers
Et je songe souvent aux parfums délicats
De l’amour d’une enfant en courtil des damnés

J’ai perdu ce plaisir à humer l’horizon
Les troubles vifs du rose de son corps insoucieux
Tout est hardi désir dans ce néant rayon
Hélas que reste-il du vieux temps fastueux 

Ah ! ces jours d’entichés, chimérique espérance
Ses jeunes exigences faire bouillir ma boue
Mes démences séniles pour rimes en instance
L’enfant des poètes achevé sur la roue

L’outrage du divin on l’y distingue encore
En cornes d’abondance au souffle mensonger
Ma pensée toujours pleine, lumineux météore
Viendra frapper l’essaim aux lunes du berger

Artal (Istres, avril 09)

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01/03/2009

La Sainte Venture

La Sainte Venture


Du creux d’un frais vallon vert comme l’espérance
Je contemple le ciel que lèche un vieux rocher
Jardin de ma tendresse et d’exquise ignorance
Qu’épris du lieu je veux, découvrir puis passer.

A présent sur la berge où l’histoire m’a porté
Quand Zola fait barrage à l’onde positive
La brise qui gémit sur le flot hérissé
Me conte son ouvrage, une œuvre décisive.

Rencontre printanière l’ego face au relief
D’une sainte Venture en sa sérénité
Sublime mont antique et témoin du grief
De Lantier pour Cézanne au fils de la cité

Je sème sur mes pas la saveur du décor
L’inspiration béante merveilleux trait d’union
L'apanage des hommes notre aérien trésor
Nuances lumineuses qui se forment selon

La montagne ensorcelle j'accueille sa décence
La câline lenteur que cadence la sente
Bien engoué je suis de la muse Provence
Ô ma plume crayonne l'éminence régente.

Artal (Istres, le 01 Mars 2009)

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10/01/2009

Palestine

Palestine


Les fleurs de l'oranger tapissaient votre sol
Elles embaumaient la plaine et toute la contrée
Puis une odeur de sang fuyant l'aérosol
Le pulvérisateur décime la lignée.

Et se pleure la mort en ces forts beaux jardins
Une plainte, un silence à la nuit éternelle
Sous l'écho des rafales meurent les Palestiniens
Je m'inspire de poudre et l'action se rebelle

Vos terres sinistrées que le conflit dépouille
Je songe à ces enfants, quant à leur sort fatal
Des hôtes de l’univers bien las que tout se brouille
Les âmes qui succombent où flotte le fanal

La ruée dans l'arène d’une masse essentielle
Fermes plumes au regret dénonçant l'agression
Un cri à la planète de souffler la chandelle
La flamme s'avilit, enterrons le canon.

Artal (France, le 10 Janvier 2009)

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05/03/2008

Rides d’Ô

c4cf744b9b88c1a028d498197b8d8395.jpg Rides d’Ô

A l’art de féerie dans ce monde magique
De rêves enchanteurs par l’aisance bercée
Pour ce festin de choix, caprice idyllique
Où le sexe a l’honneur se joue d’une corvée

Tout autour, les cœurs crient à l’empire béni
Les grâces captivantes réclamant la substance
Aux débits expressifs que trône l’aguerri
En ce jardin plaisirs où fleurit la romance

Une muse enchantée venue cueillir l’issue
Quand harassée au jeu se blottit dans mes bras
Son effarante échine généreuse et cossue
Alimente l’afflux, le flambeau monte gras.

Les fentes d’Ô avides réclamant une verge
La fontaine au nectar vint infuser l’amante
Qui de sa bouche cupide galvanisant un cierge
Le vœu étant acquis sous la ride fumante.

Vénal parage uni en débauches effrénées
Où les pièces mêlées en esclaves audacieuses
Au travers du nuage des blandices excitées
Epurent l’anodin sous la harpe luxurieuse.


Artal (Bagnols/Ceze le 29 fev 2008)

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