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10/11/2013

A mon filleul

A mon filleul

A l'ordre de la vie aboutit la douleur
Par son chapitre noir vers la nuit sans lumière
Nul ne peut fuir la Parque et le ciel son bailleur
Pour ton dernier sommeil je rime ma prière

Émouvant jour d'épreuve au pouvoir impuissant
Tout est sombre et chassé le sentiment s'exhale
Je peine à la cession d'un fruste-goût sanglant
Tout confrontant mes maux à la houle brutale

Tu étais loin de moi chacun sa déraison
L'amer défilé passe où s'acquiert la constance
De n'attendre plus rien du funeste abandon
Lequel à pas comptés suscite la distance

Rien ne semble changé fixons le sort écrit
Toi en ce grand séjour au néant du divin
Moi vers l'unique ardeur que traîne mon esprit
Une supplique à Dieu qu'il t'accueille en son sein

Artal (09 novembre 2013)

25/11/2012

Prière à la paix

Prière à la paix

Il est nuit sans étoile où traînent réflexions
La lune désolée qui veille dans la brume
De sa rotondité toutes les dissensions
Émanant de la terre au fil de l’amertume

Du front des apeurés la mort découle à flot
Des enfants dont le sang qui jaillit de l’arène
Ultime geignement dans ce monde en défaut
Nous crachant sa douleur l’outrage de la scène

Dans ma langue aux guerriers je demande faveur
Un traité exemplaire ivre de paix nouvelle
Mutation de l’histoire illustre la splendeur
Des biais du péril à l’entente si belle

Tous ces brûlants pays que la folie soutient
Devront taire l’orgueil étouffer l’incendie
Requête pour l’espoir trouvère il m’appartient
Demander à l’écho composer à la vie

Artal (Istres, novembre 2012)


 Les poèmes de Artal...

09:14 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prière, paix

25/09/2009

Prière à Marie

 Prière à Marie


Ô Mère immaculée au coeur saint et lyrique
En la miséricorde tu purges le péché
Tu es la perfection, ton souffle féerique
Dans ce monde de croix où croît l'impureté

Enfants d'Ève et d'Adam, les citoyens du fruit
Nous quêtons la bonté sur la funeste graine
Silence et abandon alors que l'œil s'enfuit
L'esprit monte vers toi ô blanche souveraine

Si mon âme en exil sur le mont Golgotha
A rencontré ton fils éprouvé tout là-haut
De si loin le procès me rallie au delta
A Marie-Magdeleine à sa grotte qui lui vaut

Ô bien douce Marie je poursuis ma prière
La sente du calvaire à genoux s'il le faut
Ma force est un présent du Christ en sa lumière
Du merveilleux amour qu'il porte à mon défaut

Artal  (sept 09)

 Les poèmes de Artal..

Prière à Marie

 Prière à Marie


Ô Mère immaculée au coeur saint et lyrique
En la miséricorde tu purges le péché
Tu es la perfection, ton souffle féerique
Dans ce monde de croix où croît l'impureté

Enfants d'Ève et d'Adam, les citoyens du fruit
Nous quêtons la bonté sur la funeste graine
Silence et abandon alors que l'œil s'enfuit
L'esprit monte vers toi ô blanche souveraine

Si mon âme en exil sur le mont Golgotha
A rencontré ton fils éprouvé tout là-haut
De si loin le procès me rallie au delta
A Marie-Magdeleine à sa grotte qui lui vaut

Ô bien douce Marie je poursuis ma prière
La sente du calvaire à genoux s'il le faut
Ma force est un présent du Christ en sa lumière
Du merveilleux amour qu'il porte à mon défaut

Artal  (sept 09)

 Les poèmes de Artal..

20/09/2008

la prière d’al Fajr

 

La prière d’al Fajr


A l'Est du minaret une esquisse de jour
En fond changeant au bleu de ses franges rubis
La source de Chanaan inondant mon amour
De mes yeux dédoublés vers la Mecque je fléchis

La prière d'al Fajr inclusion matinale
Au grand bien de mon gré j'accomplis un rakaat
L'assistance fleurant l'alliance imaginale
Le levant en moi règne quand l'esprit est béat

C'est avant le Chourouk au parfum de la dune
Je repris le chemin des actions élevées
Se couchent les étoiles l'harmonie de la lune
Souveraines de leurs charges les voix restent sacrées

Artal (Bagnols sur Cèze, Août 2008)

 Les poèmes de Artal..

15/02/2008

Lege quaeso

A l’heure de la prière, le regard tourné vers la pietà.


Lege quaeso

Tandis que mes fiançailles d'avec Agrypnie battent la fête, conjuguant ma nature d'homme à celle d'un animal solitaire, je poursuis ma quête du rêve de bohème dès que le pouvoir cérébral m'y autorise...Dans la profonde nuit de ce silence sépulcral qui m'envahit, sous l'astre de lumière de l'anodine lampe de chevet au pied grossier d'un bois verni tourné, je disparais dans mes maux.
Les pensées sont mes armes, le sommeil un ennemi, et je combats l'opposant sur le champ du cadran à panser mes plaies sans doctrine au déclin. Je vais, je viens tel le féroce du cirque donné à la curiosité d'un transit. Lui dans ses barreaux d'acier et moi entre mes quatre murs d'une chaux blanchie. Je suis au vague décomposé, un relégué baignant dans sa brume hagarde, blême jusqu'à l'asthénie totale. Et je scrute au sablier du temps, l'ambiance d'un goutte à goutte tombé de sa cascade qui dès l'aube va renaître. Courage, courage semble me lancer l'araneae suspendue dans ses fils, ta plume est insipide.
Sur le seuil, l'orée du jour cueille ses premières saveurs benoîtes. Le gibet est dressé autour duquel saigne la solitude des mots tranchés, il n'y a plus d'amant, la maîtresse s'isole dans l'avancée de son âge, à veiller les étoiles et leur route suivie

Aussi loin tu le peux, va, garde et t’en défends
Fuis celui devenu mendigot des étoiles
Un poète sans nom affaibli par le temps
Qui puise dans son rêve que recouvre le voile

Des chants de ses minuits aux pensées à la houle
Remâcher la saillie, l’infertile corps décroît
Où les mots se succèdent et quand le verbe foule
Les silences se font cris et les cris se font froids

Je cravache au désordre des souillures du clos en friand de ce soleil qui filtre mon tombeau. Le cœur est touché jusqu'à son défaut et cette peine que j'endure pour la beauté d'une flamme qui s'est éteinte un matin sur un baiser extrême à la longe de mon vers. Les lys et les lilas tapissent les jardins de géhenne où mon âme bouffie de ris artificiels au spectacle grotesque, musarde éthérée. Ma volonté rend ses hommages d'un dépit amer en grand secret à la cause du mal des mollesses d'amour, tout s'éteint sans mystère, les herbes encore fumantes et la lueur des candélabres et le fil de mes jours en ces turbulences hivernales, aux souvenirs qui me dévorent.
Ô souviens t'en ce jour, vêtue de brun, un châle sur les épaules où tu t'exposais au délice d'une fin d'automne, les bronzes silencieux au pacte factuel, j'étais faune et toi, jeune corps amour toute de beauté, fondante entre mes doigts, chère ombre devenue, toujours en splendeur divine et mon cœur trémulera éternellement au flot de ces silences nocturnes.
Les orages ont pâli les roses du courtil, ont pleuré le ciel, les vents, les rais du soleil, le reflet de nos ans d'où rayonnait l'amour alors que, peu à peu s'éteignaient les beaux jours. Toute cette œuvre de vie intime transporte sans repos sur les rives du Styx, mon âme et son bagage, nos riches splendeurs, ma misère et tes pleurs.

Mais comment m’acquitter du forfait d’infortune
Mon amour vétilleux, ses multiples accords
Au jardin des tendresses quand se vit la rancune
Les hier retrempés se noient aux désaccords

Nos printemps défeuillés, les funèbres blessures
De ces nuits qui projettent leurs obscures couleurs
Qu’accablent les péchés en montée des mercures
Sous les astres voilés ne guériront nos cœurs.

Que servent ces paroles à gorger l’univers
Cendres des feux impies mes songes sont chargés
Devrais-je submerger de mes sanglots amers
Les filles de Zeus par des chants de regrets.

Tout mon monde s’écroule, dois-je en disperser les ruines afin m’ouvrir sur une condition brutalement différente et toute nouvelle, mais comment ignorer tout ce passé, toi qui a été mienne, moi qui étais autre. Ce futur nécessaire n’existe pas alors que je ne suis qu’un démon d’Enfer qui essaie de guérir sa nostalgie à peindre et dépeindre ton visage à la fois si pur et si doux et je me dois de te rendre un intime hommage éternel, au pyrée de mon feu.
Cette aventure de reclus je la vie telle que je la mérite mais le lieu est si beau qu’il se forme ce contraste du pur et de l’impur, de l’héritier de cette antique Provence au déshérité de ce monde, piétinant l’Élysée primitif. Je bagote sur ce sentier occitanien estimant le fardeau de mes fautes, c’est une leçon de vivre, laquelle j’édifie au compte du « garri terré » privé de l’essentiel fécond des racines de ce monde. Les symboles s’infiltrent jusque dans mes songes, le fleuve qui nous sépare est un désordre des deux, venus s’unir dans le même lit depuis la nuit de nos temps. Mais on dit du temps qui se veut passé qu’il est hors du réel, que la vie est un songe couché sur son cauchemar, le penseur en sursis dans la spirale du mouvement.


Amère solitude je pendille en potence
L’étendue de mes nuits, espace confondu
A plier sous le faix qu’oppresse le silence
Je vis et désespère où le rêve est rompu.

Ô la Cèze dormeuse que j’envie votre lit
Mon être qui me fuit aux mânes s’est vendu
Je lui berce l’adieu soufflant ma poésie
Il est déjà bien tard mon monde trop perclus

J’arpente le déclin, se décroît mon ivresse
Une Agonie sans trêve que forge l’aboulie
L’ombre de mon destin en bien pâle caresse
Par ce miroir fantasque aux mille reflets polis.

Ton empreinte m’assiste, mirage de vermeil
Mais soudain tout se brise en fond de barbarie
Acidulé trumeau , consterné par l’éveil
Bien condamné je suis, le fiancé d’agrypnie.

Chanter l’affection, la splendeur idéale aux portes du Midi autour d’une souche d’olivier millénaire nourri de cette terre que nous aimons, qui t’aura vu naître et grandir tandis que moi je vivais la guerre, l’exil dès ma première décade, côtoyé la mort honorable et toute son unité négative. Tu vivais tes premières tresses et moi mes premiers cauchemars. J’ai longtemps cru que la vie durait une éternité, avec un assez long temps afin vivre un jour le bonheur édénique, mais combien j’ignorais que cette éternité là avait une fin. Je vis à présent ma solitude soit, dans le plus douillet des berceaux mais ce jour tu n’es plus là, pour attiser le campos.

J’avais rêvé ce monde voilé dans l’abandon
A méditer ton ombre, le galbe de ton corps
Tous ces moments vécus, ta chaste reddition
Figée dans la caresse aux offrandes d’accords

Imaginé ce règne celui de mon regain
Où je vis le moment dans l’antre des métriques
La fleur de poésie fécondée de ma main
En veilleur de ses nuits aux lueurs héroïques

Anticipé le temps, dérive du hasard
A me jouer de l’ère des signes du néant
De celui quotidien, il n’est jamais trop tard
Pour bayer aux nuées j’oublie le consternant

Ah, j’ai soif de la vie, les arts, leurs agréments
La saison du printemps dans les jardins fleuris
Te prendre par la main, clamer d’exquis serments
Sous le perron grisant des pures anagogies

Mais à me définir, sur le seuil de l’Érèbe
Je ne suis qu’un errant platonique songeur
Une œuvre du Démon que pâture la plèbe
La complainte surfaite du reclus louangeur

Perverti dans mes maux où bouillonne la rêverie, mon âme s’aboutant aux étreintes de la plume alors que la réserve me brûle les veines. Je sombre où la faiblesse est si douce dans les heures tardives de ce monde mi-lune, mi-soleil sous le pavois du ravissement. Un poème se naît et je cultive ses premiers sons. Il est à toi ma mie, Lege quaeso , lis le je t’en prie, au souvenir de l’enchantement qui fut notre, tandis que nous allâmes sur les granits tantôt noirs, tantôt roses, taillés d’une main maladroite, du moins, bien à distance du programme divin . Passifs, nous captivons la chaleur des crépuscules, ton sourire s’est éteint sur ton doux visage mais il demeure en moi et j’en informerai les gabelous du Grand Maître.

Je déclare Saint Père au mystère enivrant
Conserver l’anamnèse dans la perpétuité
L’amour et la sagesse, le sourire exaltant
De celle que j’ai aimée sans m’y être ajusté.

Je gage me soumettre aux lois de nos aînés
Aux saintes assemblées, a la constitution
Mais j’entends cultiver les éclats sublimés
L’ivresse de son cœur de par l’adoration.

Ô préservez Seigneur le philtre à l’apogée
Celui du pur regret en mon nuage cendreux
Endiguez ma souffrance protégez mon aimée
Des elfes diaboliques les foudres de ces gueux

J’expose mes péchés en fresque surchargée
La coulpe de la chair mon égoïsme affreux
Si près de vous Très-Haut mon âme protégée
Et son icône avec, au royaume glorieux

Je dépose à vos pieds mes errances insanes
Vous êtes le sauveur, la voie et le nocher
Offrez à mon élue les sources mélomanes
La lyre d’Amphion et prions là chanter.

Ô écoutez Seigneur le fond de sa pensée
En écho du soleil la musique des sphères
Toute la symphonie est aux anges adressée
L’âme d’une choriste en ses chants aurifères


Prisonnier de tes lèvres fraîches comme l'Issole, pareille de ta chair comme un oued divin, outre la confession, ce jour ma Muse, me devais de prier.


Artal....Bagnols sur Ceze, le 04 février 2008

 Les poèmes de Artal..