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26/02/2017

De Céreste à René Char

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Passé d'un paysage où a traîné le sang
en celui de ce jour barbouillé qui s'écoule
du nébuleux instinct l'ineffable roucoule
sous une ombre discrète au souvenir du rang

Je remonte à jadis tout longeant la venelle
la pierre frémissante, un roc toujours debout
du pilier résistant pour Céreste un atout
le refuge sans mise en sa robe actuelle

Bien triste destinée, on la lui offre ici
l'étoile est sans fortune où silences des hères
ont figé leur haleine aux maquis en jachères
faits champs de liberté pour broutards du pays

Capitaine Alexandre, aède de Provence
hors la vision du lieu Hypnos en grand sommeil
rêvasse l'espérance attestée au soleil
d'un triomphe à ton los chanté en résidence.

GH.Artal (fév.2017)

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13/12/2015

Aux larmes de la nation

Aux larmes de la nation

Ruissellent de mon cœur des larmes de dépits
rejetées sur les flots où vogue la misère
la pléthore d'horreurs qui surgit de ces nuits
de tempête en récifs qu'aux frimas j'agglomère

La liberté qui meurt des excès concourants
où l'aisance nouvelle endure à la détresse
épuisé de colère en ces chocs abrasants
tenir à dépendance au temps où tout régresse

L'étoile et ses reflets aux grandes convictions
en a perdu la barre et maintenant l'angoisse
la subversion enchaîne, échos des munitions
l'intrigant se démène assister la recroisse

De l'effroi horrifiant des actes inhumains
pourquoi faut-il encor' de payer par la sève
le sang des innocents la chair de nos prochains
je bannis l'abjection mais que l’infâme en crève

GH. Artal (décembre 2015)

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22/11/2015

La Liberté se meurt

La Liberté se meurt

Les partisans de l'ombre et de l'obscurité
ont pénétré l'enclos du pire et de l’extrême
d'une action effrénée que domine l'emblème
de l'enfer soutenir, voir le mal assigné

Un désir de vengeance en ce soir de novembre
criant les mots sacrés le verbe encor ' vivant
que la sève a taché de pourpre abolissant
l'équilibre prospère au sort qui le démembre

La France mortifiée n'est plus que vains potins
alors qu'au jour d'hier tout était de son règne
l'effondrement s'étend où la terre s'imprègne
du sang de ses enfants aux mains de vils hautains

GH. Artal (novembre 2015)

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08/05/2014

Sous le champ, la liberté

Sous le champ, la liberté  

Un cul de basse-fosse en sous champ d'un vieux front
Long conduit des tourments et de danses spectrales
Par travers les fadeurs des  tensions de l'amont
L'hère a vécu le joug, les hymnes sépulcrales

Il rêvait le sommeil, la fuite vers les cieux
Un instant d'abandon en profondes ténèbres
Tout juste un temps paisible à l’Éden populeux
Des  hommes résignés aux manèges funèbres

L’œuvre est aux souvenirs de ceux qui sont tombés
La face à l'horizon tout fixant l'ombre libre
Nombre d'esprits martyrs de  briscards trépassés
A l'étoile de gloire ont bâti l'équilibre

Sur le sol de ton Dieu vis le contentement
Et le crier bien haut repousser la méthode
La guerre est à proscrire ainsi que le dément
Nourris la liberté et non son antipode.

Artal  (mai 2014)

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15:39 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : liberté, front, hymne, dieu, eden, artal

23/10/2011

Le Liberté

 

Le Liberté

Est ici la cité en hauteur du plateau
Au nom de Liberté sous la griffe de l'ode
Cinquante ans révolus il n'est vraiment plus beau
Le vieux bâti altier qui a connu l'exode

L'effluve coloniale attise les ardeurs
Le proscrit en débâcle, une larme au tumulte
Alièna son trésor drainant dans les rancœurs
Tous ses acquis de biens à l’inventaire occulte

Pitoyable tendresse, les temps ont bien changé
La ruine qui menace atteste sa misère
Le Liberté si digne au sentiment figé
Vers l'horizon lointain, fait retour en arrière

Que ma vue effondrée croise le sol natal
Notre bâtisse hantée dans ses degrés putrides
Quand les soleils d'Oran sur le plan cadastral
Finiront par brûler ces phénix splendides.

Artal (oct.2011)
 

09:36 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : oran, liberté