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22/11/2016

Mais ça c'était avant

Mais ça c'était avant.

Le virelai heurte combien autres poèmes
l'épopée de l'esprit faire entendre son chant
au souvenir ému d'un passé dominant
qui aura fait les vers, scandés au gré des thèmes

J'enserre l'élégie et son charme en bouquet
tels nos prédécesseurs que pouvoirs de la rime
en brassées accomplies vers la plus haute cime
ont porté l'impromptu et l'avoir du cachet

Qu'on n'offusque personne il convient de le dire
c'est un manque de pieds, absolue pauvreté
il n'est plus ce quatrain modestement rythmé
me forçant le forger bien contraint de suffire.

Trop se perd la tendance, égrapper le diamant
l'or vibrant des versets où cueillir la richesse
d'avenir je me lasse et je crie la détresse
poèmes souverains…mais ça c'était avant.

GH.Artal (novembre 2016)
 

19/02/2016

"Le vers mystérieux"

A l'écritoire mêlée
une brume légère
que nul ne peut saisir
masse funèbre que poussent les vers
vers l'extrême silence.

"Le vers mystérieux"
GH.Artal (02/2016)

 

14/03/2015

Du vers à la démence

Du vers à la démence

Et j'entends murmurer quelques vers inédits
Les sentir là, accros, arpenter l'écritoire
Le mémorable empire aux poèmes décrits
Que lumière éblouie immerge d illusoire

Tout à fouiller ma vie dans son dérèglement
Sans pouvoir au courant dominer l'influence
Explorant l'infini, tout le bouillonnement
Dans la trappe du temps je nargue l'indigence

Concordante folie ton ombre à mon chevet
J'essuie l'étiolement qui me fait solitaire
Y puiser le débit que j'engerbe au verset
Où tout est influent et qui se doit complaire

Du silence des sons il règne en ce milieu
Un brouhaha d'écrits venu ceindre l'asile
Mes doigts sont au clavier le rêve peu à peu
Il me rend fou ami et combien inutile

G. Artal (mars 2015)

Les poèmes de Artal...

04/04/2009

Sur les brisées de mes vers

Sur les brisées de mes vers


Ô mère entend ces plaintes du familier plein d’ombres
Esclave de ce monde qu’entache l’amertume
Couronné de reflets, de granit et décombres
La lèvre belliqueuse pétillante d’écume

Un ingrat déplaisant paon dans sa stature
De ravir à la plume sa lumière et l’écrin
Jugeant les infinis de la haute envergure
Alors qu’il n’est que niais en son étroit destin

Déplorables instants au mars de mon printemps
Tout est artificiel, et mon vers et ton sceptre
J’extirpe la merveille, tu potines le temps
L’œuvre est une expérience, le ragot plus terrestre

Perverse trahison, croule ronde cynique
En dernière virée au chant de mon bourreau
Sur l’échafaud d’intrigues la lyre famélique
Vint enfin s’attabler déguster le rondeau

Artal (Istres, le 02 Avril 2009)

  Les poèmes de Artal..