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07/04/2017

Sur un reste d'allant

Sur un reste d'allant
 
De ma longue existence en ses froids courants d'air
mon visage a flétri jusqu'à froisser l'image
de douleurs affecté le corps qui fait son age
au rythme de ses lois du temps se joue l'éclair ;
 
Dois-je me ressaisir ? L'épreuve est exigée
me tirer du frisson de ce cuisant fléau
qui me pourrit l'entrain, alourdit le fardeau
tout pesant sur le sort de mon âme épuisée ;
 
j’aperçois une étoile au dessus l'infini
en compagne assidue, la beauté expansive
à cet œil anémié, la vision fugitive
qui plonge en le sommeil un effort démuni.
 
Évidemment le vœu d'essayer me convaincre
rien n'est encore au fond, passer ce long conduit
sans changer d'apparence oublieux du récit
de l'imagination, l'obsession je dois vaincre ;
 
La démarche m'entraîne à l'action vous conter
ce quelque chose fort tant que la vie courante
est encore effective et non agonisante
l’enchaînement logique il s'éteint en dernier ;
 
Tourné vers les confins, de lumière létale
le spectre se redresse au devant la faucheuse
sur un reste d'allant, la scène lumineuse
met l'ombre du sépulcre hors la boîte fatale .
 
GH.Artal (avril 2017)
 

18/07/2016

L'effet de l'ombre

L'effet de l'ombre

Impitoyable horreur
Nice, sœur de nos souffrances
au désespoir commun
de haine vibre la clameur
ces cruelles déviances
sont un mal pour chacun

06/11/2011

A l’ombre de nos échanges

A l’ombre de nos échanges


De par l’écran enclin les savoureux partages
Mon rythme suit tes vœux aux instants solennels
Outre les mots si beaux, d’oppressants assemblages
Des œuvres du destin en acquis personnels

Si j’avais le pouvoir, ô douce et triste reine
Je te libérerai de ces fers coutumiers
Ils t’usent en souverains toi soumise à la peine
L’effroi et la douleur dans leurs élans princiers.

Si j’avais le savoir déesse du silence
Je ferais du couchant un vert Eden serein
Et sources suspendues aux pas de ta présence
Afin t’y abreuver tout noyant ton chagrin

Si j’avais pu la voir ô Dame ton altesse
En ce très vieux miroir cette âme emplie d’orgueil
D’un exilé mutin qu’en ce jour manifeste
Le regret éternel, béni soit ton accueil

Espérance voilée, empêche qu’il ne sombre
Le tourmenteur ouvert aux jeux d’ombres sacrés
Dans la houle néfaste et déserte pénombre
Il erre à travers toi en ses vers délivrés.


Artal (Oct 2011)

 Les poèmes de Artal..

11:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ombre, échanges

30/04/2009

Le langage des ombres

Le langage des ombres


Mon esprit passionné aux échos sans raison
A combattre le spectre du contour de ma vie
Psychose délirante, je l’illustre à foison
Le langage des ombres pontifie la nuit

Et je cours aux arpents des aulnes glutineux
Me couvrant du refuge d’un asile achevé
C’est afin de vieillir par l’ombrage des cieux
Tel un vin dans un fût à l’arôme envoûté

Après moult tirades sur le cuir du licou
L’irruption ordinaire a blanchi mes cheveux
Tonneau des Danaïdes en présence d’un flou
Les sombres de la lie ont usé le plumeux

J’aspire du tableau cette illusion obscure
Transcrire le silence profilé sur l’écueil
La divine lueur qu’enrichit la mesure
Chimérique apparence contre-jour du recueil.

Artal (Istres, Avril 2009)

  Les poèmes de Artal..

08/08/2008

Vallis Bona

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Vallis Bona


Un corps de rocs passés, l'âme toujours présente
Où le signe est prospère le cloîtrier absent
L'empreinte de Jonas, son ombre est ma tourmente
Et ses traces tangibles en haut lieu monument

Maître je voudrais voir, l'emblème de l'aurore
Ce monde de soleil dans l'œuvre prodigieuse
La pieuse confrérie merveilleuse en accord
Qui fut d'ici conduite en voûte dévotieuse

Ô fils de Saint Bruno aux coutumes de Guigues
La maison entravée Valbonne à prémunir
Que nos voix de prières défrichent les garrigues
Un terme à ses tourments par l'or ou le désir.

Venu me recueillir sur vos anciens tombeaux
Embrassant la nature de ses herbes fleuries
La sagesse du temps qui borde les berceaux
Ample miséricorde au champ des litanies

Vos fièvres pour l'amour du plus puissant des Êtres
Ont bâti la demeure des sincères passions
Reste à nous de vernir les châssis des fenêtres
Que la Chartreuse est belle, parons-la de nos dons.

Artal (La chartreuse de Valbonne, Août 2008)

 Les poèmes de Artal..

03/05/2008

Marie Magdeleine - Suprême extase

82b728ec0d1174f3a8e0621c11baec64.gifMarie-Madeleine - Suprême extase

Ma pensée aux emprises des bercements du lieu
L'œil troublé contemple, de la baume sa roche
La grotte familière, les ombres du milieu
L'image transparente qu'embellit son approche

Sous le grand manteau sombre à l'ubac du massif
La dryade aux affûts d'un frisson, imprégnée
Vit en élévation, le cœur contemplatif
La dame de passion, lumière caressée.

Dans son profond regard, la douleur de l'amour
A jamais pour Jésus son doux Galiléen
Crucifié sur le mont, nébuleux est ce jour
Mais le temps reste ombre sous le pied du païen.

Ô Rabbi je vénère, les halos de Marie
Et ceux de Magdeleine, de ces deux femmes exquises
Pour l'une notre mère la douceur de ma vie
Au fruit de Magdala mes louanges soumises.

Artal (1 mai 2008)

 Les poèmes de Artal..