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07/07/2017

Au terme de l'esprit. suite

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Au terme de l'esprit.

La poésie est née en moi au même jour que la vie m'a été donnée.avec ce regret de n'avoir pas su écrire dans mes premières semaines. Après tant d'essais balbutiants au cours des années, j'ai fini par m'imposer une stabilité poétique à la recherche continuelle de l'inspiration avec toujours cette peur de m'exposer poète de halle absorbé au décor théâtral. Un poème est constellé de main d'artiste formaliste sachant que la prosodie qui fait le véritable amant du vers n'est pas une contrainte mais juste un critère de travail accompli assimilé au chant qui nous permettra de pénétrer dans ce cosmos expressif où tout est littéralement observé.
''Au terme de l'esprit'' ce dessein de parler avant tout de mon attachement à la poésie avant d'y mettre un point final que m'obligera le dernier souffle. Entraîné sur cette sente en passant la première porte de mes aurores me voici à présent me rapprochant de celle de l'abandon à l'éternelle nuit, besogne de recenser ici quelques fragments de mon existence.

On dit que la poésie consiste à dévoiler en grande partie l'essentiel de la réalité mais bien souvent on préférera sourire, se taire et laisser faire la vie afin justement de ne pas se perdre dans les brumes de l'aventure aux convictions contradictoires... après m'être posé quelques questions, outre les alexandrins, je me suis mis au roman pour me faire plaisir. Mais encore la généalogie avec laquelle science j'ai passé douze années de mon existence ayant croisé bon nombre de patronymes devenus familiers et vécu le tout dans la plénitude des images et d'imagination créatrice. A mes débuts j'avais retenu une phrase du poète Vincent Muselli pensant qu'il avait raison, je cite : '' Je nomme vraiment poète, les poètes qui écrivent en vers'' et des années plus tard de découvrir que, '' La versification ne dépend pas des ordonnances des grammairiens. Elle dépend des mouvements du sang et de la pensée, du rythme de la marche et de la loi des Astres. '' J'ai fini par faire un assemblage des deux afin d'établir mon style.

On ne sent jamais mieux la pauvreté intellective chez un poète de notre temps que lorsqu'il recherche un ''J'aime social'' se dépêchant de ventiler son vers solitaire sur le réseau. Je ne l'ai encore jamais pratiqué mais il se pourrait qu'un jour...pourquoi pas ? Ce jour je n'oserais plus me dire poète.
Personnellement, si je pouvais, je diluerais mes mots dans les eaux des ruisseaux afin de peindre avec, les plaines et les montagnes. Des sources, jailliraient mes poèmes ; les oiseaux porteraient mes rimes au peuple. La terre redeviendrait nourricière d'amour et de paix. J'ai le raisonnement abstrait, cela se devine quand on me lit et il me plaît de bouleverser les règles, l'expression, la langue. Il est dit que la poésie est souvent plus impression que compréhension mais encore que la réduction syntaxique peut être telle qu’on finit par ne plus rien comprendre. J'ai pris par habitude de supprimer les freins obstacles à l'imagination, cette imagination poétique, une errance qui aura porté ses fruits au développement que l'on connaît de la langue. Je me délivre des lois qui président à la réunion de ce qui semble obliger autrui. La poésie consiste à recréer chaque fois le mystère et le monde jusqu'à déborder si besoin sur l'inconvenant.
Je trouve plaisir de me heurter à la puissance des apparences empruntant parfois des percées plus ou moins ambiguës. Quant à la compréhension du poème, elle est réservée exclusivement au lecteur, à lui d'animer son raisonnement.

GH.Artal

A SUIVRE

13/10/2016

Contrepoint

Contrepoint

Assoupi dans mon art j'aspire composer
aller au delà de, me voir creuser, j'embrève
sur cent vers différents à l'orée de pécher
en eux les accoupler jusqu'à ce que j'en crève

Au temps géométrique où la plume en ma main
à l'encre des sueurs fallait que j'accomplisse
du premier de ces mots de l'aube au jour divin
un chant de mille années pour que l'axe fleurisse

L'esprit a cheminé de ses profonds désirs
sur sa route avenante et chargée d'espérance
Pouvait-il se trouver en marge des loisirs
le poète s'émeut au gré de l'assonance

Ô combien de mercis, de baisers en appas
j'ai porté à mon Dieu fléchi à sa fenêtre
Ai-je su l'émouvoir qu'aux reflets d'aléas
asservi et contraint je ne saurais mieux être

GH. Artal (octobre 2016)

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16/06/2016

Le barde Narcissien (satire)

Le barde Narcissien

Arrivé au front de l'orgueil
bouffi de mon apothéose
au firmament secret j'expose
quel astre suis-je, quel écueil ?

Ancré au phare du paraître
hautain, je comblerai mes jours
l'effort de quelques jeux concours
la gloire inspire à m'apparaître

J'aime tous ceux de mon espèce
artiste, auteur, bas-bleu, lettré
un Être à foison diplômé
pauvre, mais pas de sous-espèce

Suis le meilleur il va de moi
compose, lis et je la vante
ma gloriole culminante
conteur j'oublie le désarroi

Le vers dans l'ophite à sculpter
moi divin carrier , habile
un homme à la beauté gracile
je suis, l'aède du quartier

GH. Artal (juin 2016)

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18/05/2016

Que la rime me soit...

Que la rime me soit...

Autre ermite que toi du fond de mon écart
l'esprit de me livrer à faire un pur poète
je crée, je mure et cloître, aboute le rempart
au corps de mon asile en l'espace sans part

Et tout ce qui m'étreint l'enclos secret au cœur
l'esprit de me livrer à faire un pur poète
divin dans sa pensée tel sérieux assembleur
sans trahir l'idéal, la suprême valeur

Décalquer l'invisible à l'encart au projet
l'esprit de me livrer à faire un pur poète
d'incarner le sensible aux côtes de l'adret
la rime ensoleillée composée sans regret

Ami, ô frère Antoine au transport souverain
l'esprit de me livrer à faire un pur poète
j'ai l'oreille au message où l'amour est refrain
du haut de ton rocher je rimerai demain.

(au frère Antoine ermite de Roquebrune sur Argens)
GH. Artal (05/2016)

30/03/2016

Abbaye du Thoronet,

 

Abbaye du Thoronet,
 
Par le droit de l'enfeu, il repose en la pierre
froide en ce lieu ailé des frères de la nuit
qu'un seigneur héritier des règles à l'équerre
dans ses murs de pavés il engrène le fruitabbaye du thoronet,abbaye,thoronet,provence,artal,poete,poesie
 
La vision de la paix à l'influx monastique
au rythme du silence occulte perception
un nuage divin caresse le mystique
au vertige éternel l'homme en admiration
 
Le travers du symbole ouvre à la connaissance
du soleil absolu qui se lève à l'orient
et la chaîne d'union en chrétien de croyance
rendra le chant si beau, credo de l'abstinent
 
Noble ardeur à prier, il s'élève au sublime
en la sombre phonie du souffle religieux
amour, contemplation dévotion richissime
soumis à l'attraction de l'entour aux sept lieux
 
Au jardin des pensées tout fleurit sans mesure
par le fleuve du temps et de pure acuité
l'aubade d'une draine œuvrant à la ramure
comme ange dans les cieux pour une éternité
 
Ouvrant les yeux du cœur à la sainte lumière
et le plénier désir de la simple beauté
je me veux pèlerin d'un monde sans frontière
par lui je m'émerveille étrange parité.
 

 

 

20/03/2016

De l'envers à l'avers

 

De l'envers à l'avers
 
C'est l'ombre sur le vers butinant la fragrance
aux heures de dépit du fil d'un nouveau temps
que la glane est amère aux folies du printemps
le poeta minor il manque de substance
 
Célébrez son absence où s'évase l'oubli
il fuit le fond d'abîme à se voir créature
du cliché de l'essaim amant de l'imposture
et grisâtre dupeur celui qu'on pense ami
 
Tout à son intérêt du sociable il abdique
face à l'envers connu au masque tourmenté
que le miroir renvoie en un rêve indompté
sa plume s’engloutit et se coule apathique
 
A l'avers du destin il s'attache aux reflets
et quand tout sera dit en marge du recueil
du pays de Provence en sa terre d'accueil
il écrira son vers au fleuron des versets
 

22/11/2015

La Liberté se meurt

La Liberté se meurt

Les partisans de l'ombre et de l'obscurité
ont pénétré l'enclos du pire et de l’extrême
d'une action effrénée que domine l'emblème
de l'enfer soutenir, voir le mal assigné

Un désir de vengeance en ce soir de novembre
criant les mots sacrés le verbe encor ' vivant
que la sève a taché de pourpre abolissant
l'équilibre prospère au sort qui le démembre

La France mortifiée n'est plus que vains potins
alors qu'au jour d'hier tout était de son règne
l'effondrement s'étend où la terre s'imprègne
du sang de ses enfants aux mains de vils hautains

GH. Artal (novembre 2015)

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15/11/2015

Fleurs Orientales

Fleurs Orientales

Comment puis-je trouver des saveurs à ma vie Fleurs Orientales
après tant de chemins, de déserts parcourus
que sont mes jours réels aux supplices vécus
à ces coups du destin qu'un fatum planifie

Le silence pesant en ma fougue sans nom
je me fraie une voie au travers la pensée
tout humant le parfum des éclats de contrée
le djebel de l'ouest et ses fruits de renom

A l'instant où ma vue me fit don, tu devines
la fleur orientale en mon fragment de ciel
venue flatter ma chair de son baiser de miel
afin d'y attacher mon âme aux maghrébines

Captif de leur beauté en pauvre serviteur
du calice des mots je puise la substance
à revêtir l'attrait d'une illustre puissance
le roi orne sa tête et la reine son cœur.

GH. Artal (novembre 2015)

un tableau de Farid BENYAA, artiste peintre algérien

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03/11/2015

Un tétrapyle au poète

Un tétrapyle au poète

Heureux, tu meurs aimé quittant l'abord du temps
Toi qui soignais l'ami, ta vieillesse servante
à portées d'inédits et autre composante
afin qu'il ne t'oublie bien avant le printemps

Tu la couves figé ta mignarde assemblée
aux prunelles zélées et comblée d'appétit
de tes odes sans fin voir grossir le débit
de l'étreinte hermétique à la mort en traînée

Que l'iambe et l'anapeste évidents éblouis
s'agitent dans ton erre à régenter la gloire
tu fournis les élans au destin du grimoire
avec tant de rigueur et moindre bafouillis

C'est ainsi tu t'en vas sous la modeste pierre
du géronte en alerte aux élégies du vent
mais c'est toi qui le cries à l'action du moment
afin pourvoir l'encart et c'est de bonne guerre.

GH. Artal

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19/04/2015

Par le vers balancé

Par le vers balancé

Le rimeur Provençal aux brisées de Mireille
Dans sa grève d'Azur se porte bien de tout
Et se veut convaincu avec ou sans ajout
Par le vers balancé, composer tel Corneille

Observant les pensées funèbres des factieux
A rougir la poussière y provoquer leurs rages
Allant voiler de brume occulter les usages
Leur monde provisoire au royaume spécieux

En poète distrait vit radieux son astreinte
Alors que tout est dit, il étend son regard
Vers le règne des cieux l'arcane d'autre part
Une transe profonde où fléchit la contrainte

De tout ce qui influe en amant souverain
Il s'inspire du flot des joyaux solitaires
Les livrer, enivré, aux blancs destinataires
Du recueil à remplir d'un arome divin.

G. Artal (avril 2015)

Les poèmes de Artal...

14/03/2015

Du vers à la démence

Du vers à la démence

Et j'entends murmurer quelques vers inédits
Les sentir là, accros, arpenter l'écritoire
Le mémorable empire aux poèmes décrits
Que lumière éblouie immerge d illusoire

Tout à fouiller ma vie dans son dérèglement
Sans pouvoir au courant dominer l'influence
Explorant l'infini, tout le bouillonnement
Dans la trappe du temps je nargue l'indigence

Concordante folie ton ombre à mon chevet
J'essuie l'étiolement qui me fait solitaire
Y puiser le débit que j'engerbe au verset
Où tout est influent et qui se doit complaire

Du silence des sons il règne en ce milieu
Un brouhaha d'écrits venu ceindre l'asile
Mes doigts sont au clavier le rêve peu à peu
Il me rend fou ami et combien inutile

G. Artal (mars 2015)

Les poèmes de Artal...

21/02/2015

Trois jeunes filles dans l'oued

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La porte du désert aux terrestres appâts
Jardin d'un paradis joyau du vaste monde
L'étendue révérée l'horizon à la ronde
A quand s'éteint le soir brûlent encor' les éclats

Trois grâces absolues courant le flot limpide
A l'excès du bonheur de leurs nobles attraits
Ce jouant de l'oued abusant des bienfaits
Les soulas effrénés font le flux bien avide

Du fond d'albes douceurs y viennent scintiller
Sous nos âmes zélées l'abondance des gestes
Et la grâce des mots sur leurs lèvres agrestes
Les nymphes venues là, au tableau se livrer

Le propice décor il s’emplit de soupirs
Les couleurs à détrempe où l'artiste sans trêve
Sous le fard délicat voile l'âme d'une Eve
La sournoise beauté en ses chastes désirs

Au rêve il les enlace et songe consigner
Afin que tout se trace à l'auguste lumière
Souvenirs d'autrefois où l'arabo-berbère
Fut pigment de la fresque en ce lieu familier

G. Artal (fév. 2015) (Orientalisme - Bou-saada)

D'après un tableau de Nasreddine Etienne Dinet
Trois jeunes filles dans l'oued

Les poèmes de Artal...

21/08/2014

Errance poétique

 

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Errance poétique

Le voilà musardant là où pointe le jour
En amant d'une plume à étreindre le phare
La source lumineuse et celle de l'amour
Par travers un bouquet le halo est si rare

Dans l'esprit du quatrain il penche en plumitif
A décréter le vers et les rimes majeures
Où l'émotion le porte à forger l'attractif
La mesure à deux temps embastillant ses heures

Et le regard baigné aux reflets du mental
Que troublent les motus tout créant la lumière
Sous les mots effeuillés le verbe marginal
Heureux d'avoir enfin glorifié la poussière

Se fond le monument dans l’opus éclairci
Faune flore et cabale au spectre des cadences
Que souffle le divin poussé vers l'infini
A la quête du beau au gré de ses errances.

Artal(août 2014)

 Les poèmes de Artal...

 

 

 

05/03/2014

Le poète dépourvu

Ce monde que je fais

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Chacun des hommes d'aujourd'hui désire que sa vie soit à l'image des poèmes, bien syndiqué derrière son licteur de l'ère (dite) moderne. La plèbe égrillarde racole le larmoyant disciple et le jette en pâture vers une société à grosse consommation, dont le rebut viendra s'additionner aux résidus d'une dégoûtation excessive. L'impie vénère l'impur, le poète misérabiliste fabule, l'homme devient loup, la rage patente. Le madrigal simule, la stance stimule, l'humaniste s'accorde au présent, quant à moi, je vais, je viens j'observe la boue et les étoiles, je vis ce que tu vis, je suis la fange au firmament, le sédiment au fil du temps. J'accole aux mots qui figurent ma muse sous l'égide de Calliope, prie et supplie Thalie, je la joue, je l'écris. Que sommes-nous ? Tout simplement les fils mutants du diable et dévoué Satan, l'horreur connue bien qu'énigmatique, mystérieuse et méconnue. Je suis, tu es, nous sommes le bûcher, la flamme et le feu, je suis l'oubli, tu es mes rêves, nous sommes le couple parfait qui triomphe sur l'imparfait, les affres et l'honneur, la vie dans la mort, un grain de poussière planétaire. Syntonie créatrice et désastreuse, que conjugue une foule de libérés-enchaînés, descendue au pavé se ternir au pavot. Ingrat ami, que suis-je devenu ? L'âme lessivée du poète dépourvu.
Artal

 Les poèmes de Artal...membre de la Société des poètes français

07:37 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poète, stance, madrigal, artal

27/01/2013

L'aboutissement

L'aboutissement

Qu’on me lie par amour aux rimes d’un poète
Croisé dans les recueils attenants à mes nuits
Sur leurs bases de bois qui s’offraient à ma quête
Ne suis plus qu’un écho aux vergers de ces fruits

Et de ma main crispée serrant ce bout de plume
Je traîne vers l’obscur un tourment viscéral
Pour n’être plus qu’un songe éthéré de la brume
Mon orgueil m’abandonne immolant son égal

Le sort en est jeté suis l’élu du destin
Je le suis à la trace au gré du tout puissantaboutissement,amour,recueil,poète
Au sillage épineux s'abrège le chemin
La chute d'espérance et le vague absorbant

Et du chêne affaibli il sera débité
En un asile étroit, un écrin à poussière
L’esprit sous l’éboulis je veille dépité
La raison de gémir et mon heure dernière

Artal (Istres - janvier 2013)


 Les poèmes de Artal...

27/03/2010

L'héroïde sublime

L'héroïde sublime

De ma plume exilée de la raison du monde
Fuyant du gouffre obscur, son lugubre refrain
Que brûle l’affliction du lignage à la ronde
Dans les brises de nuit s’évente mon prochain

De ma cangue de bois j’ai dû bercer une âme
Et toutes ses pensées à la foudre du cœur
Son sanctuaire intime a servi de sésame
En sublimes illusions pour poète songeur.

La débauche excitée a comblé la mesure
Où Eve à douze amants, l’aède en est charmé
Quand elle pose au nu, l'exhaltative impure
Ô multiple maîtresse, que ton ciel est fardé

Te nourris d'ambroisie, toi légère grisette
Courtisane friande de la commune part
L'héroïde d'auteur tu la livres à sellette
D'un conteur avéré qui ruse d'un tel art.

Artal (Istres, le 26 mars 2010)


 Les poèmes de Artal..

30/12/2009

La césure du poète

Parfois le poète s’écarte des vents de misère
Il s’isole lié par la promesse faite à sa plume
Toujours, méditer cette lueur d’espoir aptère
Afin édifier, négligeant la malicieuse écume.

La césure du poète

Il reste en regard de, l'aspect du sentiment
Le délicieux instant des théories si belles
De l'éclat de ses yeux au baptême dément
Semant souffle subtil sur les rimes nouvelles

Rien ne s'agite en lui, il forge le fumet
L'augure du futur les mots tombent en averse
Sur le vieil écritoire, en songe le plumet
Et l'encre fortifiée, que volonté déverse

Césure de l'aède au regard inspiré
Se devine la noce où le poète exulte
La fête m'est connue et j'en détiens la clé
En esclave affidé de l'intercale occulte

Bien pur avènement de la splendide fleur
La marche triomphale à l'acmé poétique
Si je vous semble inerte, âme sœur du rêveur
L'ombrine de ma plume accole la métrique.

Artal (Brignoles, 30 déc. 2009)

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24/12/2009

Adieu Poète ...à J.P Rosnay

Adieu Poète ...à J.P Rosnay

L’homme a quitté l’auberge et l’amour de sa Muse
Pour le sombre voyage au séjour inconnu
Il s’en va retrouver d’une larme confuse
Les maîtres de la rime en rêveur reconnu

De ce monde bien froid aux frimas de l'envol
Il aura émigré, la plume en son linceul
Sur les rives feutrées loin des feux de Schéol
En royaume profond aux senteurs du tilleul

Suppléments de chagrin sont aux ordres du jour
D'un passé résistant la prospère bataille
Pour mériter l’aurore et la gloire en retour
L’espérance fleurie et le verbe de taille

Adieu Poète ami, fais chanter l’horizon
Afin que nul n’oublie nos modèles habiles
L’œuvre sur son chemin va graver le fronton
A Jean Pierre Rosnay dans ses traces fertiles


A sa compagne Muse, sa famille, ses proches
Un bouquet de pensées.

GH. Artal  (19 déc. 2009)

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18:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adieu, poète, rosnay

15/08/2009

Le poète persévère

Le poète persévère

La caresse qui va et vient voluptuaire
En cortège fleuri vers le fin papier blanc
Où s'enchaîne mêlée la flagrance de l'aire
A l'encre que déverse le rêvasseur peignant

Le désir du matin s'inspirer d'un grand jour
De l'arôme exaltant d'une plante suave
Raviver le brandon de l'étoile en séjour
Que l'instant soit béni il se voue en esclave

Et l'aède fécond et seigneur corvéable
Goûte joie d'un beau cœur se fixant à ses yeux
Il le place en le songe d'une nuit délectable
Transformant par le vers un trésor délicieux

Une forme sacrée d’un équilibre instable
La muse persévère vers ce pôle confus
Que médite le maître érigeant le louable
L’élan de sa raison au propos du rébus

Se trémoussent les âmes sous son albe blason
D'une plume ajustée sachant guérir les maux
Rebondir du néant de la vague abstraction
Se profile un poète des décors en travaux.

Artal (Istres – Août 09)

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31/07/2009

Belcastel

I~000002.jpgBelcastel

L'espace Aveyronnais déclore ses accès
Que l'on croirait passer dans le monde d'hier
Je m'en vais vous servir un fruit de ces beautés
Né de quelques libages aux mains de l'homme fier

Un rocher gigantesque en base du castel
Où s’agrippent en son flanc d’attrayantes maisons
Le roc semble brûlé, il côtoie l’éternel
L’instant se donne au temps , les siècles, les saisons

Le parfum de cent vies que transpire la pierre
Levez-vous mes seigneurs j’ose lever les yeux
Purifions le donjon des emprises du lierre
Le Maître du dessein il repose en ces lieux

Si l’homme s’est pendu à la tache promise
Relever les longs pans de ces nobles vestiges
L'Aveyron coule fraîche rafraîchir l'assise
Du château belliqueux sont passés les litiges.

Éclatante couronne sur l'histoire du lieu
Le rempart des Saunhac dans la main de Pouillon
Cher à tant de grands cœurs, au poète et à Dieu
Un village divin en terroir d'émotion

Artal (voyage 2009)

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