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07/04/2017

Sur un reste d'allant

Sur un reste d'allant
 
De ma longue existence en ses froids courants d'air
mon visage a flétri jusqu'à froisser l'image
de douleurs affecté le corps qui fait son age
au rythme de ses lois du temps se joue l'éclair ;
 
Dois-je me ressaisir ? L'épreuve est exigée
me tirer du frisson de ce cuisant fléau
qui me pourrit l'entrain, alourdit le fardeau
tout pesant sur le sort de mon âme épuisée ;
 
j’aperçois une étoile au dessus l'infini
en compagne assidue, la beauté expansive
à cet œil anémié, la vision fugitive
qui plonge en le sommeil un effort démuni.
 
Évidemment le vœu d'essayer me convaincre
rien n'est encore au fond, passer ce long conduit
sans changer d'apparence oublieux du récit
de l'imagination, l'obsession je dois vaincre ;
 
La démarche m'entraîne à l'action vous conter
ce quelque chose fort tant que la vie courante
est encore effective et non agonisante
l’enchaînement logique il s'éteint en dernier ;
 
Tourné vers les confins, de lumière létale
le spectre se redresse au devant la faucheuse
sur un reste d'allant, la scène lumineuse
met l'ombre du sépulcre hors la boîte fatale .
 
GH.Artal (avril 2017)
 

04/01/2017

L'aposiopèse

L'aposiopèse

S’agite médusé, méditatif, mon être
surpris revoir la forme... ombre que j'ai sacrée
et comme fou je suis, au vaste front d'un spectre
à cette œuvre du temps, celle qui m'a fait naître
en ce monde dantesque où je vis tourmenté.
Je tiens au souvenir, l'image persistante
tout ce qui vient en moi de sentiments cachés,
vois mon âme orpheline infertile constante
perpétuer la flamme en portée consternante.
Il est déjà bien tard génitrice ô ma mère
dans ma vie ont passé moult ombrines amères
et ce fut sous leurs flancs que j'eus erré mes jours
couronnés des revers que j'ose déclarer.

GH.Artal (janv. 2017)

Ce n'est qu'une fraction...le poème dans son intégralité sera déposé dans un prochain recueil titré " Mélange poétique ".

 Les poèmes de Artal... sur Facebook

06/04/2008

Un pollen de lyre

Un pollen de lyre

La fluctuante écume se verra apparaître
Roulant son sort dans la voie de l’au-delà.
Au travers la poussière se veut fuir le spectre
Le barde enchanté doit poursuivre son combat

Un regard glorieux vers sa plume à frimas
Où les mots se coulent tels un torrent de cendre
Légère excitation lorsqu’il croise moult aléas
La sentence dévale, le sirvente doit surprendre.

Les ingrats bouteront au feu l’ode à l’hyade
Et les œuvres méprisées que chante le rossignol
L’ombre les avive, l’homme poursuit l’oréade
Quand l’aède s’inspire aux larmes du campagnol

Quoi de plus divin quand la rime se déploie
L’émotion bat son plein et que tremble la main
Un pollen de lyre comme une fumée s’échoit
Sur l’infini rêve du poète qui ancre son refrain

Artal   (04 2008)

 Les poèmes de Artal..