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21/09/2017

Le pont de Taizon

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Voir les herbes frémir sur l'onde du Thouet
la terne pierre en âge offerte au sanctuaire
où l'ouvrage endormi conserve son cachet
chargé de vieux récits en ce pays agraire

Au silence apaisant je contemple le pont
que la friche à couvert à moitié de ses voûtes
dame des sept douleurs que les temps abattront
se dessine son âme où je songe mes doutes

Il est écrit ici ma peine à refléter
affectée par laquelle en ce lieu des Deux-Sèvres
une œuvre qui se meurt en pièce à protéger
d'idéalisme osé que suggèrent nos fièvres

Il se fait pale éclat, contre-jour passager
mais j'arbore confiance aux faisceaux de lumière
leurs géantes visions feront l'acte germer
quant aux gens du canton, ils porteront bannière

GH. Aral (septembre 2017)

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To contact me : artal@live.
 

 

 

 

22/05/2016

Glanum

Glanum
 
Aux jardins de Provence ils ressuent les genets
sous l'antique chaleur salivant leurs nuances
au cadre diffusées doucereuses fragrances
dans les segments du temps je prise les effets
 
C'est la pierre d'antan de ces gens des Alpilles
encor'' là ce jourd'hui en les sites majeurs
l'aura d'un oppidum et par suite aux vainqueursglanum,provence,alpilles,poemes,poesie,artal
dessous le tumulus un fatras d'effondrilles
 
J'inhale le passé... sa romanisation
c'est le temple toscan d'époque hellénistique
ou l’abîme à dromos à l'usage aquatique
et maison de Sulla en sa révélation
 
Du champ monumental pétillent ses vestiges
quand jaillit la curie puis une aire à bassin
la brume a mis un terme où l'éclat en chemin
Glanum y fut cité absorbée aux litiges
 

08/11/2015

L'inéluctable issue

L'inéluctable issue

Dans un caveau masqué se porte mon destin
ce lieu qu'on appréhende en moins de rien, atteindre
cet espace voilé qui nous semble bien loin
Au réalisme en loi tout finit par s’éteindre.

Quand implorant le ciel ce vieux damné miroir
aux novas exaltées en les ères nocturnes
l'âme enfiévrée s'enchaîne et crie au désespoir
tout converge en raison vers mes nuits taciturnes

L'inéluctable issue ignore nos sanglots
ma constance s'endort désertant la bataille
passe pluie de l'automne et l'hiver sur les mots
je traverse les mois sont mes jours à la taille

L'esprit ploie puis se couche au silence du temps
le regard qui s'éteint absorbant le mystère
je songe mon départ en l'espoir d'un printemps
un retour au berceau d'une tombe héritière

GH. Artal (le 06 novembre 2015)

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20/10/2015

La blessure

La blessure

Mais comment t'oublier
quand me suit à la trace
par dedans le coucher...
ce dommage coriace
Attaché à la source à demi échiné
m'y voir noyé la nuit aux perles de sueur
tu me souffles à mi-voix ton outrage obstiné.

GH. Artal (octobre 2015)

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30/07/2015

Le déambulateur

Le déambulateur

A l'heure où tout se voile
Un creux d’œil qui rissole
en mon semi sommeil
je déambule oisif.
Confession d'une étoile
dans sa nuit bénévole
splendide et sans pareil
pensais-je admiratif.
J'ambule où l'air se fond
en un lied de rêveur
qui rôde dans ce monde
pour monter vers la lune.
Tel flûteau moribond
Le déambulateur
endeuillé de sa blonde
affronte l'ombre brune.

G. Artal (juillet 2015)

Les poèmes de Artal...

25/01/2015

Tu sais Charlie

Tu sais Charlie

Sous le ciel ici bas le soupir est confus
Le souci s’émancipe il régit la défiance
De regard à regard le charbon va diffus
Tu dresses la satire au jet de la nuisance

L'effigie a frappé je te sens réjoui
Irriter l'univers la voilà ta conquête
Tes fidèles amants tu les as aujourd'hui
Le destin est à toi le peuple est à la fête

Tu sais Charlie
Vient de fondre le plomb au corps de tes amis
Le silence apeuré le marqueur qui angoisse
Douz' mortels au pavé dans la rue les brebis
La bévue d'un chienlit et fume la paroisse

Les orients embrasés, voilà tu t'enhardis
La loi est avec toi crayonne à l'aveuglette
Avant ton jour d'exil au jardin paradis
Graveur de liberté se gomme la silhouette.

G. Artal (janvier 2015)

Les poèmes de Artal...

21/01/2015

L'escale

La poésie a pour fonction de « déraciner les mots » afin de « rompre avec l’accoutumance » (Saint-John Perse). Exploration du mystère de la langue, je puise dans le dictionnaire de mon analogie, l’auxiliaire de ma pensée et je m'en amuse.

L'escale

L'écrit né de ma pensée
Devant lequel on s'arrête
De ma main en échappée
Ai façonné la requête

C'est un chant à la passion
Qui de tout mal se préserve
Un poème à l'occasion
Après m'être mis en verve

Je produis et ne vends rien
Oui, j'ai la plume précaire
Des mots dit-on magicien
Non, simple aède ordinaire

Vous qui ce jour me lisez
Cette note peu banale
La dernière... présumez
Il me peut de faire escale

G. Artal (janvier 2015)

Les poèmes de Artal...

 

10/01/2015

Sur les terrasses au clair de lune – Bou Saada.

Sur les terrasses au clair de lune – Bou Saada.

Sous le clair d'une lune à la foudre des chairs              sses au clair de lune, Bou Saada, Dinet, Artal,poèmes,poesie
Le bonheur enlacé des amours en partage
Il règne en leur désir voir fuser les éclairs
Mirifiques visions aux chaleurs de passage

Le soupir enfiévré se repaît pleinement
En ce trait d'abandon les ombres généreuses
De m'offrir la primeur de leurs faits adhérents
A la brûlante histoire, aux formes colporteuses

Et voulant l'acquérir sur la toile de lin
De filer bon entrain l'appétence et la brigue
Ma couche de plaisance est un masque d'airain
Qui n'avoue rien encor mais sourit à l'intrigue

D'un lissé de chaux blanche en terrasses du lieu
Des cubes étagés, je vais peindre ce monde
L'endroit est animé à l'affection de Dieu
Lui ai offert mon cœur, mon œuvre vagabonde

G. Artal (janvier 2015)
Tableau d' Étienne Dinet - Huile sur toile, année 1901.

Les poèmes de Artal...

14/12/2014

Inondations de Novembre 2014 - le déchirement.

Inondations de Novembre 2014 - le déchirement.

Les images de ce qui sera l'éternelle douleur de cette famille de la ville habituellement estivale de La Londe les Maures me reviennent sans cesse en rythmes émouvants. Qui a souffert de perdre un enfant s'y reconnaîtra, mais qui en plus aura perdu le même jour la maman de cet enfant comprendra le tumulte poignant d'un tel malheur. Le morne effondrement, la désespérance déchirante, la révolte du cœur, l'abandon de soi à l'acharnement du destin. Les appels suppliants au Sphinx qui suscite les interrogations, qui sait tout, voit tout et ne dit rien et les souvenirs émotifs qui semblent apaiser la blessure en proie à l'épouvante dans la dominante contradiction de la sensibilité humaine s'attachant aux évocations éperdues des béatitudes intimes et familières d'un passé si proche.
Je pense ici à la petite Marie emportée le 28 novembre par les flots acharnés de ces tempêtes ayant provoqué les inondations dans la région varoise alors qu'elle rentrait de l'école avec sa mère pour atteindre le domicile familial qu'elles ne reverront plus jamais.
Je dépose le poème lié au souvenir d'un insupportable cauchemar, m'associant au malheur qui a fondu sur cette famille Londaise et autres familles ayant perdu un proche, mais encore sur toute la ville de La Londe, la région et les départements touchés par la cause.

Les eaux du délit

Grand peine m'a frappé qu'a porté le destin
La vision de la mort empaumant ma pensée
Dans son chaos funeste à la crainte figée
Voir les flots fulminants sévir en assassin

Retirez-vous maudits, nuages aux sanglots
A la face du ciel un berger de Provence
Qui pleure, prie, espère effacer la fréquence
De l'impure coulée des furies en complots

Avons bu au calice un versant sans pareil
Et perdu de nos vies dans la noire détresse
Un débit de chagrin, de larmes et faiblesse
En suppliciés contraints quand privés de soleil

Le sort l'a condamné cet ange dans son lit
Le gapeau franchissant a englouti son ombre
Toujours par là rodant parcourir la pénombre
Éclusant la prière et les eaux du délit

G. Artal

Lauréat au concours francophone de Pernes les Fontaines 2015

Les poèmes de Artal...

22/06/2014

Poésie

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Poésie

A la plume qui court au bord de ses élans
Traquée de mille éclats la foulée dans le rêve
Elle étreint l'univers et les cœurs courtisans
Ces fleurs de nos jardins qui éclosent sans trêve

Elle est cet agrément ses hallucinations
Splendeur du vieux désert que comble le mirage
J'habite son rivage aux ombres d'émotions
Un castel fastueux que meuble le nuage

Et j'écume les mots que me soufflent les sons
Des vagues d'un bord d'eau du plan de l'entre terre
Bien agréable afflux tu forges les liaisons
Moi la main au soleil mes rimes dans la serre

Tout reprisant le vers une chaîne à l'endroit
Puis celle de l'envers procession de beaux gestes
Éternisant le titre de l'attrayant exploit
Le maître accole aux lieds et traits d'encres célestes.

En quatre alexandrins sur un chemin mielleux
Il fournira la lune en parfums d'ambroisie
Flânant vers son destin notre aède audacieux
Affamé d'assemblage il fait sa poésie.

Artal (juin 2014)

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15:53 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, poesie, poème, poemes, artal

28/04/2014

Désarroi

 

Désarroi


J'ai longtemps occupé le fond d'un conte étrange
En y cloîtrant mon cœur sa joie et ses tourments
A l'intérieur obscur tel un nid de mésange
Dans un buisson discret bondé d'attachements

Puis posé mes quatrains aux gorges d'un dédale
Mon passé dans un voile à l’œuvre de l'oubli
Tout immergeait en moi l'agitation mentale
Du sort qui me liait au pouvoir affermi

Ayant atteint le but à ce jour je m'incline
La rime est sans écho et n'ai plus de vision
Qu'à présent déconfit la plume libertine
Y traîne mon décor sans plus grande illusion

Aux fards du potentiel abondent les chimères
Où notre temps s'égare il s'enchâsse en ses rets
Animé des éclats des porteurs de bannières
J'effeuille mes espoirs jusqu'aux derniers rejets

Artal (avril 2014)

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10:26 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : désarroi, poèmes, artal

08/02/2014

Pauvre Nûh

Pauvre Nûh

Par un éclat de foudre et le tourment des flots
Hurlait à l'espérance un soir de triste lune
La portée d'ânichons faisant teinter grelots
Sous son aile secrète aspirant la fortune

Consolante mémoire où traîne la raison
Qu'ils hument mon action en ce fond de la rime
L'arche moulée recrue à l'air d'un horizon
Des rives de l'Argens s'est perdue dans l’abîme

Aigri dans ses revers disgrâce et châtiment
L'audace du benêt à nous oser atteindre
Au fil de son bastringue en abêtissement
S'est porté au déluge s'y essayant l'éteindre

Tout était lumineux puis vint la submersion
La biche erre en sa vie où le renard se masque
L'alouette à cent lieux applique l'exclusion
La nef mal assemblée a vécu la bourrasque.

Artal (février 2014)

 Les poèmes de Artal...membre de la Société des poètes français

05/01/2014

Iferwan

" Mon fils, je te donne les quatre directions du monde, car on ne sait pas où tu iras mourir. "

Iferwan


Tout passant le désert le monde et ses confins
L'audace prosternée dans tes prières au guide
Tu vis la pureté le bonheur des bédouins Iferwan,bédouins,Artal,poemes
Le baume de ces cœurs sous le rayon torride

Tu t'immoles à la vie de son astre de jour
Aux flammes du bourreau la dent inassouvie
Il passe sur ton front et s'incline au détour
Puis confie ses chaleurs à la lune blanchie

Du temple de tes nuits la khaïma soutient
Ton amour ineffable au voile des mystères
L'inconnu silencieux du rêve qui survient
Des étoiles du Toit et parfois de chimères

Humble sous les reflets sensible à la matière
D'un erg de sable ambré dépliant son tapis
Fervent passeur du temps la course aventurière
Le berceau constellé il est à toi soumis

Artal (janvier 2014)

16:22 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : iferwan, bédouin, artal, poemes

01/05/2009

Le jardin en friche

Le jardin en friche

Dans un jardin en friche où la fleur est trépas
Se reflètent les âmes des piètres jardiniers
Et je songe souvent aux parfums délicats
De l’amour d’une enfant en courtil des damnés

J’ai perdu ce plaisir à humer l’horizon
Les troubles vifs du rose de son corps insoucieux
Tout est hardi désir dans ce néant rayon
Hélas que reste-il du vieux temps fastueux 

Ah ! ces jours d’entichés, chimérique espérance
Ses jeunes exigences faire bouillir ma boue
Mes démences séniles pour rimes en instance
L’enfant des poètes achevé sur la roue

L’outrage du divin on l’y distingue encore
En cornes d’abondance au souffle mensonger
Ma pensée toujours pleine, lumineux météore
Viendra frapper l’essaim aux lunes du berger

Artal (Istres, avril 09)

 Les poèmes de Artal..