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10/04/2010

Xinthia a frappé

Xinthia a frappé

Jour d’orage éprouvant en coupable et puissant
Dans l’excès des nuées, de leur eau je m’égoutte
Où l’enfer reflète notre monde étonnant
Vint la vague du deuil, d’une ondée qu’on redoute

Devant celle, au destin relevant les défis
Plein d’espoir l’objectif que baignait la caresse
La digue en blonde tresse aux travers définis
Xinthia a frappé… la Vendée en détresse

Dieu témoin est complice, épreuves du présent
Je soutiens vos regards, égarés hors l’asile
L’image du péril et sombre mouvement
L’Océan a blessé, jusqu’à Ré dans son île.

Et les lames sanglantes déplacées sous le vent
Qui traînent l’édifice en leurs rondes enfiévrées
Au transport de la mort, les corps en mouvement
Xinthia a frappé …les âmes déchirées.

Artal ( Istres, avril 2010 )

  Les poèmes de Artal..

 

 

10:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : xinthia, nuées, enfer, deuil, , ondée

24/05/2009

l'île de Ré

DSCF7153.JPGl'île de Ré

Sur les degrés du cycle, loin de l’image folle
Où les couleurs passives des barreaux pernicieux
Couronnaient le mutin en son fond de geôle
Qu’il est doux sentiment rêvasser du temps vieux

Les hauts murs larmoyants de dame citadelle
Sous cette obscure étoile quand tombe la clarté
C’est la nuit Charentaise, décor aux pieds de celle
D’un dessin de la mer aux supplices du confié .

La consistance occulte, rituel et magie
Ce que la pierre au temps aura donné de vain
Fragments de la matière des relégués à vie
Contemplant le faisceau du phare de Saint Martin

Cette année là, blessé, sur les sables de Ré
Par la nuit anonyme, les observais lointains
Ces feux de La Rochelle au répit engagé
Parfumés de mystères, tels, les sillons incertains

Le poème s’exhale aux propos des instants
De peine et de plaisir je panse la blessure
Bisant pieusement cet hommage aux enfants
La guerre des boutons, puis l’exquise aventure

Dans ses larmes du gris, le ciel est au plus bas
Je piétine ce sol que gamins nous foulions
Caressant la matière du talon sous mes pas
La roche colossale qui forme les bastions

Si elle était une île que chérissait mon cœur
Elle n'est vraiment plus telle cependant reste muse
Adieu à la marée, fanal et mareyeur
M'en repars vers la mer où mon âme est incluse

Artal (île de Ré, le 22 mai 09)

 

 Les poèmes de Artal..

l'île de Ré

DSCF7153.JPGl'île de Ré

Sur les degrés du cycle, loin de l’image folle
Où les couleurs passives des barreaux pernicieux
Couronnaient le mutin en son fond de geôle
Qu’il est doux sentiment rêvasser du temps vieux

Les hauts murs larmoyants de dame citadelle
Sous cette obscure étoile quand tombe la clarté
C’est la nuit Charentaise, décor aux pieds de celle
D’un dessin de la mer aux supplices du confié .

La consistance occulte, rituel et magie
Ce que la pierre au temps aura donné de vain
Fragments de la matière des relégués à vie
Contemplant le faisceau du phare de Saint Martin

Cette année là, blessé, sur les sables de Ré
Par la nuit anonyme, les observais lointains
Ces feux de La Rochelle au répit engagé
Parfumés de mystères, tels, les sillons incertains

Le poème s’exhale aux propos des instants
De peine et de plaisir je panse la blessure
Bisant pieusement cet hommage aux enfants
La guerre des boutons, puis l’exquise aventure

Dans ses larmes du gris, le ciel est au plus bas
Je piétine ce sol que gamins nous foulions
Caressant la matière du talon sous mes pas
La roche colossale qui forme les bastions

Si elle était une île que chérissait mon cœur
Elle n'est vraiment plus telle cependant reste muse
Adieu à la marée, fanal et mareyeur
M'en repars vers la mer où mon âme est incluse

Artal (île de Ré, le 22 mai 09)

 

 Les poèmes de Artal..